‹ Histoire de SainteBarbe, collége, communauté, institutionChapitre 38 sur 155 · Robert Goulet, Heptadngnïa, cap. iv · texte numérisé non relu

Robert Goulet, Heptadngnïa, cap. iv

lerie, et après l'examen on allait pendant un autre mois disputer publiquement dans la rue du Fouarre. Les élèves qui aspiraient à la licence ne faisaient pas autre chose 1 . Indépendamment de leurs disputes quotidiennes dans chaque classe, ils en avaient une en commun dans la* grande salle du collège tous les samedis soir et veilles de fêtes carillonnées : c'étaient les jours aristotéliques.

Tant de disputes avaient pour effet d'aiguiser singulièrement les esprits, de les rendre imperturbables à l'attaque et prompts à la riposte; mais aussi elles faisaient des ergoteurs plutôt que des penseurs, des outrecuidants plutôt que des savants. Les humanistes du seizième siècle s'élevèrent contre elles avec d'autant plus de raison que l'élément .nouveau qu'ils firent prévaloir dans les études ne comportait pas des exercices de ce génie. Vivès, l'instituteur de la princesse Marie d'Angleterre, que notre Université compta d'abord au nombre de ses suppôts, a reproduit avec un comique achevé une interrogation du genre de celles qui devenaient matière de dispute*. La scène se passe dans un collège voisin de Montaigu, qui, selon toute apparence, est notre Sainte-Barbe. Lui, Vivès, et son collègue Gaspard Lax étant entrés dans la classe, le professeur en chaire veut leur en faire les honneurs, et le dialogue suivant s'établit entre lui et son meilleur* élève :

D. Enfant, dis-moi en quel mois mourut Virgile? R. Au mois çle septembre, mon maître.

1 . Thurot, De l'organisation de l'enseignement, etc., p. 88.

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