LauDoy, Regii Navarrx gynmasii historiaj p
2. Notes historiques sur Sainte-Barbe, Archives de l'Université, carton 22.
DE SAINTE-BARBE. i29
dans le sommeil d'Epiménide et les membres du Conseil de surveillance, et ses collègues, le procureur et le chapelain. Tant qu'il resta à Sainte-Barbe, il y fit et y fit faire par les autres tout ce qu'il voulut. 11 suffisait qu'il proposât les choses pour qu'elles fussent acceptées sans discussion ni contrôle. De la sorte, il créa en faveur de Jean Berthould, son neveu, jeune homme sans recommandation aucune, le détestable précédent de faire donner au principal un coadjuteur avec titre de survivance * ; il greva la fondation d'emprunts onéreux pour reconstruire les maiisons du collège dans la rue d'Ecosse, et il obtint que cette opération fût consignée comme un fait mémorable dans une histoire de Paris, qui parut de son temps '•
Le secret de cette complaisance de tout le monde à son égard est peut-être dans les présents qu'il savait distribuer à propos. Il est certain qu'il s'attira par ce moyen les bonnes grâces de l'Université. Voici ce qu'on lit sur les registres de ce corps, à la date du 25 novembre 1 630 :
a Les procureurs de France et de Picardie ont été chargés de remercier, au nom de l'Université, M. Berthould, directeur du collège Sainte«Barbe, quia donné, pour mettre au sachet de M. le recteur, un fermoir d'argent si artistement ciselé que le prix du travail surpasse celui de la matière. Ils témoigneront que la reconnaissance de l'Université s'attache moins au pré-
1. Arrêt du parlement, 21 octobre 1641, Archives de l'Empire,
2. Emprunts au collège de Beauvais et à la Faculté de théologie, Archives de VEmpire,M.189; Malingre, Les Antiquitez de la ville de Paris (in-fol. 1640), p. 350.
Il 9
t30 HISTOIRE
sent lui'-niéfne qu au sentiment qui a inspiré le donateur ^ n
C*étail savoir' s'y prendre que d'agir de la sorte. Cependant lorsque Jean Berthould commença à faire œuvre de coadjuteur, il y eut dans l'Université et au collège même , ainsi qu*on le verra plus loin, des marques de mauvaise humeur, qui annoncèrent que les choses n'iraient {dus si facilement lorsque le vieillard aurait cessé de vivre. En effet à sa mort^ qui eut lieu dans les derniers jours de février 1644*, le charme se dissipa. Quand on eut vud^un œil complètement dessillé en quelle situation il laissait les affaires du collège, on fut dans un mortel regret d'avoir condescendu à tous ses désirs. Chacuix, pour sa part d'intérêt, voulut revenir sur les faits accomplis, et il y eut une véritable levée de boucliers contre le successeur quelle &ît même de son décès avait saisi du gouvernement*
D'abord le vieux Vachot et le procureur Blondel se coalisèrent pour faire casser Tarrangement qui constituait l'hérédité du principalat. Ils cherchèrent à mettre rUniversité avec eux dans un procès qu'ils entamèrent sur cette question'. Ils firent imprimer un factum, où ils démontraient combien un pareil manège était contraire à l'esprit de la fondation ; et en même temps ils opposaient Tancienneté de leurs services à la jeunesse de Jean Berthould, un novice à peine sorti des études lorsque son oncle se TétaU; associé \ Mais le parlement
i . Archives de l'Université, Eeg. 27, fol. 447.