‹ Histoire de SainteBarbe, collége, communauté, institutionChapitre 114 sur 155 · Duboulay, Hist. Uni»., t. VI, p. 330 sq · texte numérisé non relu

Duboulay, Hist. Uni»., t. VI, p. 330 sq

les actes fussent taxés de telle sorte que toute exaction cessât à l'égard des aspirants aux grades. Prévoyant la peine qu'auraient les principaux à faire triompher ces innovations, et la mollesse avec laquelle ils seraient soutenus dans cette tâche par le tribunal académique, son dessein était de provoquer l'intervention du parlement, et de faire rendre un arrêt, auquel on ne contreviendrait pas sans s'exposer aux poursuites de la cour.

11 n'eut le loisir de présenter ce projet à aucune des assemblées qui eurent lieu tandis qu'il fut en charge ; mais il le développa devant son conseil la dernière fois qu'il le réunit à Sainte-Barbe \ On l'écouta froidement, parce qu'on vit une atteinte à l'indépendance du corps dans l'autorité dont il prétendait investir le parlement. Sans lui faire d'objection sur le fond des choses, on en subordonna la prise en considération à une foule de démarches préliminaires, qui n'étaient qu'une façon de reculer aussi loin que possible l'accomplissement. Gouvéa comprit qu'il en demandait trop à la fois; il rabattit son ambition à exécuter dans l'intérieur de son collège une partie de ce qu'il avait en pensée, sauf à renouveler publiquement ses * instances sur des points séparés, toutes les fois qu'il verrait l'occasion favorable.

Il commença par diriger ses efforts contre les représentations scéniques et les promenades en armes, deux choses qui faisaient alors le supplice des principaux, amis du bon ordre.

Si l'on réfléchit cfue le théâtre français, répudiant

Page 1