Ms. 1341, suppl. de la Biblioth. imp
4. Act€ de fondation dans Félibien, Histoire de la ville de Paris, t. III, p. 652. L'original sur parchemin est aux Archives deTEinpire,M. 190.
à l'une des sources les plus fructueuses de son reyenu, il lui abandonna une rente sur THôtel de \ille et la propriété de deux immeubles, à savoir une maison sise à Vilry-sur-Seine, avec dépendances en terres et en vignes, et l'ancien collège de Toul, converti alors en bâtiments de location. On l'appelait Thôtel du Chaudron : sa façade occupait tout un côté de la rue d'Ecosse, à gauche en montant. Il se retournait de flanc sur la rue du Four , et allait rejoindre le collège de Karambert , collège sans exercice, sur lequel les historiens ne donnent aucun renseignement. Nous pouvons dire qu'il y mourut, en 1 554 , un écolier dont les vers ont été jugés dignes de l'impression ^; et que ces vers, adressés la plupart à Dorât et à Baïf , semblent établir que les boursiers de Karambert suivaient les classes de Coqueret. Quant à l'hôtel du Chaudron , il fut attristé aussi par une mort qui coïncida de la manière la plus douloureuse avec l'œuvre de la fondation. Nicolas Dugast, autre neveu de Robert Dugast, et principal du collège de Lisieux , ayant été forcé de renoncer à ses fonctions par le mauvais état de sa santé, était venu demeurer dans cette maison. Il y expira au mois de décembre 1556 entre les bras de Ramus, son ami '. Ce fut un deuil pour la jeunesse, qui l'aimait, et pour les savants, qui fondaient sur lui les plus belles espérances. Robert
1 . Z. Francisci Ducatiij Trecxi , prxludiorum libri IlL In-8^, Paris, 1554.
2. Duboulay, Htst, Univ.^ t. VI, p. 377; Actes tirez des Archives de rUniversité de Paris, pour justifier la juridiction exercée par ses députez, p. 10; Obituaire de Saint-Hilaire, aux Archives de PEmpire, L. 948, fol. 50.
Dugast se serait épargné bien des peines, s'il s'était servi de ce jeune homtne pour l'usage auquel il employa Robert Certain, par une préférence si peu justifiée. Il faut déplorer que les destinées de la nouvelle Sainte-Barbe n'aient pas pu être remises en de si dignes mains.
L'Université trouva néanmoins que lés choses étaient bien faites, et elle en exprima sa reconnaissance à Robert Dugast. Si une clause de Pacte, qui attribuait au bien-aimé neveu le principalat du collège, causa du déplaisir à plus d'une personne, du moins les protestations élevées huit ans auparavant avec le succès qu'on sait ne se renouvelèrent pas. Sans aucun doute Certain s'était mis en règle, et avait fini par se tirer de l'examen devant le chancelier de Notre-Dame. S'il n'était pas devenu un grand clerc, il avait pour le moins acquis cette habitude qui empêche l'ignorance de se trahir. D'ailleurs il s'était fait ordonner prêtre ; il venait ou était sur le point de recevoir, par résignation de son oncle , la cure de Saint-Hilaire * : tout cela commençait à faire de lui un personnage de considération.
Avant que la fondation ressortît son effet, il y eut à remplir des formalités qui demandèrent plusieurs mois. Il fallut faire agréer par le parlement un droit de contrôle dont il avait été investi relativement à la nomination des futurs principaux'; il fallut encore obtenir du roi les lettres d'amortissement, nécessaires
i. I] est nommé avec ce jtitre dans le testament de I^icolas Dugast^ i3 décembre i5S6.