A la fin du traité de Gelidius De quinque uniçersalibus
3. Buchanan, Epigrammatum liber ^ n° 51. Le dernier vers, où mendax Creta a un sens proverbial, est imité d'Ovide, Art. Amea,^ I, 298.
11 le met parmi les auteurs dont Pantagruel reconnut les livres sur les rayons de la bibliothèque de Saijfil-Victor : Majoris^ De modo faciendi boudinos^.
Après le nom de Major se présente, dans Tordre des dates, çeXiii des Dubellay. L*une des rares traditions conservées par notre collège sur le premier siècle de son histoire était d*avoir formé l'enfance de ces grands hommes*. Sans abuser des termes, il est permis d'appeler ainsi au moins les deux aines de cette illustre famille, c'est-à-dire le cardinal évêque de Paris et le Seigneur de Langeaii^. Rien n'est plus digne de mémoire que leur participation au gouvernement de François l*'. Ils furent les conseillers de <out ce qui se fit de bien sous ce règne. Le malheur a voulu qu'ils aient été plus souvent éconduits qu'écoutés, de sorte qu'engagés dans des fautes dont ils .n'étaient pas les auteurs, ils consumèrent leurs talents à en atténuer autant qu'ils purent les conséquences funestes. La passion des lettres s'alliait chez eux avec le génie politique. Dès les classes de grammaire le seigneur de Langeais se distingua par son ardeur opiniâtre au travail et par une facilité étonnante à tourner les vers latins. On raconte qu'en mangeant il ^n improvisait des tirades entières. L'humaniste Dionysius Faber, sous qui il étudiait en 1509, jugea dignes d'être imprimées plqsieurs de ses compositions. Elles forment un petit recueil qui a pour titre Peregrinatio hu-
\. Livre II, chap. vu.
â. Faclum signifié pour les principal , procureur, chapelain et boursiers du collège de Sainte-Barbe, demandeurs, contre MM. de l'Université (imprimé en 1723).
mana^. Ce sont des poésies dévotes, dans lesquelles ne s'annonce pas le futur libre penseur. Probablement Denis Lefèvre fut moins charmé de leur facture que du sentiment qui les avait dictées, car ce professeur fut un ascète. A vingt-six ans il alla se conHner chez les CéléstinsdeMarcoussis, sacrifiant à sa piloté une carrière dont les débuts avaient retenti dans quatre collèges. Coqueret fut le théâtre principal de ses exploits. 11 y reçut pendant une de ses leçons la visite des ambassadeurs vénitiens, qui, après l'avoir écouté, dirent tout haut qu'avec un pareil homme la France n'avait rien à envier à l'Italie '. Ce qui nous reste de lui est pourtant loin de justifier cet éloge.
Martin Dolet, renommé versificateur, appelé à Sainte- Barbe vers 1515, y enseigna pendant de longues années le mécanisme du vers latin. Il savait, disaiton, faire tombçr comme par enchantement la peau de brute sous laquelle tant d'enfants lui étaient présentés; malgré la diversité des intelligences, il n'en était pas bii il ne parvînt à faire fructifier ses leçons'; enfin il passait pour un audacieux novateur qui avait battu en brèche les retranchements du vandalisme :
Te duce vandalicas Barbara rumpit opes * .
Foursy de Cambrai, ainsi qu'on l'a déjà dit en
4 . Guilleuni Du Bellay Peregrinatio humana. Paris, i 509. Voir Tépître apologétique de Dionysius Faber, placée à la fin.