‹ Histoire de Sainte-Barbe (volume 3)Chapitre 71 sur 145 · Menagiana, t. II, p · texte numérisé non relu

Menagiana, t. II, p

jEterna sunthaec fœdera Qiiœ nuUa dissolvet dies; Vinclis ligant se mutais His conjuges liberrimi.

Christo fidem semel datam Quis vellet audax solvere ?

Jus perdit in natam pater, Fit nata jure contumax.

Surdam patri, surdam procîs ' Tormenta firmant virginem.

Corpus peribit, et suo Jam tum fruetur conjuge.

Dum, nube rupta, fulmina Terras nocentes territant, Ad dulce nomen Barbarse Vanos tremores ponimus.

Fac, Ghriste, sic uti malis, Et te, bono solo, frui ; Adversa, quae nos deprimunt, Ad te magis nos erigant.

Non sculpta saxo frigido, Nec picta Inortali manu, Impressa nos tris cordibus.

Ter sancta vivat Trinitas.

Amen.

Combien est supérieure l'hymne de Marc-Antoine Muret!

Qualis, nuUa *polum nubila quum tegunt Inter clara nitet sidéra phosphorus , Talis martyrio conspicuas nitet

Inter Barbara virgines.

Cui solus téneris Christus ab unguibus Ussit cor nitidum perpétua face ; ' Cui desiderium, cui fiiit unicus

Spretis Christus amor procis :

Quamvis imperio barbarus aspero Terreret genîtor, quem furor et mala Perduxit rabies ut gladio çaput

Natae demeteret suae.

Yinclis illa quidem libéra corporis, Félix ad superos protinus evolat ; Sed Christus sceleratum in Stygias patrem

Sedes fulmine dejicit.

Simplex setherii Numinis unitas, Quœ distincta eadem est veraque Trinitas, ^ternis vigeat seniper honoribus

Et terra simul et polo*.

L'établissement formé dans Sainte-Barbe, et auquel Sainte-Barbe prêtait sa chapelle, comptait dans son sein un grand nombre d'ecclésiastiques, les uns prêtres, les autres simples clercs. Par là Simon Menassier se trouva à la tête d'un clergé imposant. Il mit son bonheur ^Éfc'égler Tordre des offices, et sa gloire à introduire dans la célébration des grandes fêtes le même cérémonial qu'à Notre-Dame. La joie perce dans ses notes manuscrites quand il parle de sa petite cathédrale , des messes qui y étaient chantées cf avec diacre, sous-diacre, induts, choristes, acolytes, thuriféraires, maître des cérémonies, porte-croix et soixante ou quatre-vingts surplis'. »

Lorsque mourut M. Pirot, celui qui lui succéda comme Supérieur de Sainte-Barbe, M. Vivant, se

1 . M, Antomi Mureti J C. et civis R, Hymnorum sacrorum liber jussu serenissimi Gulielmiy ducis Mantuas y conscriptus, In-8, Rome, 4581.

2. État du collège Sainte-Barbe par Simon Menassier, ms. in diqué ci-dessus, p. 208, note 3.

trouva être à la fois chancelier et pénitencier de Notre- Dame. C'était trop d'occupation pour un seul» M. Vivant se déchargea sur Simon Menassier^es soins de la pénitencerie, et par là le collège eut sa part des restitutions ou aumônes auxquelles se soumettaient des consciences autrefois mal inspirées.

En 1 700 Sainte-Barbe n'avait encore que quatre bienfaiteurs à nommer^ avec Robert Dugast, dans ses commémorations : 1 ^ le roi Henri II, pour Tamortissement gratuit accordé en 1557; 2* un professeur appelé Jean Leclerc, qui mourut en 4559, laissant pour fondation de messes le peu d^économies qu'il avait amassé y après avoir régenté toute sa vie tant à Coqueret qu'à Sainte-Barbe* ; 3® Tex-procureur Blondel, de qui le collège reçut en 1676 une somme de 1000 livres, placée en rente ; 4® Tabbé Seurat, fondateur de la cinquième bourse en 1699^

Ce nombre fut doublé par Paction de^imon Menassier sur ses pénitents. Un sieur Palu Knna 7217 livres pour expier un marché de dupe qu'il avait fait faire à son prochain. Trois femmes, Anne Couvreur, Catherine Garnetot et Marie Guyard, firent des fondations pieuses, dont le total s'éleva à 468 livres de rente. L'ambition de l'administrateur zélé qui attira ces bienfaits sur le collège fut d'accroitre le service divin, et de multiplier des commémorations où il devait un jour avoir sa place'.

En 1721 im M. Joseph Delaroclje, régent au col-

1. Acte du 18 juillet 1559, Archives de l'Empire, M. 1^9; ihid.^ S. 6341 bis; Archives de l'Université, Reg. 21, fol. 15. â. Ci-dessus, p. 189.

3. Mémoire des bienfaits conférés à Sainte-Barbe, Archive» de

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lége de la Marche, ex-procureur àe la uation dé Fram)e, légua encore 560 livres à Sainte-Barbe, en reconnaissance (te réducatdofi i^'il y «avait reçue auprès de son oncle, Louis Delarodbe.

Pour la quantité de messes qu'il y eut à dire tous les jours, pour le nombre des assistants qui devaient entendre la première du matin ^ la chapelle nçuve devint tout à fait insuffisante. Il fallut en 1721 dresser un nouvel autel sans le comble de Tédifice. Notre principal ne recourut qu'en gémi^ant à ce pis aller. Ses yeux se portaient sans cesse sur le jardin de Montaigu^ perdu par l'incurie des principaux antérieurs, malgré Tarré^u parlement qui l'avait adjugé à Sainte-Barbe. La Vl^pelle prolongée sur ce terrain, suivant la volonté expresse du fondateur, aurait répondu à tous les besoins. Menassier n'était pas bien sûr que toute action de droit fvâ. éteinte, et il n'était pas homme non plus à rien quitter des prétentions du collège^ Cependant, comme il lui était impossible de se mettre un nouveau procès sur les bras, il entra en arrangement avec Montaigu, tout en réservant l'avenir. Cet arrangement fut l'échange du jardin contre une des pièces de terre que Sainte-Barbe possédait à Vitry. On alla jusqu'à la signature du contrat, mais pas plus loin, ~à cause de la perte du procès avec l'Université*. Le même désastre qui empêcha le rétablissement des classes empêcha ausd l'agrandissem^st de la chapelle.

l'Empire, M. 490 ; Nécrologe des bienfaiteurs de Sainte-Barbe, imprimé aux frais du collège Louis-le-Grand, 4 pages in-4.

1. Acte du 12 décembre i7âi , Archivés de l'£m|»re, S. 6351 bis.

Voici la succession des chapelains de la fondation à travers les vicissitudes que nous venons d'esquisser. On n'oubliera pas que ces fonctionnaires ne*furent jamais chargés du service qu'en sous-ordre, comme vicaires du principal.

Le premier de tous fut un prêtre du diocèse d'E* vreux, nommé Nicolas Leprince. Sa nomination est contenue dans Pacte de 1556. Il mourut en 1563, et eut pour successeur le docteur Jean Colombel. Celuici, à cause des troubles qui duraient toujours, ne se pressa pas d'entrer en possession, de sorte que Sainte- Barbe fut obligée de rétribuer un certain Richard Hélie, pédagogue domicilié d^s la maison, qui s^acquitta pendant plusieurs nRs des messes du chapelain \

A la fin de 1 564, Jean Colombel céda sa place à un autre docteur appelé Robert HouUebraque ; puis il rentra, en 1574, à la mort du même Houllabraque. Quoiqu'il ait touché le revenu de sa bourse jusqu'en 1 605, il est certain que depuis 1 589 il cessa d'en accomplir les devoirs. Pendant ce temps le procureur Alain Mousset s'employa de son mieux à entretenir le service, avec l'assistance d'un prêtre qu'il s'adjoignit sans autorisation. Mal lui en prit. N'ayant pas pu parvenir à faire rétribuer cet ecclésiastique sur les fonds du collège, il fut condamné par l'official de Paris à le payer de ses deniers*.

Nicolas Mondard fut chapelain de 1605 à 16f7, et eut des difficultés avec François Gaultier pour s'être

i. Comptes du collège pour 1564-1565.

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