‹ Histoire de SainteBarbe, collége, communauté, institutionChapitre 130 sur 155 · Archives de l'Université, reg. 21, fol. 156 et suiv · texte numérisé non relu

Archives de l'Université, reg. 21, fol. 156 et suiv

la fin de Tannée, à cause du temps pendant lequel celui-ci avait cessé de faire sa classe.

Jacques de La Halle ne vit pas la fin de cette affaire. 11 se relira après un an de principalat, las des déboires qu'il lui fallait essuyer. Le plus amer fut une semonce que lui administra le procureur général du parlement pour n'avoir pas su empêcher une nouvelle promenade au tambour à laquelle ses élèves prirent part avec ceux de plusieurs autres collèges. Il s'excusa très-piteusement , en rejetant la faute sur l'insubordination de deux de ses régents \ Il était de ces gens qui font bien lorsqu'ils se sentent soutenus. Sa contenance fut très-belle à côté de Nicolas de Cormeilles , le jour du jugement de Rougeot ; mais avec un personnage comme Certain , dont Tunique assistance était de se tenir à couvert derrière lui en lui soufflant le plus possible de son autorité, il ne donna que-des marques de faiblesse, le sentit, et jugea que son devoir était d'abdiquer.

Comme La Halle n'avait pas trouvé son compte au marché qu'il avait passé avec Robert Dugast , celui-ci ne voulut pas que le successeur de La Halle en pût dire autant. 11 se procura un autre théologien, le plus bénin et le plus court de vue qu'il put rencontrer, et quand il l'eut bien sondé, de manière à être sûr qu'il était bon pour Tusage qu'il en voulait faire , il lui fit signer un papier par lequel l'autre consentait à n'être rien du tout que le prête-nom de Robert Certain. Ce nouveau principal s'appelait Jean Phelippeaux. Les clauses du contrat furent exécutées à son égard avec

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une ponctualité telle, que c'est au procureur du collège, et non à lui, que le portier allait porter tous les soirs les clefs de la grande porte et la liste des absents. Non-seulement il ne choisissait pas les maîtres, mais il n'avait à espérer l'assistance d'aucun d'eux, si par hasard il voulait corriger un élève qu'il surprenait en faute

Cormeilles dénonéa tout cela au parlement dans le cours de son procès avec Robert Certain. La cour ayant déféré la connaissance de ces faits aux quatre principaux de Navarre, de Bourgogne, de Montaigu et du Cardinal-Lemoine, Robert Dugast, qui en fut instruit, accourut à Sainte-Barbe, pour qu'avant l'information Phelippeaux fût mis par un nouvel acte en possession de tous les droits appartenant à sa charge. Par là on détourna une condamnation imminente. Phelippeaux, tout en confessant que jusqu'alors il n'avait été principal que de nom, put donner à croire, par l'exhibition de son titre , qu'il le serait de fait à l'avenir \

Le fut-il vraiment? La commission des quatre principaux avait exigé , indépendamment de l'acte réformé, l'engagement verbal pris par Dugast et Certain qu'ils n'entreprendraient plus sur la direction de Sainte-Barbe.

Les choses furent réglées de la sorte au mois de juin 1550, et depuis lors le nom de Phelippeaux ne paraît plus. Peut-être les errements du passé ayant été repris, en dépit des écritures et des serments , le bon

\. Archives de l'Université, reg. 21, fol. 157 et suiv. 2. Ibidem,

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docteur demanda-t il son congé, afin de n'être point une dupe ridicule, après avoir été un instrument passif. Dans tous les cas, il est constant qu'au commencement de l'année 1 553 il était parti. Alors Dugast s'arrangea de façon à être lui-même l'homme derrière lequel son neveu pourrait agir en toute liberté-

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