‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 3)Chapitre 42 sur 145 · Archives de TUaiversil», Reg. 27, ibh Zkk · texte numérisé non relu

Archives de TUaiversil», Reg. 27, ibh Zkk

4.. « Factnm pour mai&tre Jean Bloadel, -doGlaKr eo tibéoJogie en la fac. de Paris et procureur du collège de Sainte-Barbe, et

avait approuvé la coadjutorerie avec toutes ses conséquences. Deux arrêts consécutifs assurèrent la possession du collège à Jean Berthould*.

Pendant que ce point se jugeait, le Conseil de surveillance mettait le feu à d'autres mines. Il pdt le faire sans afficher un changement de procédés trop choquant à regard de la famille Berthould; parce qu'il s'était depuis peu renouvelé de deux membres, Guy de ThéliS;^ doyen des conseillers clercs au parlement, Tet Jean d'4rtis, doven de la Faculté de décret. Ce Jean d'Artis fut le maître et le bienfaiteur de Doujat, qui, par reconnaissance, fit un recueil de ses ouvrages de droit, et plaça en tête une notice sur sa vie'. Les Supérieurs donc ordonnèrent au procureur de poursuivre sur la succession de Henri Berthould la restitution de vingt-cinq mille livres des deniers mal administrés par le défunt ; en outre ils profitèrent d'une ordonnance royale rendue depuis peu sur l'incompatibilité des bénéfices ecclésiastiques, pour mettre Jean Berthould en demeure d'abandonner la chefcerie de Saint-Etienne-des-Grès, qu'il avait héritée de son oncle*.

maistre Constantin Vachot, maistre es arts, opposans à l'exécution de Tarrest du 21 octobre i64i, et demandeurs en reqoestes du 30 avril dernier, contre M' Jean Berthouit, maistre es arts en l'Université de Paris et chanoine en l'église de Noyon, defîendeur; maistre Barthélémy, rapporteur. » 4 pages petit in-4. i. Inventaire des titres du collège, S. 6351 •.

2. Joannis DartiSj antecessoris et comitis regiique sacrorum ca^ nonum in Academia Pari&iensi professoris^ opéra canonica. Paris,

in-fol. 1656.

3. Notes historiques sur Sainte-Barbe , Archives de PUniversité, carton 22 ; Inventaire des arrêtés pris par les Supérieurs du collège, ibidem.

Jean Berthouldy tout jeune qu'il était, manœuvra avec habileté et sang-froid quand ilvit le jeu serré qui se oignait contre lui. 11 céda sur le fait du cumul; mais sur celui de la restitution qui le concernait aussi, car c'est en §es mains qu'était allée la plus grande part des biens de Henri Berlhould, il tînt bon. Que voulait-on en effet par cette répétition ? Purger à son compte les hypothèques que son prédécesseur avait constituées sur les revenus de Sainte-Barbe. Mais les contrats étaient là, rédigés en bonne forme, signés par le con-* seiller au parlement qui faisait alors partie du Conseil de surveillance, et de plus souscrits par Mathieu Moîé, déjà premier président , sous le manteau duquel le ' défunt avait eu soin de brasser toute l'affaire ^

Celle-ci n'ayant pas tardé à être reconnue inattaquable, les Supérieurs prirent un autre biais. Sous prétexte que le collège ne pouvait plus se suffire, ils dépouillèrent le principal de son droit de pourtour ^ au profit du procureur, qui en offrait une somme plus élevée.

Ce qu'on appelait droit de pourtour était l'avantage réservé au principal par la fondation d'exploiter à son profit la totalité des bâtiments, sauf les pièces affectées aux autres boursiers, et pour cela, avons-nous dit, il n'avait à payer au collège qu'un loyer de 200 livres. L'arrêt de pacification de 1 633 avait un peu diminué rétendue du pourtour, mais néanmoins maintenu le privilège du principal, et même l'ancien prix du loyer, quoique 200 livres du temps de f^uîs XIII fussent loin de représenter 200 livres du temps de

\. Archives do TEmpirê, M. 180 ; S. t)3jl. '

Henri IF. Blondel se fît adjuger par les Supérieurs un bail de six ans, au prix de 2400 livres par an*. ^

On pense bien qu'un nouveau procès devait sortir de là. Il eut lieu en effet, et prit dès le commencement une tournure si favorable pour Jean Berthould, que son compétiteur jugea prudent de chercher une autre condition, 11 se pourvut de la cure de Saint- Hippolyte, au faubourg Saint-Marceau. L'acceptation de ce bénéfice le faisait déchoir de sa bourse, car la cure de Saint-Hippolyte constituait un revenu de plus de 120 livres. Toutefois notre docteur ne se pressa pas de partir. Si, par un revirement imprévu, l'instance tournait en sa faveur, peut-être parviendrait-il à garder tout ensemble sa cure et sa place de procureur*. Il demanda pour régler ses comptes le quart d'heure de grâce , qu'il fit durer vingt-deux mois. Sa besogne n'était pas terminée lorsque le parlement rendit son arrêt, et par cet arrêt le principal recouvra l'exploitation des bâtiments du collège, moyennant 2800 livres par an'. Il fallut en finir. Blondel déménagea, le cœur ulcéré. Vingt-cinq ans plus tard, au moment de mourir, il se rapatria avec Sainte- Barbe. Il lui légua une petite rente à partager entre les trois grands boursiers, et cela lorsque Jean Berthould vivait encore *.

Le procureur éliminé de la façon qu'on vient de dire, on aurait pu se passer de lui donner un successeur. Ses aigreurs et l'inextricable chaos de sa gestion,

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