Tiiurot, De Torganisation de l'enseignement, etc., p
François 1*"^ venait de succéder à Louis XII. Notre collège, toujours en veine de prospérité, voyait ses classes de philosophie suffire à peine^ quoiqu'elles eussent été doublées, au nombre de ceux qui aspiraient à les suivre. Cependant une concurrence redoutable lui était faite par deux naaisons voisines, Coqueret et Montaigu, qui partageaient avec lui la clienfèle espagnole. Dans l'une et dans l'autre les subtilités de Jean Major étaient enseignées et faisaient merveille. C'était peu que l'admiration causée par la doctrine : il s'y joignait une circonstance propre à toucher au cœur les auditeurs venus de l'autre côté des Pyrénées, l-c professeur de Montaigu était un Aragonaisy celui de Coqueret un Valencien. I^ direction de Sainte-Barbe craignit que ces hommes en renom ne finissent par attirer à leur cours la totalité de leurs compatriotes : elle ne se donna plus de repos qu'elle n'eût fait la conquête de l'un d'eux, et elle gagna le philosophe valencien , qui inaugura son enseignement dans le vieil hôtel de Chalon à la rentrée de15i5^
Ce professeur s'appelait Jean de Celaya. Fils d'un chevalier qui avait servi sous la reine Isabelle au fameux siège de Grenade, jamais il n'omit une occasion de vanter devant ses élèves sa noble origine.
i, «( Explicit piimi traclatus summularum M. Pétri Hispani expositio a magistro Johanne de Celaya, Hyspano de regno Valentie, édita dum regeret in faruatissîmo collegio de Coqueret pro primo cursu, et ab eodem enucleata in dive Barbare emporio pro cursu secundo, etc. » à la fin du livre intitulé : Pecri Hispani summulx logicales^ cuni expositionibus Johannis de Celaya, Paris, J. Dupré, i515.