Duboulay, Hist, Univ.^ t. V, p
conduits aux Bernardins, qui possédaient un emplace-» ment convenable pour la cérémonie. Les commissaires du roi recevaient des principaux une liste de leurs élèves où les présents étaient marqués, et ils faisaient jurer tout le collège à la fois. Les Barbistes furent appelés à leur tour. On remarqua que les enfants des basses classes, dans Tenchantement où ils étaient d'être traités comme des hommes, prononcèrent le oui qu'on leur demandait avec des trépignements et des éclats de voix dont l'assistance fut assourdie. Lorsqu'on fit le relevé de ceux qui n'avaient point paru, on constata qu'ils étaient quatre cents, tous sujets du duc de Bourgogne. On les réunit le lendemain en une seule troupe, qu'un bedeau de l'Université reconduisit au point le plus rapproché de la frontière*.
Mais rien ne fit plus de bruit dans les collèges, et surtout dans le nôtre, que l'ordonnance du 1**^ mars 1474 contre les nominalistes. Comme c'est là une affaire très-importante et dont l'explication demande à être prise de loin, nous la réserverons pour le chapitre suivant.
i. Duboulay, Hist. Univ., t. V, p. 692. î