ARCHEVÊCHÉ DE BORDEAUX
Bordeaaz, le !•' mars 1881.
Monsieur le Chanoine,
Je regrette d'avoir tardé à vous communiquer mon jugement sur votre excellent livre : Sainte Marcelle, ou la Vie religieuse chez les PatHdennes de Rome au iv« siècle, que vous avez bien voulu m'adresser. Mais je tenais à le lire jusqu'à la dernière ligne pour justifier mes éloges.
Écrire l'histoire d'un saint est toujours une chose utile. Nous vivons d'exemples autant que <ie préceptes, et les actes des saints sont un puissant encouragement pour le bien.
La pensée que vous avez eue de mettre en lumière l'existence d'une sainte, et d'une grande sainte si peu connue, est une pensée très opportune et éminemment chrétienne. Plaise à Dieu que d'autres vous imitent !
L'exécution de votre ouvrage n'eât pas moins louable. Votre style est correct, élégant, suave ou indigné, selon les circonstances.
On voit que vous aimez l'héroïne de votre livre et que vous voulez la faire aimer et admirer. Il y a dans votre façon d'écrire du Massillon.
Dans un sujet de cette nature vous deviez vous inspirer de saint Jérôme, comme vous Pavez fait.
De plus il y a dans votre Histoire de sainte Marcelle un défaut que j'appellerai heureux : c'est un excès de science. Ce que vous avez appris, et si bien appris, vous en faites jouir vos lecteurs.
Veuillez recevoir, Monsieur le Chanoine, l'assurance de mes sentiments les plus dévoués.
t Ferdinand, cardinal DONNET, Archev. de Bordeaux,