‹ Histoire de Sainte-BarbeChapitre 11 sur 117 · Duboulay, Hist. Unw.y t, V, p · texte numérisé non relu

Duboulay, Hist. Unw.y t, V, p

tuts qui astreignaient les membres du corps enseignant a vivre dans une observance étroite de discipline et de dévotion, à porter la tonsure et la robe longue des ecclésiastiques? L'Université s'épuisa en arguments pour démontrer au roi l'impossibilité où elle était de lui fournir des soldats ; elle eut beau offrir en échange des prières et des messes : Louis XI tint opiniâtrement à avoir sa compagnie de lettrés, de sorte que la toge dut céder au harnois, et qu'il fallut en passer par ce scandale, de voir dans les collèges, aux jours ordonnés pour les prises d'armes, des maîtres de grammaire et de philosophie ayant sur le dos la cotte de mailles ou le justaucorps de buffle \ Cela eut de la conséquence. Il se forma au sein des écoles une classe de professeurs bravaches et spadassins, qui n'argumentaient plus qu'en menaçant de dégainer; bien plus, les élèves des classes supérieures s'autorisèrent de l'exemple pour porter sous leur robe l'épée courte, le braquemart, que Rabelais n'a pas manqué de pendre au flanc de Pantagruel; et cette abomination, l'Université ne parvint jamais à la réduire, même lorsqu'elle eut reconquis sous les règnes suivants son privilège de cléricature.

Autre singularité. En 1471 , lorsque le roi commença ouvertement sa lutte avec Charles le Téméraire, pour èive sûr que l'Université ne redeviendrait pas, comme elle l'avait été autrefois, le foyer des conspirations bourguignonnes, il voulut faire prêter serment de fidélité à tous ses suppôts, maîtres et écoliers, depuis le plus grand jusqu'au plus petit. Les collèges furent

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