Suite du Nécrologe des Amis de la Vérité, t. VI, p
Thomas Durieux reconnut alors le daDg:er qu'il y avait pour son œuvre à y employer des hommes que leur réputation mettait trop en évidence. Il cfaai^eà de tous ses pouvoirs sur la Communauté un de ses anciens élèves qui y avait passé la vie la plus a^iidnç et la plus obscure, M. Roussel, supérieur des Théologiens depuis la retraite de M. Tabourin K
La prudence aurait exigé aussi qu'on s'abstînt dé^sormais de toute maniFeslation. I\his ceux qu'on ayait instruits à combattre pour la vérité et pour la justice pouvaient-ils être contenus lorsque ces saintes causes leur semblaient requérir leur appui ? En 1726, seize maîtres de Sainte-Barbe écrivirent une lettre de félicitations à M. Barkman, sacré nouvellement archevêque d'Utrecht; en 1727, tous s'adjoignirent à la cause de l'évéque de Senez, déféré à un concile provincial pour être dégradé à cause de son opposition à la Bulle *. C'étaient là des actes dont les persécuteurs tenaient soigneusement registre. Us n'attendaient pour en tirer parti que le moment où la mort aurait fermé les yeux du saint vieillard, dont le nom seul protégeait encore la Communauté.
Ce moment douloureux arriva ayant la condamnation de l'évéque de Senez. Thomas Durieux était d'une constitution robuste, mais ses abstinences, jointes à un accident qu'il éprouva en 1719, avaient dérangé sa santé. 11 ne se couchait presque jamais. Son habitude était de donner trois ou quatre heures au sommeil, assis dans un fauteuil ou même debout,