Né en
son crucifix, et qui lavait la vaisselle de son couvent lorsqu'on lui apporta le chapeau de cardinal. Mais c'est surtout par les femmes queJ'Ordre de^Saint-François jette dans ce siècle un éclat sans pareil. Ce sexe, affranchi par le christianisme, et qui s'élevait graduellement dans l'amour et l'estime des peuples chrétiens à proportion des progrès que faisait chaque jour le culte de la sainte Yierge, ne pouvait manquer de prendre une part puissante aux nouveaux développements de la force qui l'avait émancipé. Aussi saint Dominique avait-il introduit une réforme féconde dans la règle des épouses du Christ, et ouvert une nouvelle carrière à leurs vertus '- Mais ce n'était que plus tard, dans Marguerite de HoEgrie ^ , dans Agnès de Monte-Pulciano ^ dans Catherine de Sienne, que cette branche de l'Ordre dominicain devait produire les prodiges de sainteté qui ont été depuis si nombreux. François, plus heureux, trouve dès son début une sœur, une alliée digne de lui. Pendant que lui, pauvre fils de marchand, commençait son œuvre avec quelques autres humbles bourgeois d'Assise, dans cette même