PRIEUR CÂHERAL DES CHARTREUX
Saint Elzéar de Sabran fut canonisé par le pape Urbain V, son neveu, l'an 1568. Ce pontife était fils de Guillaume de Grimoard de Beauvoir, baron du Roure et de Grisac et d 'Emphélise de Sabran dame de Monfer- RAHo, sœur du saint comte d'Arian. Voyez Surius, Vie des saints, imprimée chez Lottin, au 27 septembre.
Génération neuvième. Guillaume de Grimoard de Beauvoir, chevalier, baron du Roure et troisième du nom, épousa, l'an 1305, Felice Amphelise de Sabran, dame de Bfontferrand, fille du comte d'Arian, de la maison de Sabran en Provence, sœur (TElzéar de Sabran, comte d'Arian, canonisé sous le nom de saint Elzéar par Urbain Y, son neveu. Tan 1368
Il eut plusieurs enfants de ce mariage, savoir : Guillaume, l'ainé, qui fut pape sous le nom d'Urbain V ; Etienne qui suit (la lignée); Maurice auquel il donna, en faveur de son mariage, les baronnies du Roure, Montbel, Serres et autres seigneuries, formant par là deux branches, réunies en 1478, par le mariage d'un descendant de Maurice avec une fille, dernière héritière de la lignée d'Etienne:
Ângelic, cardinal, et Dauphine, mariée au baron deRocheblaveetmére du cardinal Pierre de Rocheblave, dont le corps repose en l'église des pères bénédictins d'Avignon... Suit4'histoiredu pape Urbain V.
Maurice de Grimoard de Beauvoir, baron du Roure, fils de Guillaume III,
frère du pape Urbain V , d'Angelic cardinal et d'Élienne, en 1552, épousa Aymarde de Poitiers dont il eut Helisaire (ou Elzéar), qui se fit chartreux, refusa la pourpre de cardinal, étant général de son ordre, et mourut en odeur de sainteté.
Autres enfants de Maurice :
Armand Julien, cardinal, et Guillaume, évèque de Mende.
Observations. — Ampbelise de Sabran, dame de Monlferrand, sat mariée en 4505, d'après Moreri. — Elle est devenue mère de Urbain Y en 1510; elle a eu ensuite trois autres fils, Etienne Maurice et Angelic ou Anglic. D'après cela, quel pouvait être Tàge de Maurice quand, en 1552, ii épousa Aymarde de Poitiers? Maurice pouvait être né en 1515 ou 1514 et être âgé, lorsqu'il se maria, de IS à 19 ans. Son fils, Uélisaire bu Elzéar, de Grimoard, est devenu général des chartreux en 1560, il aurait donc été prieur général à 27 ou 28 ans. C'est là une exception. Fût-elle moti^ par une dispense spéciale accordée en vue de son mérite personnel et de celui du légat son frère, qui devint Urbain V? Quelle est la pensée des chartreux ? Helisaire ou Elzéar de Grimoard était-il neveu ou oncle de Urbain V. C'est là une question à leur soumettre.
Quelle est l'époque probable de la naissance d'Amphelise de Sabran, mère d'Urbain V? lorsqu'elle se maria en 1505, elle devait avoir au moins 13 uns. Donc elle pouvait être née, au plus tard, en 1292. Saint Elzéar de Sabran était né en 1285. Sa mère, Laudune d'Albe, pouvait être morte dans la même année et le mariage d'Bermingaud de Sabran avec sa seconde femme, Alix du Baux, mère d'Amphelise, pouvait avoir été célébré en 1286. — Il n'y a point là de contradiction entre la naissance d'Amphelise de Sabran, 1292, et le deuxième mariage d'Hermingaud de Sabran.
Peut-on admettre que Ampbelise de Montferrand, du diocèse de Mende, ainsi qualifiée dans le procès de canonisation de saint Elzéar son fils, soit une demoiselle de Sabran? L'omission du nom de Sabran est-elle possible?
Rien n'empêche qu'une portion de seigneurie de Blontferrand, du diocèse de Mende, ne soit obvenue à Ampbelise de Sabran comme héritage d'un parrain ou de tout autre parent.
Dans les histoires du moyen âge, le nom patronymique est ordinairement caché sous le titre de la possession féodale. Lorsque, dans le récit de la bataille de Pavie, par Vely et Papon, on trouve le nom dn baron de Trans parmi ceux des chevaliers qui tirent à François 1" un rempart de leur corps, il est peu de persomies qui sachent qu'il s'agit ici d'un membre de la famille de Villeneuve, d'un neveu de Louis de Villeneuve I*', marquis de Trans. Antérieurement, le fils de Romée de Villeneuve est désigné sous le nom de Castellane, on omet son principal nom de Villeneuve parce que sa femme lui avait apporté des droits à la seigneurie de Gastellane.
Lorsque des fiefs comme celui d'Uzès et probablement aussi celui de Montferrand étaient partagés entre plusieurs seigneurs, tous prenaient quelquefois simultanément le nom de cette seigneurie, bien que chacun de ces seignem^ fût issu d'une famille différente. On connaît quatre ou
cinq familles qui portent le nom de Seillans, bourg des environs de Draguignan, dont la chatellenie était (rès-di visée.
La seigneurie de Montferrand pouvait être partagée entre la famille de Sennaret et Amphelise de Sabran. Une demoiselle de St;nnaret, dame de Montferrand, pouvait donc épouser Etienne de Grimoard, son cousin; pour légitimer le titre de cousin, il suffisait qu*une sœur de Guillaume lÎL de Crimoard, père d'Etienne, eût épousé le sire de Sennaret de Montferrand.
Au milieu des détails de Moreri, en quelque partie erronés, faut-il rester complètement en suspens? ne faut-il pas plutôt prendre ce qui concorde et corriger les erreurs par la comparaison des histoires les plus diverses. La parenté d^Urbain Y avec les Sabran est incontestable. Le degré de cette parenté est établi d'une manière concordante par la généalogie des Sabran, et par celles que Moreri donne des Grimoard ; c'est là un résultat acquis.
Reprenons la question d'Elzéar de Grimoard, général des chartreux : fut-il oncle, fut-il neveu de saint Urbain V ?
11 semble que le nom d'Elzéar, particulier à la famille des Sabran, n'a été introduit dans les autres familles que par Talliance des Sabran. Ainsi on n'a vu paraître un El%éar de Villeneuve que lorsque Sibille de Sabran est entrée dans la maison de Villeneuve.
On peut dire la même chose du nom de Dauphine ; avec Talliance de Guillaume lll, de Grimoard, et de Ampbelise de Sabran apparaît une fille, demoiselle de Grimoard, portant le nom de Dauphine ou Delphine.
Il est donc probable que le nom d'Elzéar, comme celui de Delphine, n'a été introduit chez les Grimoard qu'après l'alhance d'Amphelise de Sabran. Par ces considérations, on serait porté à supposer que le prieur général, Elzéar de Grimoard, était plutôt le neveu que Voncle de bamt Urbain Y, puisque l'oncle serait né avant l'alliance des Grimoard avec les Sabran. Le défaut de deux ou trois ans d'âge du prieur porte sur un si faible chiffre, que la moindre correction dans les dates des mariages indiqués sufiit pour faire disparaître ce défaut. 11 n'est pas de généalogies, où les générations du treizième siècle, époque où l'on écrivait si peu, ne présentent des incertitudes plus grandes.
Nous Tavons dit, quant à l'omission du nom patronymique de la mère de saint Urbain Y, c'est un fait qui s'explique par les habitudes du langage féodal, le récit de la bataille de Pavie nous montre des habitudes toutes pareilles. L'omission du nom patronymique du chevalier s'est répété dans le seizième, le dix*septième, le dix-huitième siècle ; bientôt, même à présent, on ne saura plus que les Monlebello ont pour nom de famille celui de Lannes, L'omission du nom de Sabran dans l'acte de canonisation qui nomme la mère d'Urbain Y paraît donc explicable et, jusqu'à plus ample informé, nous tiendrons Amphelise de Sabran pour mère d'Urbain Y.
D'Orland, dans son ouvrage sur les chartreux, dit que Hélisaire ou Elzéar de Grimoard passait pour neveu très-proche du cardinal Anglic de Grimoard. 11 ajoute que Anglic serait plutôt le neveu que l'oncle parce que Hélisaire mourut dix à douze ans avant le cardiual Anglic. Mais d'Or-
land oublie qu'il vient de raconter les prodigieuses austérités du prieur général Hélisaire de Grimoard, les austérités pouvaient fort bien faire mourir le neveu avant Tonde. Est-ce que saint Elzéar de Sabran ne décéda pas à trente-huit ans? est^^e que saint Louis d'Anjou ne mourut pas à vingt-trois ans? Le nombre des saints morts très-jeunes par IVfTet de leurs macérations est si grand que Tobjection de D*Orland sur la nature du titre de parenté entre Grimoard, prieur des chartreux, et Grimoard, cardinal, est sans portée. D'Orland, du reste, ne voudrait que changer le titre de la parenté, mais la parenté proche il ne la nie pas.
Nous lisons dans la Vie de saint Bruno, par le P. de Tracy, théatin, publiée en 1785, page 260 :
Elzéar (de Grimoard) Grimoaldi de Grisac fut prieur de Box-Pas, prés d'Avignon, avant d'être général.
11 était »£V£U d'IJRBAiif V, né au diocèse de Mekde, dont le père était banni de Grisac, et la mère de Sabran, sœur de saint Elzéar. Le pape offrit à son NEVEU le cardinalat qu'il refusa. Ce pieux général des chartreux fut d'une austérité extrême. Il avait ordmrârement la léte découverte et les pieds nus, dans les plus grands froids de Thiver, si rigoureux h la Grande-Chartreuse. (Martyrologe de France, par du Saussay.)
Élu en 1560, Elzéar ou Élisairb de Grimoard mourut en 1567 après sept ans de priorat... 11 est appelé ordinairement bienheureux ; sa saieteté est populaire dans la famille carthusienne.
Voilà un nouveau témoignage bien foi*mel en faveur de la parenté de sainte Roseline soit avec le pape Urbain Y, soit avec Elzéar, prieur général des chartreux.
La déclaration du P. de Tracy a été extraite par lui d'une histoire manuscrite de Tordre des chartreux qui a été montrée à l'uuteur de ces lignes, — le 12 juillet 1865.
Il s'agit donc ici d'une déclaration appartenant aux chartreux euimêmes et confirmant tous nos aperçus.
Nous résumons cette discussion en offrant le tableau des petits neveux qui ont le bonheur de représenter à présent la parenté vivante de la sainte chartreuse.
Dans la parenté la plus directe, dans Ja branche Flayosc, actuellement treize générations nous séparent de la génération de sainte ^ose- Une.
Dans la branche de Bargemont, quatorze générations se sont écoulées depuis que les cousins au deuxième degré de sainte Roseline vivaient, vers la fin du treizième siècle.
Dans la branche de Vence, les contemporains de sainte Roseline représentée par Uranie, sœur de la sainte., sont séparées delà génération actuelle par quinze générations.
Les générations les plus longues ont été dans la branche h plus directement rattachée au sang de sainte Roseline.
DOCUMENTS RELATIFS A SAINTE ROSËLINE. 4G5 Les iiarenls masculins de sainte Roseline sont représentés :
Dans les Flatosè, par :
Le marquis Uélion, Le comte Hippolyte, Le vicomte Julien.
La parentée féminine est représentée par : Madame la comtesse de Forbin La Barben.
D*autres parentés féminines vivent dans la famille de VAssigny de Juigné, dans la famille Aiidiffret de Draguignan ; — dans la famille de Vitré en Poitou ; — et enfin des Villeneuve, fixés en Hollande, malbeureusement enlacés dans les liens du protestantisme : ces Villeneuve de UoUande (puissent-ils être un jour ramenés à la vérité catholique par les mérites de la patronne de leur famille!)
Dans les Bargemom, par:
1^ marquis Henri de ViJleneuve-Bargemont.
Le comte Joseph de Villeneuve.
Madame la marquise de Forbin d'Oppéde.
Madame la comtesse de Brosses.
Madame la comtesse de Saint-Seine, à Dijon. «
Madame la comtesse de Bogaienshy.
Les enfants du comte Alban de Villeneuve.
Les enfants du vicomte Baptiste de Villeneuve.
I^ .vicomte Elzéar de Villeneuve.
La comtesse de Montebello.
La comtesse de Suffren.
Le mairquis Raymond de Villeneuve-Bargemont, maire, à Paris.
Madame la vicomtesse de Boigne, à Ghambéry.
La parenté féminine est représentée par :
Les héritières de madame Bain.
Madame de Godmar.
Madame Beverdit.
Dans les Vbnce, par :
Madame la comtesse de Lucay.
Mesdames d'Harcourt et de Nicolaî, nées d'Andigiié.
La postérité de madame de Divonne.
— — de Bassompierre.
— — de Pins.
Madama la comtesse de Marcellus.
Mademoiselle Roseline d'Hinnisdal.
Le marquis d'Hinnisdal.
Madame la comtesse de Bardonnenche et sa postérité.
Marseille, mai 1865.
Mota anr Diana da ▼tUanaiiTa, tanta da aaiala Hnaalina davanna, aons la nom da Jaanaap la praailèra prlavra da la
da Galla*Ilonkaad, vara 1261.
D'après les Bollandistes (page 29 de la Vie de sainte Roseline écrite par rillustre P. Papebroeck)» le corps de cette chartreuse parait avoir été trouvé sans corruption cinquante années après sa mort, vers le milieu du quatorzième siècle.
Il est certain que ce corps n'a pas été trouvé à Bertaud, et non plus à la maison de Durbon, où se sont réfugiées en 1445 les religieuses de Ber taud.
Si Jeanne de Villeneuve était morte à Bertaud, les chartreuses u'auraient-elles pas transporté le corps miraculeux avec elles à Durbon? Elles ne Tauraient certes pas envoyé à Gelle-Roubaud, où, diaprés une ancienne tradition, il devait être encore, au moment où les bollandistes écrivaient, en 4694.
N 'est-il pas vraisemblable que Jeanne a fini ses jours dans le monastère où Ton a trouvé son corps ?
Donc elle a exercé ses fonctions de prieure et terminé sa vie dans la maison de Celle-Roubaud, jusque vers Tannée 1300, époque où Roseline, ayant déjà dépassé sa trentième année, rempHssait les conditions nécessaires pour être élevée au priorat. Il existe un moyen de concilier le texte qui établit Roseline prieure vers Tan 1300, avec ce que Ton lit à la page 45 des Bollandistes, que Roseline fut enterrée à côté de Jeaime, sa parente, qui Tavait précédée dans le priorat, et qui était morte depuis 'dix-neuf ans : AnU annos novenidecim defunclx (Joannœ), Roseline,,d'après le nécrologe de fiertaud, trouvé par Charles Lecouteux, mourut le 17 janvier 1329. Le décès de Jeanne a donc été reculé jusqu'en 1510. Pour tout concilier, il suffit d'admettre que Jeanne de Villeneuve, arrivée en 1300 à sa soixantedixième année, abdiqua le priorat pour que cette charge fût donnée à sa nièce Roseline. Le corps de Jeanne aurait été exhumé cinquante ans après 1310, c'est-à-dire en 1360, année bien solennelle» où le corps de Roseline fut, par révêque de Marseille, élevé sur Tautel. Ne s*explique-t-ou pas très-bien aussi pourquoi Jeanne de Villeneuve fut envoyée de Bertaud à Celle-Roubaud avec la dignité de prieure? Si le seigneur des Arcs avait été si empressé à seconder la fondation de la chartreuse de Celle-Roubaud, n'était-il pas utile, n'était-il pas naturel, que Ton confiât la direction de la nouvelle maison à la pieuse sœur du baron, plus capable que toute autre d'entretenir le Eèle et l'affection du seigneur envers les chartreux? Au surplus, vers 1400, le corps de Jeanne de Villeneuve a été tellement mutilé et dispersé au milieu des ruines du morastère qu^on n'a plus pu le recon^ naître?
DOCUMENTS RKLATIFS A SAINTE ROSELINE. 4«7
Testament de Romé« d« ▼lllanmiTe.
AU nom du Seigneur, ainsi soitril. L'an 1250 de rincarnalion, huitième indiciion, le 15 décembre, je fais savoir à tous présents et à venir que moi, Romée de Villeneuve, sain d'esprit et jouissant de mes facultés intellectuelles, quoique souffrant d'une maladie corporelle, je fais en la forme suivante le testament de tous mes biens et possessions, immeubles, meubles et animaux, savoir *■ :
1 . J'institue mon fils Paulet I*'* héritier de la place de Gaude et dépendances, des domaines de Saint Jeannet et de Casteltet et de la moitié de... et je veux qu'il se contente des objets susnommés, formant mon héritage en sa faveur.
2. J'établis héritier de 300 livres tournois, mon fils Pierre*, je veux, s'il plaît à Dieu, le faire instruire de la science ecclésiastique dans la maison des frères prêcheurs de Nice. 11 se contentera de cette somme pour tout héritage. Les frères le nourriront, l'instruiront et lui achèteront les livres qu'ils jugeront lui être nécessaires.
5. J'institue ma fille Béatrioc héritière de 100 livres tournois, afin que madame Asturge (ma mère), lui choisisse un monastère et un état religieux, et je veux qu'elle se contente de ce legs pour tout héritage.
4. J'ordonne la vente de tous mes autres biens, places de Villeneuve avec dépendances» de Gagnes, (ÏAudoriy de Courségoules, de Gréolières et de mes possessions de Torenc.
5. Le prévôt et les chanoines de Vence s'étant départis de tous leurs droits seigneuriaux sur certams habitants de la cité de Vence, et de la place de Courségoules, je veux que Ton vende tous les objets meubles et animaux que je possède dans ces places, aussi bien que dans celle di; Cipières.
En ce qui concerne la ville de Vence, je remets et abandonne tout droit seigneurial sur les hommes que possèdent le prévôt et les chanoines, la réserve du majeur domaine appartenant au seigneur (comte de Provence), sur les Alberges et autres objets.
Je remets et abandonne tout droit seigneurial par moi possédé dans la même ville sur les hommes des seigneurs de Mouvans, en réservant encore le majeur domaine de monseigneur (le comte de Provence), sur les Alberges et autres objets.
* Celle pièce offre la trace des relations de la famille de Villeneuve avec l'ordre des Chartreux : on y rencontre les plus touchants aveux des fautes commises, et, à côté des écarts de ta violence, les plus loyaux efforts de réparation faite avec la perspective des sévères Jugements du juge incorruptible des monarques et des grands. On voit ain^i comment le christianisme corrigeait les mœurs de raristocratis du moyen âge.
' .\vait épousé Eycarde de Castellane en 1218.
' Il épousa Alasie d'Aiguines, suivit saint Louis à Tunis et devint la principale tige des Villcneuve-Vence après la mort des enfants de son frère, Paulet.
6. Je déclare et confesse avoir reçu de mon épouse Doulcef à litre de dot, 15,000 sous. Je lui lègue, en outre, sur mon bien propre, 5,000 sous génois.
7. Je i^econnais avoir touché à titre de dot, de ma belle-fille Eycarde épouse de mon fils Paulet, 2.000 livres raymondines.
8. Je veux et ordonne qu il soit payé ^ André *le Rico, citoyen de Gènes, tout ce que je lui dois et qui sera établi soit par pièces probantes soit par serment.
9. On payera à Guillaume Allègre, citoyen de Gènes, tout ce que je lui dois d'après les preuves écrites qu'il pourra produire, s'il exige davantage, il sera cru sous serment jusqu'à concurrence de iOO livres génoises.
10. Il sera payé aux malheureuses Madeleine Calarode et Pagarine et h deux autres femmes tout ce qu'elles réclameront leur être dû, sous la foi du S4*rment, et à leurs fiancés 10 livres génoises.
11. À Gascon d'Âix, je dois 125 livres tournois, à payer à Toctave de Saint-Hilaire.
12. A Sicard de Hyères, je dois 100 livres raymondines et au delà, sui* vant ce qui se trouvera inséré dans Facte fait par mon notaire Mercadier et scellé de mon sceau pendant,
15. A Bertrand de Garde mon homme d'armes, je dois 5,000 sous nyinondins, pour des chevaux qu'il m'a vendus (1 ,500 fr.)
14. Je déclare avoir injustement dépouillé Quibonnie de Favars et quelques autres personnes, de 5,000 sous raymondins, j'ordonne de U leur restituer.
15. J'ai injustement dépouillé de 20 livres tournois des hommes de RocABi£ et de Joglars qui se nomment Brochie. — J'ordonne de restituer cette somme à chacttn des prénommés,
16. A l'église de Saint-Dalmas de Blaje, je lègue 40 livres tournois qui ont été enlevées à cette église par mon ordre. Je veux que cet ai^gent soit distribué aux hommes de ce lieu, d'après les appréciations et par la main de Raymond, prieur de l'ordre des prêcheurs de Nice.
17 . Je lègue 200 livres tournois pour reconstruire ÏÉglise de Meyronnes et pour restituer \es biens ecclésiastiques, que j'en avais enlevés; tout cela s'exécutera sous la direction de l'archevêque d'Embrun.
18. A Vosuvre des frères prêcheurs de Nice, je lègue 500 sous tournois. — Pour vêtir ces mêmes frères, je lègue 10 livres tournois.
19. J'élis ma sépulture dans la maison des frères prêcheurs de Nice; pour l'achat d'un calice je donne 100 sous tournois, pour vêtements des frères, 100 sous touniois.
20. A Sainte-Marie du Toronet, 100 sous tournois pour l'achat d'un calice. — Un prêtre qui célébrera les messes pour le repos de mon àme, 100 sous tournois.
21. A l'église de Pignons, je lègue 100 sous tournois, pour aciieterun calice; à Sainte-Marie de Fréjus pour deux calices, une chape de soie et une ceinture d'or ornée de pierres précieuses, je lègue 200 sous tournois.
22. A Sicard de llyêres (Areis), je dois, outre ce qui a été relaté plus
haut, 30 livres raymondines : pour cette dette, il sera ajouté foi soit à sa parole, soit à celle de son fils.
25. Je dois sur la place de Draguignan à Puyrator ce qu^il établira par preuves écrites ou par serment.