Diogo Barbosa, Bibliotheca liisitana, t. I, p. iSO
3« A la fin du traité de Gelidius, De quinque uniuersaUbus.
DE SATNTE-BARBE. 131
ANDR. Imo te ut queant attingere,
Deum precantur ; nam vofentes ruribus Inserere amomum, seminarunt stercora, Quse adhuc manu tangi récusant, ni prius Grocos in hortis coUigant, quos omnibus Dédit legendos praepotens Valentia.
Çubinde magni litterarum principes Tulere morsus. Adde quod solum boni Habent Catones et protervos judices.
Ob id quid^ oro, est quod timere debeas ?
Loquaculos ne hujus, libelle, feceris.
LIBER. Nihil laboro; laetus imo prodeo.
Antoine de Gouvéa, le plus jeune de la famille, a eflFacé la réputation de ses aines. C'est Tun de ces rares esprits qui feront 1 éternel ornement de la Renaissance. Il ne fut envoyé à Paris qu'après ses autres frères; ayant été gardé longtemps par son grand-père, qui aurait voulu voir continuer par lui la gloire militaire de sa maison. Il a dit lui-même que, dès que son oncle Jacques de Gouyéa l'eut fait boire à la coupe des Muses, il se sentit né pour un autre genre de chevalerie. Il fut en effet le chevalier errant de l'éloquence et de Térudition. Sa vie se passa en voyages pour aller proposer le combat aux professeurs en renom. 11 resta vainqueur de tous ceux qui essayèrent de se mesurer avec lui. Bordeaux, Toulouse, Paris, Cahors, Valence, peuvent attester ses triomphes. Il n'attachait de prix qu^aux applaudissements des Français, mettant notre pays au-dessus de tous les autres^ et convaincu qu'il devait à l'air qu'on y respire de s'être élevé au-dessus de ses compatrio-*