Nouvelles ecclésiastiques, n° du 26 oct
3. Bail du 17 août 1721, Inventaire des titres de Sainte-Barbe, aux Arcliives de l'Empire, S. 36SI bis.
ne fut plus que Toinbre de ce qu'on Tavait vue auparairant.
La réunion de toutes les Communautës dans une même eiK^einte eut une autre conséquence. liux yeux du public elles n'en formèrent plus qu'une seule, qu'on appela la Communauté de Sainte-Barbe, et tout aussi souvent le Collège Sainte-Barbe : erreur que contribua à entretenir l'ambitieux principal, dont le dessein était de fonfisquer les Gilotins au profit de son collège.
Ija persécution atteignit ensuite M. Durieux. En 1722, on l'exclut pour toujours des assemblées de la Sorbonne*. On frappa du même coup la personne du monde pour laquelle il avait le plus d' affection, l'abbé Besoigne, homme d'une piété tendre comme la sienne, et qui le surpassait par le talent. Depuis 1718, cet ecclésiastique était son coadjuteur au Plessis. La Sorbonne le lui avait donné à sa demande, en prenant l'engagement formel de le nommer principal après lui. M. Besoigne devait hériter aussi de la direction des Communautés. Sainte-Barbe lui appartint au spirituel aussitôt qu'il fut mis en pied au Plessis. Son influence n'eut rien que de salutaire. Il débarrassa l'instruction religieuse de la rêverie, qui y avait pris trop de place les années précédentes. Ses entretiens sur la morale passaient pour les plus beaux qu'on eût jamais fait entendre à la jeunesse. Mais M. Besoigne était appelant, réappelant et invincible dans son opposition à la Bulle. Une lettre de cachet le chassa du Plessis, et par conséquent de Sainte-Barbe en 1722*.