‹ Histoire de sainte Élisabeth de Hongrie, duchesse de ThuringeChapitre 61 sur 78 · LITURGIE D£ SAINTE ELISABETH · texte numérisé non relu

LITURGIE D£ SAINTE ELISABETH

Nous avons cherché à réunir ici tout ce que nous avons pu recueillir dans les anciens antiphonaires , bréviaires et missels, en rhonneur de sainte Elisabeth. Nous ne pouvons, ce nous semble, nous dispenser de conserver tout ce que sa pensée a inspiré à l'Église et aux ordres religieux qui lui avaient voué un culte spécial : nous serions heureux de pouvoir, à cette occasion, procurer quelque satisfaction aux rares amis de ces vieilles liturgies que la refonte moderne des livres d'église a fait si cruellement disparaître '.

Dans le préambule de la déposition des quatre suivantes, il est dit que le pape institua , le jour même de la canonisation de sainte Elisabeth, un office spécial en son honneur,

* Vojes sur cet inléretsant sujet le docte et précieux oavmge pabUé par dom Gaéranger, abbé de Solesmes, sous le titre d'Institutiom lUurgi(piM$, dont ie premier volume a paru en 1S40. L'ouvrage complet devra former 5 vol.

qui devait être transcrit à la suite de cette déposition * ; nuis cette transcription n'existait pas dans le manuscrit, tel que Hencken Ta imprimé , et nous n'en avons pu trouver Dolle

part la trace.

L'abbé Lebeuf , dans une lettre insérée au Mercure à France t de février 4737, page 239, dit que, selon Trithème, Gérard , moine de Saint-Quentin , composa un office spécial de sainte Elisabeth. Cet office se trouvait encore alors dans les anciens antiphonaires du diocèse de Paris, que Lebeuf eut le funeste pouvoir de faire supprimer ; il s'en moque beaucoup dans sa lettre , ainsi que de l'ancien office de saint Louis : il n'en cite, par dérision, que la première antienne des secondes vêpres, ainsi conçue :

In secundii vesperit Chorus noster gaude : Jubila cum superis In duGiiwB laude.

Nous avons cherché en vain à la Bibliothèque du roi un antiphonaire parisien qui renfermât cet office : nous n*avoiis trouvé qu'un bréviaire du quatorzième siècle, du diocèse de Verdun et à l'usage des Bénédictines de Saint-Haur, qui coo^ tient les diverses hymnes et antiennes que nous donnons c^ après :

> Offldoque missanim, quod in âne hujus legends ahbreTiatum reperilsr, initituto, cum orationibua, que collecte dicuntur, sécréta et oomplenda, qaa» Dominus papa ipse dictator eo die in missa promulgavit, grattas divtiup agentes demeatlse. Diet. it AnciU. prol. 20, 10.

OFFIQUM SANGTiE ELYSABETH.

(Tiré du BreTiarium YirduDaue, Ma. iii-4* du XIY* siècle, à la Bibl. royale.)

10t9 , Porté au Catalogue imprimé de 1 740 ayec la désignation •

IN I VESPERIS.

Capitulum.

Mulierem fortem , etc. [comme au bréviaire actuel).

^. Elyzabeth contemplatur Christum a quo Yisitatur. Flet et ridet prœgaudio fruens ejus consortio ac prœ dulci colloquio. f. Si vis, inquit, esse mecum, yolo ego esse tecum. Flet.

Ht/mnu8.

NoYum sidus emicait , Error vêtus conticuit, Novo splendore rutilât; Plebs nova laudes intonat.

1 Une note en caractères du XYIII* siècle porte : Àd usum JLbbatiœ monialium Benedictinorum S. Mauri nuncupatœ, La date du X1V« siècle est celle donnée par le Catalogue de 1 7 40, mais Je croirais volonUers les peintures dont oe bréviaire est orné d'une date plus ancienne.

» Altéra.

Ave gemma speciosa, ^ Hulierum sydus, rosa, * Ex regali styrpe nata, Nunc in cœlis coronata ; Mundo licet viro data, Christo tamen desponsata ; Utriusque sponsalia Simul servans illibata, Saram sequens fide pia Et Rebeccam prudentia ; 0 dilecta I o beata 1 Nostra esto advocata, Elyzabeth egregia, Ut nostrorum peccatorum Sic yeniam consequamur, Quod tantorum post laborum Tecum jungi mereamur.

Collecta, Tuorum corda fidelium [comme au bréviaire actuel)

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