‹ Histoire de Sainte-BarbeChapitre 106 sur 117 · Ce serait, selon nous, François Tissard d'Amboise · texte numérisé non relu

Ce serait, selon nous, François Tissard d'Amboise

2. Épitredédicatoirede G. Tory à Philibert Babou et Jean Lalleraand» en tété de son édition de Leone Baptista Alberti, Paris, 1812; Geoffroy Tory, peintre et graveur, premier imprimeur royal, etc., par Auguste Bernard.

3. EpistolaP. ManutiiVido Fahro^ p. liO du recueil intitulé : P. Bunelli Galliy prœceptoriSy et Pauli Manutii fiali^ (fiscipiili^ epiS' tol^ ç{çeroniçno stylo scripta^, Paris, 5- Estienne, 1S81; Edmond Riçh^r, Hisioriç, Açadfimi^^ farisiensis, ^s, suppl. lat. de la Bibl. imp., vol. IV, 1. III, chap. xiii.

cbanau a consignée, comme qd Ta dil plus haut *, sur le registre de la nation d'Allemagne.

L'exposé du professeur écossais est si clair que ce serait dommage d'y changer quelque chose :

« Pierre Tillier, régent du collège Coqueret, a présenté requête à la Faculté des arts, au nom de ses collègues indûment emprisonnés par le lieutenant criminel, et aussi au nom d'un certain pédagogue, actuellement détenu dans les prisons de l'official de Pjaris, à la poursuite du principal dudit collège, homme d'une dureté et d'une avarice insignes. Leur crime est d'avoir mangé un pain d'un sol appartenant à ce principal.

« La nation, d'accord sur ce point avec toute la Faculté , a chargé maître Martin Dolet de réclamer les prisonniers, et pour ce qui concerne le sifsdit principal, elle l'a déclaré déchu de tous les privilèges académiques, comme violateur des statuts qui défendent que nul suppôt de l'Université ne soit cité devant une juridiction quelconque, avant que le recteur ait pris connaissance de son affaire.

« De plus, toute la Faculté a jugé réfractaire ce même principal, et a chargé les censeurs des nations d'aller faire la visite du collège Coqueret et d'y user de leur autorité pour rétablir Tordre *. »

Dugast demeurant impassible sous le coup de cette sentence , parce qu'elle avait été rendue par défaut, une nouvelle bombe éclata. Un autre régent vint ré-

i. Voy. page 160.

2. Imprimé par Duboulay, Hist, Univ,^ t. VI, p. 814. L'original autographe est dans le registre 16, fol. 172 r"", des Archives de l'Université.

clamer auprès de la Faculté des arts son mobilier, détenu injustement « par ravarissime harpye de Coqueret. » Ce sont les termes dont le plaignant se sériait pour désigner son principal \ 11 dénonça en outre un abus dont il avait été victime, un pot-de-vin ayant été exigé de lui par Robert Dugast lorsqu'il avait signé son engagement. Comme un pareil commerce était défendu et qu'il n'avait pas encore payé ce pot-de-vin, . il requérait que l'obligation qu'il en avait donnée lui fût rendue *.

Après avoir épuisé, pour se soustraire à sa condamnation^ toutes les ressources de la procédure, Dugast éprouva qu'un jurisconsulte doublé de l'expérience d'un chicaneur n'est pas de force à résister dans une cause où il a contre lui la réprobation universelle. 11 dut se dessaisir de la régie du collège de Coqueret, à l'égard duquel l'Université ne lui laissa pas d'autre titre que celui de propriétaire et d'ex-principaP. Alors il prit son mal en patience. Pendant près de vingt ans il se tint retranché dans l'enseignement du droit et dans la desserte de ses bénéfices. Déjà curé de la paroisse Saint-Hilaire et chapelain du Châtelet, il ne négligea pas l'occasion qui se présenta de devenir en outre chanoine de Saint-Marcel. Puis, ayant vu se succéder assez de générations de maîtres et d'élèves pour présumer que sa déchéance n'était plus qu'un vague souvenir et que personne n'aurait l'envie de recourir aux pièces pour en exhumer le détail, s'ob-

ii Duboulay, Hist. Univ., t. VI, p. 2i4.

Page 1