‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 3)Chapitre 22 sur 145 · Gallia christianoy t, IV, pi 1069i · texte numérisé non relu

Gallia christianoy t, IV, pi 1069i

en effet dans une science qui ne consistait encore qu'à ramasser des faits sans les contrôler par l'observation et sans chercher à établir entre eux aucune sorte de lien. Pierre Dinet composa cet ouvrage au château de Chenonceaux. Après l'assassinat de Henri III, la reine Louise ayant établi sa résidence en ce lieu, l'avait transformé en un séjour d'édification par sa piété et par le choix sévère des dames qu'elle avait admises à son service. La direction spirituelle de ces vertueuses personnes appartenait au prédicateur de la reine*. Il voulut leur créer un passe-temps utile en compilant pour elles un recueil des faits curieux que contenaient ses livres et sa mémoire. Elles ne lui furent pas ingrates. Son manuscrit, précieusement conservé par l'une d'elles, fut imprimé en 1614, comme un monument des plaisirs sérieux dont il avait su charmer le dévot ermitage de Chenonceaux '.

Pierre Dinet n'ayant pas pu rétablir les classes de son collège , il y eut comme une fatalité qui contrecarra les efforts de ses successeurs toutes les fois qu'ils

4. Antoine Malet, L'œconoraie spirituelle et temporelle de la vie et maison, noblesse et religion des nobles et des grands du monde, dressée sur la vie, piété et sage œconomie de Louyse de Lorraine, reine de France et de Pologne (in-4, Paris, 4619), p. 297,304, 312, 346 et 317.

2. Cinq livres des Hiéroglyphiques, où sont contenus les plus rares secrets de la nature et proprietez de toutes choses, avec plusieurs considérations et belles devises sur chacune d'elles ; œuvre Irès docte de feu M. Pierre Dinet, docteur en théologie, conseiller ^et maistre de la chappelle du Roy, son prédicateur ordinaire et de ja reine Xiouyse douairière. In-4, Paris, Jean de Heuqueville, i 614. L'ouvrage est dédie k la princesse de Conti par une dame au service de la feue reine, qui ne se nomme pas.

reprirent le même projet. Il s'ensuit que son principalat reste une époque funeste dans nos annales, puisqu'il a \u cesser pour toujours le plein exercice qui avait été la gloire de Sainte-Barbe pendant cent vingthuit ans.

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