Duboulay, Historia Uitif^. Paris,, t.. VI, p
particulier, parce que la chapelle était entre le réfectoire et la cuisine , celle-ci se trouvant placée derrière lé sanctuaire \ L'autel, tourné à l'orient, s'élevait à peu près sur l'alignement du côté, droit de la rue Giartière. La décoration intérieure devait être peu de chose. Toutefois il y avait sur la cour de grandes verrières ornées de plusieurs panneaux de peinture, Une petite porte de dégagement sur la cour était couronnée d'un entablement que supportaient deux co^ lonnes*.
Lesidées.d'expiation, qui assaillirent Robert Dugast dans les derniers temps de sa vie, furent cause qu'il régla la célébration des offices avec un soin tout par* ticulier . Il prescrivit , par son acte de fondation , que la chapelle serait desservie à tour de rôle par les trois grands boursiers. Le principal devait officier le dimanche et le mercredi, le procureur les lundi et jeudi, le chapelain les mardi, vendredi et samedi. L'une des messes du procureur devait être pour les morts ^ et l'une de celles du chapelain en l'honneur de sainte Barbe. Quiconque des trois manquerait à son devoir serait privé d'une semaine de sa pension , la retenue ap{^cable aux besoins du collège. Les petits boursiers, servaient les messes, ce qui est cause qu'on les trouvequelquefois appelés pueri sjmphoniaci ^ enfants de chœur ^ Par une coutume qui fut observée tant que Samte-Barbe eut l'exercice des classes , les régenJLs re-
i. Ci-dessus, p. 20.
2. Comptes du collège pour les années 1579-1 5S1 et 1581-1584,. Archives de TEmpire, H. 2808*; Notes histoiûques de Simon Menasâer..
• 3. Xhyriot^ In kuidom Luciani Crebeti. .Yoy, ci^dessus,. p. 112.»
2i2 HISTOIRE
cevaîent une petite rétribution pour leur assistance aux matines du samedi j ils étaient en outre régalés de jambon après les messes de Noël , de Pâques et de la Pentecôte. Antoine de Tremblay ajouta une distribution de six deniers par tête le jour de la sainte , Barbe'.
. En même temps que Robert Dugast assurait par ces mesures la régularité et la solennité du service divin dans son collège, il entamait avec Montaigu le procès qu'il ne vit pas finir, et qui finit, nous avons dit comment, relativement au jardin sur lequel il avait jeté les yeux pour y établir une autre chapelle *. On a vu que les matériaux furent achetés pour la construction. Le devis des travaux fut arrêté en 1 558, et cette pièce, qui s'est conservée, nous apprend avec quelle magni^ ficence les choses auraient été faites , si elles étaient parvenues à leur accomplissement'.
L'édifice devait avoir dix toises de long sur quatre de largeur, être voûté d'ogives et composé de si* travées avec un chevet à pans coupés. Il y aurait eu six verrières avec bordures et écussons armoriés au milieu ; celle du fond aurait été décorée de la figure du fondateur priant avec son patron à côté de lui. Sur le comble se serait élevé un élégant campanile en charpente.
On sait le sort qu'eurent ces projets par la coujpable insouciance de Robert Certain. L'ingrat ne se donna pas seulement la peine d'entretenir Tameublement de