‹ Histoire de SainteBarbe, collége, communauté, institutionChapitre 46 sur 155 · Livre II , chap. vu · texte numérisé non relu

Livre II , chap. vu

2. Factum signiûé pour les principal, procureur, chapelain et boursiers du collège de Sainte-Barbe, demandeurs, conlre MM. de l'Université (imprimé en 1723).

maria*. Ce sont des poésies dévotes, dans lesquelles ne s'annonce pas le futur libre penseur. Probablement Denis Lefèvre fut moins charmé de leur facture que du sentiment qui les avait dictées, car ce professeur fut un ascète. A vingt-six ans il alla se confiner chez les Célestins de Marcoussis, sacrifiant à sa piété une carrière dont les débuts avaient retenti dans quatre collèges. Coqueret fut le théâtre principal de ses exploits. 11 y reçut pendant une de ses leçons la visite des ambassadeurs vénitiens, qui, après l'avoir écouté, dirent tout haut qu'avec un pareil homme la France n'avait rien à envier à l'Italie'. Ce qui nous reste de lui est pourtant loin de justifier cet éloge.

Martin Dolet, renommé versificateur, appelé à Sainte- Barbe vers 1515, y enseigna pendant de longues années le mécanisme du vers latin. 11 savait, disaiton, faire tomber comme par enchantement la peau de brute sous laquelle tant. d'enfants lui étaient présentés; malgré la diversité des intelligences, il n'en était pas où il ne parvînt à faire fructifier ses leçons 8 ; enfin il passait pour un audacieux novateur qui avait battu en brèche les retranchements du vandalisme :

Te duce vandalicas Barbara rumpit opes * .

Foursy de Cambrai, ainsi qu'on l'a déjà dit en

1 . Gu/Henni Du Bellay Peregrinatio htnnana. Paris, 4 509. Voir l'épître apologétique de Dionysius Faber, placée à la 6n.

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