‹ Histoire de SainteBarbe, collége, communauté, institutionChapitre 140 sur 155 · Arrêt du 9 décembre 1556, dans Félibien, t. IV, p · texte numérisé non relu

Arrêt du 9 décembre 1556, dans Félibien, t. IV, p

toutes les fois que Ton voulait convertir du bien en propriété perpétuelle pour des établissements de mainmorte. Robert Dugast était du nombre des gens de lettres que protégeait le cardinal de Lorraine. Ce grand personnage, tout-puissant auprès de Henri II, fit accorder gratis l'amortissement de Sainte-Barbe, à condition que la mémoire du roi serait conservée dans les prières du collège 1 . Cette obligation est ainsi exprimée dans les considérants de l'ordonnance royale, rendue en février 1 557 : « Nous, inclinans à la dévo* tion et prière dudit suppliant, et aussi afin que soyons participans aux prières et bienuaits qui se feront audit collège, avons amorty et amortissons, etc. »

Tout étant terminé au printemps de Tannée 1 557, il ne restait plus qu'à préparer la cérémonie d'inauguration du nouveau régime, lorsque, par suite d'événements imprévus, il devint nécessaire de différer encore.

Pendant le rectorat d'Audouart, un projet bien sage fut discuté dans sa chambre a Sainte-Barbe. Pour mettre un terme aux altercations sans cesse renaissantes qu'on avait avec les religieux de Saint-Germain à cause du Pré-aux-Clercs, quelqu'un proposa d'en vendre les parties les plus rapprochées de l'abbaye à des spéculateurs, qui les demandaient pour bâtir dessus La chose échoua par la coalition des universitaires pur sang avec les théologiens, et voici ce qu'il en résulta sans beaucoup attendre.*

1. Archives de l'Empire, X. 8610, fol. 24. L'intervention du cardinal de Lorraine est attestée par le vieil inventaire des titres de Sainte-Barbe, ibid. S. 6331 bis.

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