ABBATISSA ET MONIALES
EMINENTISSIMI VIRI MUNIFICENTIAM
GRATO ANIMO PROSEQYVTiE
REI MEMORIAM LAPIDE SIGNATAM TOLVERYNT
ANNO M. DCCG XXIII ^
Ainsi restaurée^ la Basilique reprit son rang supérieur entre les autres églises de la ville sainte , et quoiqu'elle conservât les traces trop visibles de la cruelle
* George Doria Pamphili, Cardinal-Prêtre de ce Titre, a fait restaurer à ses frais, pour le service divin que célèbrent ici les vierges sacrées , cet auguste temple dédié à sainte Cécile , autrefois la maison même où elle habita. Les cendres de George , grandoncle, et de Joseph, oncle du titulaire actuel, y reposent. Celui-ci voyant que ce sanctuaire menaçait ruine par l'injure du temps, a soutenu les arcades par un ouvrage en briques , consolidé la voûte , et rendu à tout Tédifiee sa beauté primitive. Remplies de reconnaissance pour la munificence de l'Éminentissime personnage , l'Abbesse et les religieuses ont fait graver cette inscription en mémoire de ces bienfaits.
spoliation qu'elle avait subie ^ son air de splendeur et d'élégance réjouit encore les pèlerins accourus pour visiter le tombeau de la vierge romaine.
Nous ne trouvons point d'événements à enregistrer dans ces annales de sainte Cécile, jusqu'aux jours lamentables où Home, profanée par le sacrilège et la révolte, offrit aux nations un si désolant spectacle. Les pontificats de Léon XII, de Ke VIII et de Grégoire XVI s'écoulèrent sans amener aucun changement dans la Basilique transtibérine. Sous ce dernier Pape , le titre en fut conféré au pieux Cardinal Jacques-Louis Brignole, Génois, qui plus tard élevé à l'Évêché suburbicaire de Sabine, a voulu, à Texemple de Sfondrate et d'Acquaviva, retenir du moins en commende cette noble Église, si chère à sa religion envers Cécile. C'est donc sous l'administration de ce prince de TÉglise qu'eurent lieu les faits que nous allons rapporter, et dans lesquels éclate si merveilleusement la protection de la sainte Martyre sur la maison qu*elle a consacrée par son sang, et qui garde toujours sa dépouille virginale.
Lorsque, en Novembre 1848, Tangélique Pie IX, pour se soustraire aux pièges et aux violences des ennemis de l'Église et de sa personne sacrée , eut été contraint de fuir de Rome, une odieuse persécution s'étendit sur un grand nombre d'églises et de monastères. Le vénérable sanctuaire de sainte Cécile et les vierges sacrées qui le desservent ne furent pas épargnés; mais dans nul autre endroit de la cité sainte, le secours céleste ne parut plus clairement et d'une manière plus constante.
Dunilit IM quelque^ mois qui ttt*ëeédè)*èât rwrivée de l'armée fiiit)çaisê> h factioïi qui gôuveliiàit la vilié s'avisa, sous le pî^texte de donner de l'occup&lion âttt artistes > dé feife enlever dè§ ëgliies Certains tableaux qui ftimblaieni avoir besoin d'nne restauration. Dès émlMaires vinrent saisir à Bainte-Géctle 16 tableau dé rautel de là bha{)elle dû Bain, copié de Quide Renl, dont nous avons parlé. Ite l'emportaient en triomphe^ lorsqu'une bande éttèrj^e de Tr anstèvérins , croyant qu'il était question de dépouiller leur chère basilique, parut tout à coup ^ et par ses nlena^S qui auraient été promptenient suivies des effets, les contraignit de rap* porter cette toile qu'Us avaient imprudemment déladrfe» Le ministère des beâui-aris, vaincu sur ce terrain ^ (mi s^en venger en établissant ses artistes dans ûfM% même ohÀpèlle du Bain, pour y restaurer les fiasques de Paul Briil qui étaient, en effet, dans m état de dégradation; mais on peut dire qu'aujourd'hui elles sont complètement perdues, grâce au pinceau malheureux dès artistes de la république romaine.
Les tyrans de Rome avaient décrété l'enlèvemêUt d'une partie des cloclies des églises, pour en employer le métal au service de leur cause impie. La ËâslUque de Sainte^Gécile allait être dépouillée souS ce rapport comme tant d'autres 5 la protection lui arriva d*un côté où elle n'aurait pu l'espérer. Le président même de la Région du Troêtêteréy le sieur Vincent Gortesî, InteN vint auprès du triumvirat et obtint que les cloches seraient laissées. Son influence épargna aussi au Monastère et à la Basilique Pexécution de la mesure pdf laquelle était décrété T inventaire de tout le mobilier des églises et des maisons religieuses.
DE SAINTE CÉCILE. ftô?
Um leitempR 9\\9>m\ devenir plus içiî^uvws} le bruit âe la proçtoine arrivée 4e Varmée (iwçôiM vtet towt à coup rc^QuWer 1^ y«ge des eûvabiss^uï^ tt «c^rottre la tOTeur des lip\e§ ho^u^ea, à la peosée à» la terriUe oriae quç^ la siiége de la vîUe ue pouvait manquer de firoduir^ à y wtérieWf J>h^ le 8* Avril HH9) , lea religieuses de Sîânte^écUe viyeut amve«^ Wix pwte» du «lonaatère levMT» §CBurs le9 SénMQtiPtl iR Gbamprde^Mars^ expulsées à Vwstai^t inéii^4è ll«a> màw» par VadmîBiatçatiou ir^puWiQâJue> qui venait de la tranafowafter an caserne^ ]^<W )eçteur& sQ^appeUeilt ]ei UeA de fmteniilé qui unit depuis plus de tfQi^ sièelealea deux aiOBasItees de Sainte^Céeile et de Saiuta-Marie du GhaInp-âe-^lilars. l#s Qllea de ëaiute^éçile aoeu^ilUrent leurs sœur» avec une affec^tiou que seiu]i)lait reudret plus vive «ooore )e iieutiiucoiit du péril eonuuuu» eUes deux eaBEMBaunautéa^ déj&onuais. foi^dues ens^pi^e> s'uuirent paur aupp^vrier les durea ^reuve^ qui ae pp^paraient à feadre %\kr ïe ^aint aatl^ qui lei^ ré^^aait dana la chanté^ sans leur asisurer la paix^
En effets troii^ joura a'é(aieut à pme éeoidé» que ta deiEeure de^ ép<vusea du ^eigueur était envaUe^ en pleiQ.e AuiU par we troupe de gens aroaéa^ la menace à la bouche, cherchant, disaient-ils, un prêtre qu'ils prétendaient étrei eaebé dana )e monastère. €ies hommes aanguinairea fouill^i^t la Baai^n tout «filière, sc^s fivw* trouvéla proie qu'ilApftWfauivaieat, et se retirèrent eu faisant présager au^ reUgieusea )e$. avanies cr»e&es au^qi^Uea ellea alWienl être exposéea^ sous toiite sorle de préteJitea,
ËA e^> peu de jovwaafttèa, leui^ efeMuoe éMI
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core forcée , et elles voyaient entrer le commissaire républicain du Trastevere, accompagné de deux de ses satellites et d'un maçon. Cette fois, on venait réclamer les trésors du Cardinal Titulaire qui les avait confiés, disaient ces hommes, à la garde des religieuses de son Titre. Alors recommencèrent des fouilles plus sévères encore que la première fois. On perça des murs, on défonça des portes , on scruta les meubles , et toujours sans rien trouver. Ces violations inouïes d'une maison habitée par des femmes sans défense avaient eu lieu dès les premiers jours de Mai, et n'étaient que le prélude de celles qui devaient suivre.
Le 14 du même mois, deux commissaires du gouvernement se présentèrent à TAbbesse Giuseppa Béneggi, après avoir enfoncé les portes du monastère. Us la contraignirent de rassembler toutes les religieuses, et en présence de ces saintes filles, ils osèrent promulguer un décret des triumvirs portant que les religieuses étaient déliées des vœux qu'elles avaient contractés, et qu'elles pouvaient dès ce moment rentrer dans le monde. Les servantes de la vierge Cécile répondirent par le silence de l'indignation à cette déclaration aussi insolente que sacrilège, et les commissaires se retirèrent.
Le lendemain , sur les dix heures du soir, le commissaire du Trastevere, escorté de dix hommes , envahissait de nouveau le monastère, et cette fois, c'était pour réclamer plus impérieusement encore !e prétendu trésor du Cardinal Titulaire. Après mille perquisitions infructueuses, cet homme, dans sa rage de n'avoir rien pu découvrir, interpella l'Abbesse, la rendant respon-
DE SMNTE CÉCILE. 469
sabljB de ce que l'on ne trouvait pas dans sa maison un dépôt qui n'y avait pas été placé, et que d'ailleurs elle n'eût pas livré , s'il eût été confié à sa garde. L'abus de la force et l'esprit de brigandage parurent à tel point chez ce forcené et ses satellites qu'ils menacèrent d'emmener l' Abbesse en otage, et que l'on ne doit imputer qu'à une intervention toute spéciale de la Providence qu'ils n'aient pas mis à exécution cette menace, dans un moment où ils pouvaient tout oser contre les personnes consacrées à Dieu , et où le sang des prêtres et des religieux venait de couler à Saint- Galixte , à quelques pas du monastère.
On arriva au mois de Juin, à travers toutes les alarmes. Le siège de Rome entrepris par les Français se poursuivait avec la dernière vigueur. La Région du Trastevere était le point sur lequel se dirigeait principalement le feu des assaillants , et le centre de la résistance désespérée qu'opposaient les assiégés. Des sommets de TAventin et des hauteurs du Janicule les feux se croisaient au-dessus de la Basilique et du Monastère de Sainte-Cécile; les boulets arrivaient en tous sens contre l'auguste temple de la Vierge romaine , et les religieuses chassées successivement d'une salle du monastère dans l'autre, par l'invasion de ces projectiles menaçants, avaient fini par se réfugier dans le corps de bâtiment qui s'élève sur la place de Santa Cecilia. Nous avons vu de nosjeux dans le monastère un amas de boulets ramassés par les sœurs dans leurs jardins après le siège.
Chose merveilleuse , et qui montre avec une pleine
évidence Tintervention céleste , non-seulement aucune
des religieuses ne fut atteinte par cas instrumente de mort qui, plus d'une fois, pénétrèrent dans les lieux où elles se trouvaient réunies ^ mais la B&siUqviei; exposée de toutes parts aux bombes çt aux boulet* qui venaient s'amortir au pied de ses mu?5 ^ n'en éprwva pas le plus léger dommage.
Qui donc veillait ainsi sur la demeure de Cçcitei sinon rÉpoux divin dans le sein duquel elle report Ifi Christ protégeait visiblement cette maison $acrée et les Vierges qui vivent à son ombre , parce que la tombe dif Cécile lui est chère à jamais. Un fait significatif viftt démontrer la réalité de cette espérance.
Aux environs du 10 Juin, à la suite d'une journée d'alarmes et signalée par toutes les horreurs d*un sîéje j vers les neuf heures du soir, après l'office de Matines, quatre des religieuses étaient restées dans la tribune dtt chœur, qui est située en face de Tautel majeur et de la Confession de sainte Cécile. Ces religieuses étaient les RR. MM. DonaFlavia Céreste Cecconi, Dona Electa Benedetti, Dona Gertrude Benedetti, et Dona Scholastique Rosa ; les trois premières étaient du nombre des exilées de Sainte-Marie du Champ-de-Mars , et la quatrième appartenait au Monastère même de Sainte-Cécile. Après les dures angoisses de la journée, elles voulaient répandre leur âme devant le Seigneur, et implorer la tin des cruelles épreuves auxquelles la ville sainte était en proie. La Basilique était plongée dans une obscurité presque complète , avec laquelle luttait à peine la lueur tremblante de quatre petits lumignons réunis sur un même plateau, et déposés sur la balustrade supérieure , près de Tautel , au côté de l'Épltre.
DE SAÎÎitÉ CÉCILE. 471
La prtèi^e des quatre sœurs montait Silèttdeusemént ve^s le Dieu de coiisolation , lorsque tout à coup, îeiirâ regards dil*i^s Vers le sanctuaire aperçoivent Une lumière trè&-vive qui semblait soi*tir de la crypte sur laquelle pose l'aUtel, et au tond dé laquelle Cécile dort son somrtieil dé gloire. Cette lumière s'élevait doucement j dâtii la direction des pieds de lia statue ; elle motttâit lé Ibilg dé l'aUtel, aU côté de l'Évaugilô, él aprèê ftVôil» tttteint la hauteur du tabetriacle où t*epo&ait. rAgfiettU Sans tadhe , elle radescendait et s*évanouissalt dans Pobseutité phîmière. Deui foiâ cette merveilleuse apparltloh se répéta sous les yeux deé quatre sosUïs, qu'un spectacle si inattendu frappait d*éitiotlou, au poiftt qu'elles n'osèrent pais d'abord se comtttuhiquer l'itnpressiDn qu'elles ressentaient. EURrt , leâ IstèUrs de Saittte-Mîttie dU GhatUp-de^Mar^ rottiplttilt le feîlëncé , et se tôurUâlit Vers Dona BehblâStiqUé tloàa : « "VdyeÉ- )) voU8> lui dirent-^lles, cette lUmièi'eî )) »==- « Je là yis\i comme voUs 5 b f épdttdlt là i*èligîéUsé dé Salrtte^Cèdile. — ^ a Mais que peut-elle ôiguifiét? b reprii»ënt lés autres sœurs. -^ « Je ne saurais le dire , répondit Dona Scholastique^ mais voyons Si elle reparâtoà.» En éfet, peU après, la même lumièi^e, toujours auSsî brillante, se montrait de nouveau et s'élançait vers le tabei*naclë pour redescendre avéd Uflé mystérieuse leUtem». Lés sœut*8 restèrent longtemps dàfls ùtté attente pleine de rëspéét; mais cette ttoislèWë apparition M la déi^bièré.
Ce fait extMot*dinait^ que nous avons ?tîcUeiltl de la
bouche des témoins mêmes, et ^ue UbUS ne donnons îci que sur la foi historique, réservant tous les droits de l'autorité sacrée à laquelle seute il ftppaftteUt dé pro-
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noncer, n^avaii-ilpasune signification ? Qui pourrait se refuser d'y voir un touchant indice de la prière de Cécile s'élevant vers PÉpoux divin , intercédant pour la cessation du fléau , pour le salut de Rome et de son Pontife? La lumineuse émanation partait du tombeau de la Vierge comme une aspiration fervente; elle se dirigeait vers celui qui seul peut donner la paix ; elle redescendait après avoir obtenu le secours qu'elle imjlolnit. Qu'y a-t-il ici autre chose que l'intercession cies Saints en notre faveur^ toujours plus active dans les lieux où reposent leurs corps bénis ^ mais rendue sensible, en cette circonstance, pour la gloire de notre grande Martyre?
Ainsi donc , comme nous l'écrivions peu de jours avant cet événement, « Cécile veillait pour le salut et » la délivrance de son peuple, dans sa Région transti- » bérine * ; » et l'on est assurément en droit d'attribuer à sa puissante intervention, toutes les marques de protection qu'éprouvèrent, dans les jours mauvais que nous racontons, la Basilique et le Monastère. Les tribulations n'étaient cependant pas encore arrivées à leur terme, et la vigilance de Cécile allait encore avoir à s'exercer sur son auguste temple et sur les servantes de Dieu qui ont confié leurs destinées à sa garde.
Dès le 15 Juin, une nouvelle épreuve vient fondre sur elles. On signifie tout à coup à TAbbesse l'ordre impérieux d'évacuer la maison en trois heures, et de diriger ses filles, partie au monastère de Saint-Bernardin, partie à celui de Sainte-Suzanne. Le motif de cette nouvelle
^ Voir la préface de la première édition , page xvni.
BE SAINTE CÊCULE. Ull
violence était que les ingénieurs militaires avaiei^t assigné Téglise et le monastère de Sainte-Cécile comme un point dedéfense qu'ilfallait occuper militairement au plus tôt, pour riposter au feu de Tennemi. On peut aisément juger de l'état de désolation dans lequel cet ordre inattendu plongea les religieuses ; tant de périls , tant d'avanies odieuses , tant de déchirements , se terminant par leur expulsion de cette demeure naguère si paisible, et |i laquelle le danger même de la situation semblait tes attacher plus fortement encore. Ce temple sacré expose aux plus affreuses profanations, le corps de Cécile, leur fidèle patronne, livré en proie à ces hommes sacrilèges , Tasile des vierges du Seigneur devenu une indigne caserne ; ces murs au sein desquels leur vie s'écoulait dans les humbles vertus du cloître et qui étaient devenus pour elles comme une patrie, désolés, renversés peut-être sous les coups des assiégeants qui allaient désormais diriger contre eux tous leurs efforts; ces désolantes pensées oppressaient l'âme de ces saintes filles que dans peu d'instants on allait voir er rantes par les rues d'une ville assiégée.
Leurs larmes et leurs supplications n'auraient pas triomphé deTinsolence des agents du triumvirat; Cécile fit sentir cette fois encore sa protection. Un particulier influent, voisin du monastère et dont les trois filles étaient élevées par les religieuses, le sieur Joseph Costa , intervint tout à coup en leur faveur. Il obtint que les sœurs resteraient dans leur maison , en abandonnant la partie des bâtiments qui regardait le Janicule. Tout aussitôt les religieuses font murer les portes de communication entre la portion cédée et
celle ij^Ml Mttr ëlt f)6Hhiâ de eOtt»efVëf > et etlèâ ëôltii^ niléâl d'ei{)^P da&ë le {WùVôti^ de lêûi" ééléitd ptb^ WMèfè. Qtt&M âù pfôjèt dit tritiihtiràt de ti^ti^fdi^ mèf ètl lieU Ofd àéféhi^ë la BàâiiiQuë et le Mônaètëré^ il m f^VA pÈ même Utl éômmeneèment d'è^éëtitlb»: (hl ll*y Vmt pàê blraVër le feû deé FMïi^iâ ^ el tôUi pôHe à K»dil^ ({lie là tupldite »*eiâit i^te étranget^ ft è6£tê
nouvelle Kmm de vôi&tidfi:
Ëâëtifet^ déUMJôUl^ àprèë) pidSiéUl^ ediâtni»éâil^
des flàftneês qui âvatèiii; eu le tem]^ de ^dUi'Stiitfë letiHi
péfqulBittChs dâ&s Ik pàHie pMMpàle dti tnôâafetèfë déëomiâtè àbauddhtlée h leur merci 5 t)étlétt*èl^tlt dââ§ M BàâiltdUe, dëi^ Sièpt héllf eS dU matitt , dÉM l'intêfitiôfi
de Vèxpiom^ et io\i]ûm dans le but de déeauvfli* le*
ëflfets prèdèUx dU Gâfdiflal tltulftlfë. Oïi fi'âtàit âUeUBe réàtetdfitie ft leUr ôppôsëi", et tbUt ëtâit à ëf àindi^ dé
leui» âudaeê et de létif avidité.
Cëd eômffiisSalî*ës étaient aécômpàgilès d'ôdVtiel'à j et tout aussitôt ils se mitetit eil devôir d'ëxéeutét lèè fouilles, ta périmée leui* étant VenUë què le tfësoi* tâttt cherché pourrait àVôii* été Caché datis lé caveau de Ift BasUiqUe où l'on etisëvelit les i^lîgieUâeë, llstie Ci*algni-
rênt j)as de violet^ celte pieUfee sépultut*e et de ll-ôUbler la cendfe dei éiJoUSès dU Ohrist. N'ayant rîeti découvert dauà ce preniîer eaVeaU, Usi se dirigèrent vèfô un aUtte qui est Situé datiS la etiapëlie dU Cî^ucifii', et â lôilgtettlps sert I pdUt déS sépultures âéculièi'e^; Ce nouveau SacHlégë ne produisit pas plus que le premiefle résultat qu'ils en at* tendaient. Côpeudartt, aU milieu de ces ittdignes tt'avaUît la joUf tiêe s'éeôulait et le è(Av àîriva. Après douze beUtë^ d'insistailce^ lesS commissairëi^ finirent par se t^irëf,
DE s^.lMt tttiLE. 475
proïétaht hiiilè Impréfcatiohs boattê lë§ religieuses, ei men^çafit dân§ Mt dépit die fol^ër la clMure dii monastère. Celte sfcètlfe étnilt encore lll1téi*êt bienveillant du siëUt Joseph Cbâtà, et il ëUl le ëtédit d'obtenir pour lés religieuses dtié ^arde de sik ëlVitidès qui véillel'aient dëéôrlnaîs slii» lëUt* sûfeté. Ce poste hit servi juàqtl'à là prisé dettôme (jui tarda péU, et fut licencié par ie géttéral Ôudindl , îë jour même de son entrée.
Nous arrêterons ici ces annales de la Vierge roiriâiile, espérant de là ïhiséric()t*de dii Christ qu'elles s^eiii'iehît'oilt eticore par lé cours des siècles, pour là coUsblâtîbrt de là ëhrétiehté et PhoiitiéUr de notre invlticlbîe héroïiie. toujours fidèle âU ëUllë dés Saints (}Ue le SeigftèUi* lui à donnés , rËgîlse n'a point défailli dâtis fea confiance ehVers la sairlte Mài'lyré. La piété romaiilé , SUHdut dans la Région triâhstibérine, l'environne tbujdtirs d'hommages empressés. Cécile règne toUJOUt*^ dâhs les diverses provinces dé la chrétienté , comme Reine de l'Harmonie , et si , depuis un siècle et plus, leà beâUx-arts n'ont rien produit dé remarquable en sdn hotinëUr, Il faut l'attribuer à la décadence générale et beaucoup plUs ancienne du sens catholique dans la forme, et aussi, pbur la France du moins, k Tbubli presque ëbiîipîël dâtiâ lé(|uél la conspiration de nos hâgîographeé àVait fait tomber tout ce qUi relève et caractérise cette grande" figure chrétienne.
Des jours meilleurs §e lèveront, gàrdons-iious d^en douter, et la dévotion à nos Saints , retrempée à l'étude de leurs actions , renaîtra plus vive et plus arderite. Qui songeait, il faut bien h recôUnaître, à sainte Elisabeth dé ThUringé, avant qu'une plume
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chère à tout ce qui porte le nom de catholique^ eût révélé de nouveau le nom et les aimables vertus de la fille des Rois de Hongrie? Plus de siècles encore nous séparent des temps où vécut Cécile ; mais son nom da moins est resté populaire ^ et sa fête ne passe pas toujours inaperçue. Le Christ daignera glorifier encore boêl Épouse, et en rendant une nouvelle vie à son culte, ranimer parmi nous les vertus que sa vie retrace ei&h courage.
Pour nous, le dernier de vos serviteurs, 6 Cécilel quelles actions de grâces n'avons-nous pas à vous rendre de nous avoir permis de suivre, à travers seize siècles, vos traces glorieuses et bénies, de nous avoir assisté dans ce récit que nous arrêtons à ces anné^ où, pour la troisième fois, nous-même, obscur ,p^0rin, eûmes la faveur de nous prosterner devant von^tiqguste tombeau, et de célébrer le Sacrifice de l'Agneau votre Époux, sur Tautel qui couvre et protège le lieu de votre repos.
C'est là, dans le premier de ces pèlerinages, que nous osâmes concevoir le dessein de vous rendre cet hommage public de notre humble et tendre vénération, d'élever à votre gloire ce faible monument, en souvenir des joies intimes que nous éprouvâmes à vos pieds. Vierge, Apôtre, Martyre, après tant de dons offerts à votre splendide Confession par des mains plus pures que les nôtres, agréez encore ce léger tribut de notre amour.
Le langage des Anges pouvait seul célébrer dignement vos grandeurs, ô Épouse du Christ ! et nous n'avions pour vous louer que les accents incomplets et
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timides de Thomme mortel et pécheur. 0 Reine! qui assistez à la droite du Roi des siècles, revêtue de cette robe toute éclatante d'or qu'a chantée le Psalmiste *, ' inclinez sur nous un regard favorable, et daignez accepter cette offrande que nous déposons sur le dernier degré de votre trône sublime.
Nous osons y joindre une prière pour la sainte Église dont vous fûtes Thumble fille, avant d'en devenir l'espérance et Tappui. Dans cette nuit profonde du siècle présent, TÉpoux tarde à paraître. Au sein de ce solennel et mystérieux silence, il permet à la Vierge de se laisser aller au sommeil jusqu'à ce que le cri de son avènement se fasse entendre '. Nous honorons votre repos sur la pourpre de vos victoires, ô Cécile ! mais nous savons que vous ne nous oubliez pas; car l'Épouse dit dans le sacré Cantique : a Je dors, mais mon » cœur veille '. »
L'heure approche où l'Époux va paraître , appelant tous les siens sous l'étendard de sa Croix. Bientôt le cri va retentir : « Voici l'Époux ; marchez au-devant » de lui *. » 0 Cécile ! vous direz alors aux chrétiens de notre génération , comme à cette troupe fidèle qui se pressait autour de vous à l'heure de la lutte : « Soldats » du Christ, rejetez les œuvres de ténèbres, et revêtez » les armes de la lumière '. »
1 Astitit regina a dextris tuis in yestitu deaurato. Ps, xltv. U.
* Moram autem faciente sponso, dormitaverunt omnes (yirgines) et dormierunt. Matth. xxv. 5.
> Ego dormio , sed cor meum vigilat. Cant, y. 2.
^ Ecce sponsus yenit, exite ohyiam ei. Matth, xxy. 6.
B Eia milites Ghriati, abjicite opéra tenebramm et induamini arma lucis. Àcta S, Cœciliœ,
kit HISTOlAS bi SiMfÈ CÉCILE.
VÊfi^ tfàl chaqiié Jour prononcé vôtre nom avec aflUWfr (st iSotifiânc^ èms l^Âcdôn du plus sacré de ses Mjfâtèfê8, attéild féf înément votf e^ secours, 6 Cécile ! elle 8^ qVlMI fie Id fera pôiilt défaut, fïéparéz sa victdn, en élefStlt lë§ côeUrs ëbi^étiéhs vers les seules réalités que trop souvent ils oublient^ pour courir à la pôtnuitë de ces vaines àpplu*éhces dont tous sàtes dèpr^drè lé cîéuf de tlbiircè. Lé Jour où le sentiment de rétâfflité de fiôà destinées dominera dé nouveau la péilÉéë des hôIliSiêë^ lé salut dt la paix des peuples serôBt ttsUiféfi.
Noire œuvre eât aooomplie; il nous faut revenir à dés lalbeurs moins douxi Soyez à jamais, ô Cécile I les délices de l^poui* Aspirez éternellement le divin parfum de ses roses et de ses lis; enivrez-vous sans fin de Pliàrmome suprême dont il est la source. Du sein de vos splendeurs vous veillerez sur nous, et quand notre derhièi^e heure sera venue, rious vous en supplions piir . lés mérites de votre héroïque trépas, assistez-nous sur nôtre couche funèbre; recevez notre âme dans vos bras, et portez-la jusque dans cet immortel séjour, où 11 noué sera donilé de comprendre, en voyant la félicité qiii vous entoure» le prix de la Virginité, de l'Apostolat et du Sfcirlyre.