‹ Histoire de Sainte-BarbeChapitre 92 sur 117 · Duboulay, HUl Unîv.y t. VI, p · texte numérisé non relu

Duboulay, HUl Unîv.y t. VI, p

n'hésita pas à investir de son mandat un professeur même de Sainte-Barbe, maître Simon Snesson. A Saint-Julien le Pauvre les choses allèrent comme sur des roulettes : le conclave fut de courte durée; la formule de proclamation déclara nommé « à l'unanimité et par l'inspiration du Saint-Esprit , scientifique personne et gentilhomme accompli , maître Jacques de Gouvéa , très - vigilant principal de la maison de Sainte-Barbe *. »

Ou avait raison de vanter la vigilance du nouvel élu. Il en donna la preuve dès les premières assemblées qu'il présida, en venant dénoncer plusieurs atteintes portées à la considération ou aux intérêts de l'Université. Il s'éleva aussi contre beaucoup d'usages inconipatibles avec la discipline des collèges telle qu'il là comprenait , et fit rendre autant de décrets pour porter remède à tout cela. Entre autres choses, il obtint l'abolition des fijrces qui se jouaient pour la fête des rois *.

Trois mois d'exercice étaient trop peu pour uil réformateur comme lui. Il avait dans la tête tout un plan de réorganisation à l'avantage ^es études et du. bon ordre. Il voulait qUe, par une rupture complète avec les traditions du passé, on supprimât tous les divertissements, tous les jeux, tous les exercices scolaires susceptibles de devenir une occasion de tumulte ou de scandale ; il voulait encore que le cours de philosophie fût réduit à deux ans , que les martinets payassent un droit au collège qu'ils fréquentaient, qujB

i. Archives de l'Université, registre 19, fol. 29.

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