Histoire de Tastronoixiie au moyen âge, p. 38â
sultat de Fernel soit presque identique à celui qu'obtinrent tour à tour La Caille, Méchain et Delambre lui-même, bien que sqn calcul repose sur une base fausse. Ceux qui voudront savoir en quoi consiste 1 erreur devront recourir à l'Histoire de l'astronomie. Nous en avons dit assez pour que le souvenir d'une expérience citée plusieurs fois avec honneur, malgré ses défauts, se conserve dans la maison qui en a vu les préparatifs, qui a salué l'entreprenant explorateur à son départ, et qui a reçu l'étrenne de sa découverte.
Fernel termina son cours à la fin de 1 528, sans pour cela renoncer à l'astronomie. Cette science fut le démon qui tourmenta sa jeunesse , au point que les commencements de sa carrière médicale en furent tout troublés.. Il était déjà docteur et marié, qu'au lieu de se former une clientèle, il ne songeait qu'à lier connaissance avec les curieux comme lui et à fabriquer des instruments nouveaux. Son cabinet était un atelier de machines. Vaincu enfin par les remontrances de son beau-père, et plus encore par les gémissements de sa femme', il mit tout cela de côté, et fit bien. Il devint un grand médeciu, tandis qu'en continuant à se traîner sur les principes de Ptolémée, qu'il n'abjura jamais ', il n'aurait pas eu d'autre réputation que celle d'un adversaire impuissant de Copernic.
Mais cette partie de sa vie ne regarde plus notre collège. Qu'on sache seulement qu'après sa retraite, l'enseignement des mathématiques déserta Sainte-
i . Plantius, Fita FerneliL
2. De (ibditis rerum causis, Épître dédicatoire au roi Henri II, 154S.
im HISTOIRE
Barbe, ainsi que le« autres étabUssement& de FUniver* site. Ce fut autour de la chaire royale, créée en 1532, que se réunirent ceux qui voulaient se livrer à cette étude.