LA S ARD.V ION E
de la France sur cette île , quoique bien facile , n’avait jamais réussi 1 , soit que le souvenir de la malheureuse expédition de 1793, dont il avait été témoin oculaire et acteur , l’eut dégoûté d’en hasarder une nouvelle pour son compte, il abandonna promptement cette idée , et laissa la maison de Savoie jouir du dernier asile que la fortune lui avait réservé. I.es affaires générales de l’Europe , la politique , la guerre et son génie , l’entraînaient dans des entreprises plus vastes et plus périlleuses.
* Les débarquements, faits à différentes reprises parles Français en Sardaigne , furent sans succès. En 1527 , une division française , aux ordres d 'André Doria , jeta sur la côte de la Callura quelques troupes , qui s'emparèrent de Sassari , mais qui furent promptement repoussées par le gou* verneur d'Alghero, don Zerardo /.étrillas. Antoine de Bourbon , archevêque de Bordeaux , et Henri de Lorraine , comte d’ Harcourt , vinrent en 16Î7 , à la tête d’une expédition française , attaquer la ville d'Oristano , qu’ils prirent sans résistance ; mais ils ne purent s'y maintenir que quelques jours, et en furent chassés. Tom. Ier, pag. 47* et 489.
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