Barbosa , Bibliotheca lusitana, t. I, p
3. Préface de la seconde édition de ses poésies légères, Theod. Bezx Vezelii poematum editio secundo. Paris, H. Estienne,
k. Il s'en est fait une édition à Salamanque, en 1558. 5. Hendccasyllahon liber, n° 5.
Et te nostro ego Tevio inviderem,
Et nostrum tibi Tevium inviderem.
Sed cum me nihil invidere sit fas
Vel tibi, Goveane, Teviove,
Si fas est quod amor dolorque cogit,
Vobis imprecor usque et imprecabor,
Uterque ut mihi, sed cito, rependat
Hoc pwvum ob facinus malumque pœnas :
Te mî Tevius invidere possit,
Tu possis mihi Tevium invidere.
Ambobus mihi si frui licebit,
Cœlum dis ego non suum invidebo,
Sed sortem mihi dî meam invidèbunt.
Il y a eu aussi à Sainte-Barbe un Manuel de Teyve, peut-être frère de Jacques, mais dont on ne sait rien, sinon qu'il suivit en 1 528 le cours de mathématiques de Jean Fernel 1 . Cette famille était de Braga.
Autoine Leytao, aussi de Braga, fut recteur pour le premier trimestre de 1553, tandis qu'il régentait en philosophie dans notre collège*. Il y occupa la chaire de physique dès 1547. Au mois de mars de cette année ses collègues de la nation de France l'investirent des fonctions de procureur. Sa signature sur le registre de la natiou est accompagnée d'une devise en grec dont voici le sens : « Je ne cherche pas à être riche ni ne fais de vœux pour le devenir. Mou choix est de vivre dans la médiocrité, où l'on est à l'abri des catastrophes*. » Il semble qu'il y ait là un
1. Ad omnimoda virtute prxditos juvencs^ Joannem Xi menez % Emanuflem de Ticves cxterosque condiscipulos f Joannis Baptistx Lusitani exhortatio, à la -fin du Monalosphxrium de Fernel.
t. Duboulay, Hist. Univ., t. VI, p. <*53.
3. Où pouXoaai 7tXou6eîv (sic) où8' to^ouat, àXXa jxot th\ Çrjv flbco
écho du précepte gravé sur le piédestal d'une statue de la Sagesse, qui fut érigée vers le même temps à Coïmbre, dans la salle des actes solennels de Y Université : Disce vivere in servitute et mori in paupertate *.
Belchior de Belliago, fils d'un financier d'Alfan- • dega, ne fut pas d'une nature à pratiquer la morale de Leytao. Dès le collège il montra une inclination peu commune à brocanter de toute chose, et plus tard, quoiqu'il se fût voué à l'enseignement de la philosophie, il fit de sa chambre, à Paris comme à Coïmbre, un véritable cabinet d'affaires :
Belleago cunctas tractât artes commode,
Has praeter unas quas docet; Nec fœnerator alter illo doctior,
Nec caupo quisquam argutior *.
On l'avait surnommé le Juif. Ce fut néanmoins un homme de talent. 11 subjugua le roi Jean II! par son éloquence, se fit nommer évéque de Fez in parïiùus, et desservit la chapelle royale jusqu'à sa mort 8 . Nous regrettons de n'avoir pas pu nous procurer un éloge de Sainte- Barbe qu'il prononça à Coïmbre, comme discours d'ouverture, à la rentrée de 4548*.
Antoine Pin, d'Oporto, né dans une famille obscure
t£5v ôXrywv (sic), {xyjSêv e^ov toi (sic) xaxôiv. Ms. de la- bibliothèque Mazarine, n° H 2682 A, fol. 32.