‹ Histoire de Sainte Roseline de Villeneuve, religieuse chartreuse, et de l'influenceChapitre 25 sur 48 · NOTICE SUR SAINT ARTHADD · texte numérisé non relu

NOTICE SUR SAINT ARTHADD

Sous la conduite d'un guide aussi éclairé (Arthaud) et d'un économe aussi charitable, les religieux d'Arvières goûtaient la paix la plus douce, et les habitants voisins jouissaient de la plus heureuse abondance, quand tout h coup l'Église universelle fut agitée par un schisme désolant qui

faillit être funeste à l'ordre même des Chartreux

• . . Du haut de sa montagne, Arthaud voyait les vagues soulevées, entendait le mugissement de l'orage. Retiré dans sa cellule, il gémissait et priait. Agité par de cruelles incertitudes et pressé par un saint zèle, il écrivit plusieurs lettres à l'empereur Frédéric et au pape Alexandre, pour les engager à mettre fin à ces malheureux débats. Les auteurs de la Bibliothèque des pères (t. XXIV, p. 1519), nous ont conservé une réponse de ce dernier à saint Arthaud, datée de Sens, le 4 des calendes de mars 1164, peu de temps avant la mort d'Octavien qui arriva le 22 avril de la "îème année. Dans cette lettre, le pape persécuté lui fait connaître tous les desseins qu'il a formés pour le bien de l'Église universelle, et sa résolution d'affermir sur sa tète la tiare que lui ont imposée ceux qui avaient *^u le pouvoir de la lui donner. Il ne prend point ce parti, déclare-t-il, pour satisfaire son ambition, mais pour veiller sur la liberté de l'Église qui pst menacée, puis il ajoute : « Nous n'avons point brigué la chaire de « lésusXhrist, car nous voulons que vous sachiez que, dès que nous y avons

« été porté, nous avons passé des richesses à la pauvreté, du repos aux « sollicitudes, du bonheur au comble de l'affliction. » 11 lui fait part ensuite de son courage à soutenir la persécution, à souffrir la mort même plutôt que d'abandonner la barque de Pierre à la fureur des flots irrités; enfin il se soulage en versant dans le sein de Thomme de Dieu toutes ses justes plaintes sur les mauvais traitements que lui fait essuyer Tempereur, qui institue et destitue des évèques selon ses intérêts et ses caprices, qui dépouille de leurs biens, qui arrache de leurs familles et envoie en exil tous ceux qui tiennent à lui par le sang ou par Tamilié : il finit sa lettre en disant que telle est la mauvaise foi de ce monarque puissant et astucieux, qu'il ne veut pas même recevoir ni écouter ses députés.

Arthaud n'avait pas besoin de ces explications du saint-père pour adhérer à son élection. La voix d'Anthelme, général des Chartreux, s'était &it entendre, et tout l'Ordre avait reconnu Alexandre pour le vicaire de Jésiu»- Ghrist en terre. Dès lors le prieur d'Arviéres s'employa puissamment pour faire triompher sa cause dans les provmces carthusiennes. L'ascendant qu'il s'y était acquis par sa science et ses vertus lui en facilita les moyens, et le pape conserva le resle de sa vie le plus tendre attachement pour notre saint, qui avait contribué si activement à éteindre le schisme.

EFFORTS DES CHARTKEUX POUR l'eXTINCTION DU SCHISME o'ocaDEM.

Dieu lui fit naître (à l'Église) une belle occasion de réussir eu un si louable dessein, par une bonne action qu'il inspira cette année à un religieux de l'ordre des Chartreux.

Ce saint ordre, qui florissait par-dessus tous les autres en sainteté dqpuis plus de 300 ans, et qui est sans contredit celui de tous les ordres réguliers qui s'est maintenu plus longtemps, comme il le fait encore aujourd'hui (4678), dans son premier esprit, se trouvait enveloppé dans ie malheur du schisme qui avait partagé les religieux aussi bien que ks autres chrétiens en deux différentes obédiences. 11 est vrai que le chapitre général, tenu dans la Grande-Chartreuse, l'an 1379, sous le général dom Guillaume Raynaldi, ordonna que tous les Chartreux, par tout le monde, eussent à reconnaître Clément VH pour vrai pape. Mais Urbain VI, qui voulait avoir au moins une partie d'un si saint ordre dans son obédience, établit visiteur de tout l'ordre avec pouvoir absolu dom Jean de Bar, prieur de la chartreuse de Sahit-Barthélemy, dans la campagne de Rome. De plus, il fit déclarer schismatique, en deux cliapitres tenus à Rome, doi Guillaume Rathaldi, que Boniface (IX) déposa depuis, déclarant en sa pla>^e général de Tordre, le visiteur dom Jeau de Bar. En 1391, après la mort de ce dernier, les Italiens élurent général dom Christofle, qui prit ensuite la qualité de prieur de la Grande-€hartreuse , quoique dom Ratkaldi t exerçât les fonctions de général ; Tordre disloqué par le schisme eut deux généraux : Tun en France, l'autre en Italie.

Le bon chartreux dont nous venons de parler était dom Pierre, prieur de la chartreuse d'Asti; ce saint dignitaire chartreux, désolé de ces désordres, prit avec lui dom Barthélémy de Ra venue, et tous deux,entraiiié>

par leur zèle pour la pacification de TÉglise, vinrent faire au pape Boniface de si fortes remontrances, et le toudièrent tellement par leurs arguments et leurs supplications, qu'ils le déterminèrent à écrire au roi de France pour Texhorter à imiter la vertu chrétienne de ses ancêtres, en employant son autorité pour faire cesser les douleurs du catholicisme.

Les médiateurs chartreux, pour éviter les interminables disputes des jurisconsultes, ne voulurent pas être accompagnés d'un habile canoniste que le pape Boniface désirait envoyer avec eux, et, portant la lettre euxmêmes, vinrent presser Clément Yll, à Avignon, de les charger d'un sem* blable message.

Mais Clément VU, loin d'entrer dans leurs vues, les fit retenir prisonniers à la chartreuse de Villeneuve, près Avignon.

Cette violence exercée envers des messagers envoyés de Rome au roi de France, fit grand bruit, et l'université de Paris dénonça au public et au prince la déloyauté de Clément VU. Le roi irrité ordonna que ces pieux envoyés pussent venir librement vers lui. Clément VU, craignant de perdre l'obédience de la France, fut forcé de relâcher les messagers, feignit d'avoir ignoré leur pieuse entreprise. La lettre du pontife romain fut remise à Charles YI. Le roi, charmé de Touverture faite par Boniface IX dans le bref remis par les Chartreux, lui fit répondre par les mêmes messagers qu'il était en efîet prêt à employer toutes ses forces pour rétablir l'union catholique. Cette réponse fut faite malgré l'opposition du duc de Berry, aveuglément dévoué au pape Clément Vil, et pour don • ner à son message plus de solennité, le roi joignit aux deux ambassa* deurs volontaires deux autres Chartreux ; l'un de ces derniers était le prieur de la chartreuse de Paris.

On crut alors que l'union allait bientôt être prochaine, et des prières publiques de remerciment et d'espérance furent célébrées. Le pape Clément VU feignit de s'unir à ces espérances par des démonstrations religieuses publiques ; mais alors, l'université cherchant à suggérer au roi les moyens efficaces d'union , les deux pontifes rivaux ne se préoccupèrent plus que des moyens de conserver chacun leur dignité, et ne parlèrent plus de leurs sacrifices à faire l'union. Boniface, en recevant la lettre du roi de France, se contenta de répondre qu'il était seul vrai pape et se plaigriit de ce que l'on obéissait à l'intrus d'Avignon. Ainsi furent joués les Chartreux, le roi de France et l'université. Mais le zélé des Chartreux ne fut pas amoindri par les souffrances et les déceptions qu'on leur avait fait subir. •

L'année suivante Clément VII mourut, et le cardinal de Lune, élu sous le nom de Benoit XllI, manqua à sa parole, par lui domiée en conclave, d'abdiquer si l'union l'exigeait. Dès lors, le roi de France commença à employer des moyens violents pour établir Tunité, pendant que les Chartreux prenaient des moyens plus efficaces et plus conformes à l'esprit chrétien pour affranchir leur ordre des déchirements du schisme. Après plusieurs négociations que la politique et les rivalités pontificales durent rendre bien difficiles, en 1410, leprieur général français, Bont'/o^FamVr, Jigue frère de saint Vincent Février, et Etienne de Sienne, prieur général

italien, liient, sans l'avoir promis, ce que les deux papes refusaient d'exèculer malgré leurs serments, et abdiquèrent tous deux, et Jean Griffemont^ élu prieur général unique, rétablit Tunité dans Tordre en déclarant Benoît XIII intrus, et Alexandre Y et puis Jean XXIII seul vrai pape. Celle

tble démarche du chef suprènje des Chartreux fut le véritable principe, véritable modèle de Tunion générale. Les Chartreux eurent, ainsi, la igl^ire de donner un nouvel exemple de leur modestie et d'inaugurer dans ptirs déserls Tunité définitive catholique, quarante ans avant qu'elle pût être consonmiée dans le reste de la catholicité. Entre 1417 et 1451, sous le pontificat de Martin V, élu par les pères du concile de Constance, plusieurs missions conciliatrices furent remplies par le chartreux Nicolas Albergati, dont la sainteté brilla sous la pourpre du cardinalat. L'union sous l'autorité légitime de TËglise fut ainsi le but poursuivi par le pacifique enfant de saint Bruno. Ces services rendus à l'Église par les Chartreux, peuvent-ils être assez signalés à la reconnaissance des chrétiens? Pour atteindre à un pareil résultat, ne firent-ils pas une chose louable en renonçant à diriger des monastères dont la réforme les eût empêchés de marcher vers le grand et noble but qu'ils voulaient atteindre? Oui, les Chartreux ont eu la gloire d'être les premiers pacificateurs de TËglise. pai^ qu'ils ont pu, plus que tous les autres, conserver les traditions d'humilité et de désintéressement. L'état de la catholicité pendant le schisme, est peint dans VHistoire ecclésiastique de Fleury de la manière suivante :

Servitude, pauvreté et mépris universel de l'Église, dont les biens sont au pillage;

Promotion de prélats injustes, improbes et de mauvaises mœurs;

Spoliation des églises et des monastères ;

Exactions intolérables sur les pauvres ministres de l'Église;

Les prêtres réduits à la mendicité et aux fonctions \esplusvUes;

La vente de tous les vases sacrés de quelque valeur ;

V abandon des églises, qui tombent en ruines ;

La simoni» devenue univei^elle:

La science et la doctrine ne sont plus recherchées dans les clercs proposés aux bénéfices ; on les redoute parce que Ton craint leur censure. Llgnorance est exaltée, la doctrine méprisée;

La pénitence et V ordination et d'autres sacrements sont devenus de> marchandises ;

L'élévation au ministère sacré n'est plus destinée qu'aux êtres avilis el corrupteurs, et sans mœurs, et sans lumières ;

Le service divin abandonné en plusieurs lieux, diminué partout ;

La religion vouée au mépris de ses ennemis et livrée aux déchirements et aux attaques des hérésiarques.

Il est certain que ces attaques préparèrent le protestantisme, qui débuta par les révoltes impies de WicleffeX de Jean Huss.

Voilà l'état général de la chrétienté qui résume la situation des institutions monastiques, comme celles du clergé séculier... et c'est dans cette <^rande crise que les Chartreux donnaient le magnifique spectacle du resserrement de leurs maisons, de l'abdication de leurs biens, de leurs digni-

tés, et de la charité dans leur union fraternelle ! C'est bien alors, plus que jamais, qu'il fallait loue^f les sacrifices douloureux qu'ils faisaient à Fincorruptibilité ! ne voit-on pas que Tabdication de Celle- Houbaud, en 1420, coïncide avec les grands et héroïques remèdes que les Chartreux eurent l'honneur d'appliquer, les premiers, aux maux de la chrétienté?

Le schisme d'Occident a été la grande plaie de la civilisation chrétienne, et les Chartreux ont, plus que tout autre ordre, contribué à la guérir par leurs démarches et par leur exemple. Le catholicisme, sortant de cette prodigieuse épreuve, a prouvé sa divine vitalité.

■atot Brano asI-U aotear da la Préfixe à la aaiata Vlorga?

Saint Bruno est le principal coopérateur de la Préface de la messe de la siiinte Vierge.

Comme le fait remarquer le célèbre Canisius, la Préface des messes de la sainte Vierge se trouve dans le Sacramentaire de saint Grégoire.

Ce n'est point cependant à ce grand pape que remonte Torigine de la Préface virginale.

Comme tous les livres qui ont traversé le moyen âge, le Sacramentaire grégorien avait revêtu la forii.e encyclopédique, résultat du besoin, senti avant l'imprimerie, de renfermer beaucoup de choses dans un petit nombre de volumes. On trouvait donc dans le Sacramentaire grégorien bien des compositions liturgiques postérieures à 1 époque de Grégoire le Grand.

Le onzième siècle combattit et vainquit l'incontinence laïque et cléricale par la glorification de la virginité de Marie; Pierre Damien, saint Grégoire VII, saint Bruuo et Urbain H, furent les infatigables lutteurs qui établirent sur la chasteté cléricale les fondements de la famille chrétienne.

La virginité de Marie était le type qu il fallait glorifier pour réformer les maux du onzième siècle ; et c'est dans ce siècle que la Préface de la sainte Vierge fut promulguée.

Dans le seizième siècle, Locrius, l'illustre dominicain, Ciaconius et Beu- Mus attribuent cette Préface à saint Bruno; dans le dix-septième siècle, le bénédictin Ruinart revendique Tlionneur de cette composition pour le pape Urbain II, l'illustre disciple dirigé par saint Bruno.

On voit que lalternative n'existe plus qu'entre le maitre et l'élève, et que certainement la Préface virginale est un des fruits de l'école de Bruno.

La Préface fut promulguée, en 1005, aux assemblées de Gumtalla et de

Plaisance, auxquelles saint Bruno assistait Beuterius, Ruinart et

Fletiry sont à* cet égard en parfait accord.

La même Préface fut ensuite décrétée au concile de Clermont, où la croisade fut placée sous le patronage de la Vierge.

Surianus, publiant en 1659 la Vie de saint Bruno, s'exprime ainsi :

4 Antoine Beuterius, cbronographe de Valence, très-remarquable amateur d^antiquités, dans son Traité des cérémonies de la messe» déclare que la Préface de la Viei^e Marie a été composée par un cbartreux, dans le concile tenu à Plaisance par Urbain II. — Quel peut être ce cbartreux, si ce n'est Bruno, dont le pape Pascal, dans un de ses bulles, proclame réminente sagesse et la haute influence auprès du siège apostolique?

11 y a trois autorités en faveur du modeste, ^u silencieux saint Bruno; ce sont celles de Locnt/s, Ciaconius et Beuterius. Il n*y en a qu'une eii faveur du pape Urbain II, considéré comme seul auteur de la Préface ; c'est celle de Ruinart.

On peut donc aflirmer que non- seulement la Préface vii^ginale est le fruit de Tècole du saint cénobite qui, en mourant, prodama encore h virginité de Marie ; mais on peut dire encore que la majorité des suffrages et l'ensemble des probabilités le montrent comme auteur principal de Tœuvre promulguée par le pontife qui fut son glorieux élève.

Que Ton songe à tout ce que le développement de la civilisation chrétienne doit au culte de la Vierge Mère de Dieu, et l'on comprendra la grandeur des services rendus par le saint fondateur monastique, qui fui un des plus grands propagateurs de ce culte !

Hota mur le bob de ohartrenaas qui doit être donné ovz rellgliiMW

do l'ordre certhoeieii*.

Les religieuses de l'ordre doivent-elles être appelées Ckartreuses ou Chartreusines?

1* Pour résoudre la question il suflirait d'apporter Tautorité des slatub rédigés pour leur usage en 1690, par le R. Père D. Innocent Le MarrofU et revêtus de l'approbation du ciiapitre général de la même année.

Ces statuts ont pour titre : Statuts des moniales chartreuses, et dans l'approbation, le nom de Chartreuses leur est également donné. Cette dénomination de Chartreusines ne se trouve nulle part dans les statuts.

D. Le Marron, comme on sait, composa plusieurs ouvrages à l'usage des religieuses de l'ordre : toujours on y trouve le nom de Chartreuse et jamais celui de Chartreusine.

Le général de Tordre et le chapitre général peuvent-ils ignorer le vrai nom que Ton devait donner aux religieuses de l'ordre ?

* Le nom 6e chartreusinf a été introduit par des personnes étraniféres au langagf de la famiUe de saint Bruno. — Cette noie a él^ rédigée par le secrétaire itérai des chartreux, en 1863.

DOCUMENTS RELATIFS AUX CHARTREUX. i43

Mais, supposé qu'il y eût quelque divergence à cet égard, le vrai nom è donner à nos sœurs ne se trouverait-il pas lixé par la première autor|té de l'ordre ?

2* Bien antérieurement à D. Le Marron, on trouve le nom de Chartreuse donné aux moniales de Tordre.

Le nom de Chartreuse devait assurément prévaloir, puisqu'il a tenu ferme.

22 mmru I707.

FartIoipattoB aux mérites «tes ohartreax aiiooriMas par la génénd

de Tordra.

Frère Antoine, prieur de Chartreuse et général de Tordre des Chartreux et les vénérables définiteurs du chapitre général, à M. Gabriel Gail et demoiselle Elisabeth Mârroty; Pierre, Tange Gabriel et Elisabeth Gail leurs enfants, salut et bénédiction en Notre- Seigneur.

La chanté qui unit les coeurs de tous ceux qui composent le corps mystique de Notre-Seigneur Jésus-Christ, les animant de son Saint-Esprit, foil que les boimes œuvres de chacun d'eux peuvent être communiquées pour le bien spirituel des autres, et Dieu, qui se plait au secours mutuel quMls s'entre-donnent, comble de nouvelles grâces ceux qui emploient fidèle-' ment ces dons pour Tutilité du prochain.

Sachant donc le désir que tous avez* d'avoir part à nos dévotions par la relation du vénérable père dom François Guyot, prieur de la chartreuse de Marseille, et à sa réquisition ; nous y satisfaisons bien volontiers et par ces présentes nous vous accordons la pleine et entière participation au peu de bien dont il plait à Dieu d'être servy par les personnes de Tun et de Tautre sexe de notre ordre, comme messes, oraisons, jeûnes, aumônes et autres exercices de vertu et de piété, voulant de plus qu'après vos déceds, que nous prions Dieu de combler de ses saintes bénédictions, ensuite d'une sainte vie» que lorsqu on nous le fera savoir, on ordonnera dans notre chapitre général des messes et autres prières par toutes nos maisons, pour le repos de vos âmes. Donné en Chartreuse, séant le chapitre général, sous noti*e seing et scel ordinaire.

Signé : GuYOT.

Monaatèraa tranafféréa oa disaooa an Proiranoa.

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