Duboulay, Hist. Univ., t. VI, p
3. Épitre dédicatoire de Gui de Fontenay à Nicolas Menuel, en tête du Magnum collcctorium historicum.
4. Vers de Jacques Bridou, barbiste, à la suite du Traité des cinq universaux de Jean Gelidius.
parlant d'Antoine Pelin, fut le régent de philosophie que Sainte-Barbe eut la satisfaction de voir élire recteur le 23 juin 1510. Du Boulay rapporte la teneur d'un certificat d'éludés qu'il délivra plus tard à l'un de ses anciens élèves 1 . 11 était alors vicaire général à Noyon \
Nicolas Menuel, autre régent de notre collège, où il avait commencé par être élève, y apporta encore la dignité rectorale 8 . Ce fut dans une circonstance si critique, que le choix qui fut fait alors de sa personne prouve singulièrement en faveur de sa capacité. L'Université venait de s'entendre notifier le concordat par lequel le pape et le roi de France avaient diplomatiquement réglé, entre autres choses, leurs prétentions respectives sur les bénéfices ecclésiastiques. Les gradués murmuraient contre ce pacte attentatoire à leurs droits. Ils ne voulaient pas le reconnaître; de sorte que pour son entrée en exercice (mars 1518), Menuel eut à fulminer un décret qui défendait de l'imprimer. Ce coup d'autorité, très- mal pris en cour, provoqua de la part de François 1 er une lettre conçue dans des termes que l'Université n'avait pas accoutumé d'entendre. Les Facultés dirent que. cela leur déplaisait et votèrent le recours à la voie d'appel. Le roi, de son côté, enjoignit à M. le recteur et consorts de ne plus s'immiscer dans le gouvernement; de nombreuses arrestations prouvèrent qu'il y avait nécessité d'obéir, et ce fui comme