Sadre Ménippée (.éd; de i7^â), p4 79k
Quatce an& pJus tard ^ lorsque vinrent à Paris les troupes envoyées pa£ le roi df Espagne ^ Sainte-Barbe servit de caserne à un détachement de lansquenets. Main Moussât fit preuve de eouitage en tenant tête à ces barbares,, qui voulaient se chauffer avec la menuiserie desr bâtiments. Qui les eût laissés faine les aurait vus bientôt s'attaquer aux charpentes des combles et des planchers. C'est ainsi que travaillèrent les compagnies logées dans les eoUéges^ de Bourgogne et des BonsrEn&nts : elles, démolirent la plus grande partie des édifices pour en. tirer le bois. Les^ mousquets et les piques dirigés: conlïFe notre procureur ne l'effrayèrent pas. 11 courut chercher des garnisaires à l'Hôtel de Ville, amadoua les ofEciers par des fournitures de vivres, et finit par obtenir du: gouvemeun de Paris la retraite de ce» hôtes incommodes ^
En 1 594, Pierre Dinet revint à la suite de Henri IV, qui l'avait fait soa maître de chapelle, il put voir le collège dans L'état hideux de malpropreté où Pavaient laissé les lansquenets^ 11 n'eut pas le temps d-effacer ces traces douloureuses, et encore moins celui de travailler à la restauration des études. Il mourut avant l'âge de quarante ans, dans Tété de 159Ô*.'
Il laissait en: manuscrit un livre singulier, qui vit le jour dix-neuf ans après sa mort. C'est un traité d'his* toire naturelle dans le genre de ceux qu'on: faisait en ce tempsJà, un recueil de témoignages tirés des auteurs pour initier les gens du monde à ce qu'on appelait alors les mystères de la nature. Tout était mystère