‹ Histoire de Sardaigne, ou, La Sardaigne ancienne et moderne, considérée dans ses lois, sa topographie, ses productions et ses moeurs (volume 3)Chapitre 41 sur 108 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Esui de géographie comparée de la Sardaigne ancienne et moderne. — Restitution des sites et des noms, d'après les autorités, les probabilités et les ruines.

Les notions que nous trouvons, dans les auteurs anciens , sur la géographie de l’antique Sardaigne, sont ou insuffisantes , ou couvertes d’obscurité, comme s’il avait été dans sa destinée de n’étre bien connue à aucune époque de son existence.

Slrabon, toujours si exact et si judicieux , ne nous a laissé , sur cette île et sur ses habitants , qu’un aperçu général.

Polybe } Tite-Livc et Pline nomment un petit nombre de villes.

Pomponius Mêla n’entre dans aucun détail.

L’Itinéraire de l’empereur Anlonin trace seulement quelques-unes des routes qui mettaient les divers points de Pile en communication.

C’est au géographe Ptolémée que nous devons la seule description à peu près complète, que nous possédions , de la Sardaigne antique. Ses tables itinéraires embrassent tout le littoral-, les îlesad-

jacentes , et même l’intérieur et le centre, dans les parties du moins qui ont pu être connues des anciens. Mais cet auteur , dont les travaux imparfaits ont pourtant été si précieux, est considéré parles érudits comme inexact, brouillon, et sujet à confondre les nopts , les lieux et les distances.

Aucun homme n’était plus capable de relever les erreurs de Ptolémée , et d’éclaircir ou de rectifier sa géographie sarde, que le célèbre Cluvier 1 , qui a fait , avec le plus grand succès , un travail analogue sur l’Italie et la Sicile. C’était en effet son projet, et il vint jusqu’en Corse, pour le mettre à exécution ; mais la crainte des pirates , qui ne l’avait pas empêché de faire un voyage beaucoup plus long , lui ôta le courage de traverser un détroit de quelques lieues. Il se «intenta d’écrire , sur la géographie comparée de la Sardaigne , quelques pages qui sont jointes à son grand ouvrage sur la Sicile, et où l’on retrouve, malgré les erreurs inséparables de la manière dont elles ont été composées, et dont il se plaint et s’excuse luimême , son érudition profonde et son étonnante sagacité,

'.Philippe Cluver ou Clavier, né i Dantziek en )58o, t'est fait une gram!c réputation par ses travaux géographiques. C'est te premier géographe qui ait su mettre dans ses recherches de l’ordre et de la méthode, et qui ait réduit la scienre à des principes certains. Ses ouvrages se font remarquer par beaucoup d’éruditiou, d’exactitude et de jugement. Il mourut à tes de , en i6a3 ,à l'ige de 4.3 ans.

Privé de l’avantage qu’il avait eu en Italie , et dont il avait habilement profité , de tout voir et comparer par les yeux , Ciuvier a dû nécessairement laisser échapper de fausses conjectures et des jugements erronés. Nous nous efforcerons de les rectifier, autant que nous en aurons les moyens, sans nous éloigner du respect du au nom d’un savant qui jouit d’une réputation si bien méritée.

En adoptant celles de ses opinions qui nous sembleront fondées, nous nous attacherons à mettre en concordance Anlorùn et Plolémée, nos seuls guides en cette matière, et à les expliquer l'un par l’autre.

Cluvier a commencé par donner un exemple de son excellente méthode et de sa saine critique , en évitant de s’égarer dans la nomenclature des peuples de la Sardaigne , et eu la réduisant aux dénominations générales. Il règne beaucoup de vague et d’incertitude dans ce que disent à ce sujet les auteurs anciens. On ne saurait , avec quelque apparence de .certitude , assigner à ces diverses populations des territoires et des limites.

La plus ancienne peuplade était évidemment celle des descendant? de ces colons grecs qui vinrent avec lolas , ou suivirent les- expéditions postérieures , et qui , refoulés dans l’intérieur par les Carthaginois , s’appelaient Jolaenses. Ce peuple agriculteur et pasteur , retranché dans les mon-

tannes de la partie méridionale de l'île , où il conserva son indépendance et ses mœurs , est présenté parles historiens et géographes de l’antiquité , tantôt sous ce nom, tantôt sous celui de Diageirenses. ,

Pline et Pomponius Mêla coufondent avec les Jolaenses, à cause de la ressemblance du nom., les I lieuses , ou enfants A' Ilium, qui, fuyant après la prise de Troie, furent jetés sur la côte orientale de la Sardaigne , y établirent une colonie , et se mêlèrent ensuite aux habitants des montagnes de l'intérieur de l’île.

C’est à ces montagnards du centre qu’appartenait plus particulièrement , à ce qu’il paraît , la dénomination AeBalari, qui voulait dire fugitifs et indépendants , et qufon a traduite par le nom de brigands , en des temps plus modernes.

Les montagnes de la partie septentrionale ( in sani montes ) étaient habitées , d’après Pline, Pausanias et Ptàléntée, par d’autres fugitifs , qu’ils désignent sous le nom de Corsi , et qui étaient venus de l'île voisine de la Corse, ou à cause de quelque sédition , ou par aipour de la nouveauté.

Il faut donc se borner à ces trois grandes divisions dès peuples de l’intérieur de la Sardaigne : Dvtgebntises , Bain ri , Corsi.

Titç-Livc donne à celui de ces peuples qui avait pour chef Jlarsicoras , et pour capitale la ville de

ANCIENNE ET MODEIINK. 545

Cornus , la dénomination de Pellidi. C’est Pellili qu’il faut lire ; alors ce mol devient uue épithète. L’historien veut parler des hommes habillés de peaux. Ces montagnards étaient en effet vêtus dans l’antiquité comme ils le sont encore aujourd’hui.

Strabon désigne trois autres populations, A coudes , Tarâtes et Sossinates 1 . Plolémée en compte un bien plus grand nombre, et dans l’ordre suivant, en partant de l’extrémité septentrionale: Tibulatii, Coracens/i, Carinstï, Cunusilani, Solcitani, Donesii, Æsaronenses, Corncnsii , Æsahilensii , Ruacensii, Celsitanii , Corpicensii, Scapilani, Siculensii Neapolitœ , V alentini, Solcetani , Norçlani.

11 est impossible de déterminer aujourd’hui le site de ces petites peuplades, qui tiraient leur nom de leur chef-lieu de canton, et dont les deux derpiers géographes auraient pu vraisemblablement augmenter encore la liste.

Le seul Plolémée nous a fait connaître le nom des fleuves et rivières de la Sardaigne dans l’antiquité. Il en nomme sept : Thjrrsus, Thermus, Sœ-

1 11 est vraisemblable que Strabon désignait , sous d’autres noms , les peuplades qui habitaient les montagnes du midi T du rentre et du nord de l’ile , et vivaient de rapines et de brigandages. Varron (de Reb. Rom. ) dit que ceux qui étaient voisins d’/o/ér préféraient cette existence sauvage a la culture des champs les plus fertiles. Le texte porte , prope Ceïtcm ; mais comme ce nom de ville ne se trouve nulle autre part , il est à croire qu’il u été altéré dans les copies, et qu’il y avait ou Calarim ou Jollcm.

prus, Ternus, Cedris, Debotes et Sacer. Nous ferons connaître les rivières actuelles qui leur correspondent , à mesure que nous les rencontrerons sur notre route.

Nous ne savons , sur l’importance et les qualités îles villes , que ce que nous en apprennent Strabon, Pomponius Mêla et Pline. Les deux principales et les deux plus anciennes villes de la Sardaigne, disent les deux premiers , sont Candis et Sulci. Nous voyons dans Pline que Caralis, Sulci , Neapoüs , B osa, Nora} Olbiaet Forum Trajani eurent le titre de cités romaines , et que leurs habitants jouirent des honneurs et privilèges qui s’y trouvaient attachés. Il y avait deux colonies romaines : Lscllis, et Turris Ljbisonis, que l’on appelait aussi Colon ia V ?sti polis.

Ptolémée commence sa nomenclature par la partie occidentale, dans cet ordre et en ces ternies ' :

Cordilanum promontorium , Tillium civitas , jSjmphœus portas , Hermœum pmmontorïum , Tenu Jluv. Ostium , Coracodes po/lus , Tarra

' Les noms ne sont pas toujours copiés fidèlement dans Clavier. Ceux que nous doutions ici , sont scrupuleusement copiés sur l’édition do Pto- Umér , où Ton a comparé les leçons et les manuscrits , et qui a pour titre ; Cl. Ptoiemei theatrum geographiœ, etc. Edentc Petro Berlio Bevero , cunt lahulis Crrardi Mercatoris. Amstelod. 1619.

Nous avons supprimé lés distances, parce qu’elles sont inexactes, et qn elles surchargeraient le texte de chiffres inutiles.

civi las , Thj rsi Jluv. Ostium , Usellis civitks colonia , Sacrijluv. Ostium, Osœa civitas , Sardopaloris Fanum, Neapolis, Pachœum ou Cnassum promontorium.

Le Gordilanum promontorium , à en juger par le point de départ du voyageur , est le cap Falcone , situé à la pointe de la Nurra, en face de l’île de YAsinara.

Les géographes placent Tillium dans la Nurra, près du cap Negretto , au lieu dit Cala (T Acqua di Cervo. Nous l’y laissons, en dépitdu père Napoli qui veut jeter Tillium au go\fe de Santa Reparata , près Longo Sardo, sans en donner d’autres motifs que sa méOance contre Plolémée. Il faut pourtant de meilleures raisons pour transporter une ville d’un lieu dans un autre.

Njmphœus portus était un peu plus au sud , à la pointe de Y Argentara , dans la Nurra, a l’endroit qu’on nomme aujourd’hui Cala diPalma.

Ilennœum promontorium est le cap de la Caccia.

Ptolémée , en plaçant l’embouchure dn Temus avant Coracodes portus , a fait une énorme transposition. Le Teinus est le ileuve de Posa , qui est beaucoup plus au sud, en partant de l’extrémité occidentale. * .

Les érudits d ' Alglicro , forts de l’autorité de Clavier } prétendent que leur «ville était le Comrodes portus de Ptolémée , et que probablement

son nom antique était Corax. On ne trouve ce nom de Corax nulle part. Ptolémée désigne évidemment , par Coracodes Portus, porto Conte, qui est un des meilleurs ports de la Méditerranée, capable de contenir un très grand nombre de bâtiments de toute portée , et non certainement Alghero, qui ne peut recevoir que de petites embarcations , et qui d’ailleurs n’existait pas dans l’antiquité, puisque sa fondation date du douzième siècle.

Plolêméc saute par-dessus Posa, dont il fait une ville de l’intérieur , et que nous rétablissons , d’après l’Itinéraire d’ Antonin , au nombre des villes maritimes , et près de l’embouchure du Tanins , pour nous transporter à Tarrct , que ce dernier nomme et écrit Tharros.

Clavier déclare qu’il n’a aucune donnée surl’emplacement de cette ville , dont le père Mattéi { Sardinia sacra) avait déjà révoqué en doute l’existence S’il eut été à portée de se procurer des notions plus précises, il eût su que, dans le golfe du Geloso , formé parle cap San- Marco , près de l’abbaye de San- Giovanni de Sinnis , sont les vestiges d’une ville antique, qui a été détruite à une époque inconnue, mais qui est incontestablement celle dont parlent Ptolêinée et l’Itinéraire. Ce lieu a con-

' Mnrius Niger, dans se* commentaires, est beaucoup plus tranchant. Décide à trouver une place à Tarrti ou TUarrOs , il U inet on est maintenant AlçUcrOy dont quelques autres avaient fait un Corax imaginaire.

seryélenomde Tamis; on appelle SanüiMaria de Tamis une vieille église qu’on voit encore parmi ces ruines. Au commencement du dix-septième siècle, quandle père Vitale écrivait ses Annales latines de la Sardaigne, il existait des restes plus imposants de l’ancienne Tharros , savoir : de longs conduits d’eau en plomb et des égouts , des restes de vastes édifices , et des tombeaux de marbre couverts d’inscriptions. On y avait découvert récemment des urnes pleines de monnaies romaines , des vases de toutes les dimensions , des éperons d’or , et un bijou qui avait été vendu un très grand prix à Orislano. La tradition du pays était que cette dernière ville avait été presque toute bâtie aux dépens de l’antique Tharros , dont ou y avait transporté les pierres, ce qu’on exprimait du temps de Vitale, par ce dicton sarde : portant a Carras sa perda de Tarras.

La carte de Mercalor et le Trésor géographique d’ ürtelius , qu’apparemment Clavier a dédaignés ou n’a pas consultés , dçnnent approximativement à cette ville la place que nous venons de lui assj-

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Tharros â.\dài été vraisemblablement bâti par les

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anciens Grecs , si l’on en juge par son nom , et par

le grand nombre de restes de constructions de l’époque des premières colonies grecques , qu’on trouve dans les environs.

LA SARÔAIGNE

Le Thymus et son embouchure ne peuvent être l’objet d’aucune doute; la désignation qu’en donnent Ptolémée , Pansanias , et l’Jtinéraire d 'Antonin , est si claire , qu’il est impossible de n’y pas reconnaître le Tirso d’aujourd’hui , ou le fleuve d’ Oristano , qui se jette dans la mer, près de cette ville.

Il n’y a guère plus d’incertitude sur l’emplacecement de la colonie romaine A’ Use/lis , quoique Cluvier en ait supposé beaucoup , et qu’il l’ait cherchée dans les environs d’Oristano. Quoiqu’il n’ait pas écrit en Sardaigne, s’il avait .eu sous les yeux une carte exacte, il aurait vu que la colonie romaine a conservé son nom jusqu’à pos jours dans celui du village d ’Uselhis près Aies , et qu’il ne lui manque que son ancienne population et sa prospérité passée.

Ptolémée place , dans sa nomenclature , après yüsellis , l’embouchure du fleuve Sacer , et ensuite Oscea , Sardopn loris Farmm, et Neapolis.

Il y a bien ici un peu de ce désordre et de ces transpositions qu’on lui î-eproche tant. Osæn , ou plutôt Othoca , suivant l’Itinéraire , qui la nomme et l’écrit deux fois ainsi, se présentait avant le fleuve Sacer , aujourd’hui le Rio de Pabilonis . qui avait probablement pris ce nom (Saint , Sacré) , de ce que , sur ses bords , près de l’étang de Marceddi , non loin du cap de la Frasca , dans le fond

-DigitizecT

ANCIENNE ET MODEHNE.

méridional du golfe d’ Oristano , était situé le temple célèbre de Sardus , Sardopatoris Fanum.

Dans la même direction , et près du même étang, se trouvait la ville de Neapolis , située, si on peut se permettre cette conjecture , où est aujourd'hui un village qui en a conservé le nom corrompu, et qui s’appelle Naboli'.

L’Itinéraire d 'Antonin, dans une des cinq routes de la Sardaigne , qu’il nous fait connaître , place avant Neapolis, en venant d’Othoca, les Aquœ Neapolitanœ. Cette désignation semble s’appliquer assez bien à Marrubiu , qui se trouve entre les deux étangs de Santa Giusta et de Sassu , où l’on voit encore des ruines de bains antiques. On sait que les Romains ajoutaient assez souvent le mot Aquœ au nom des établissements voisins des lacs , des marrais , et des eaux thermales. L’Itinéraire distingue d’ailleurs Aquæ Neapolitanœ , de Neapolis.

Le Çrassum promontorium de Ptolèmée ne sau-, rait être antre chose que le cap Altano.

Trompé par un nom qu’il a lu dans l’Itinéraire , le docte Cliwier s’évertue i>our retrouver une prétendue ville de Metalla, qu’il croit découvrir où est maintenant fgbisias. Cette dernière ville est

1 Janvier et quelques autres géographes marquent en toutes lettres, dans leurs cartes , rette ville antique de Neapolis , comme si elle existait encore , et donnent, sans qu’on sache pourquoi, au eap de la fratca , le nom de Cap de Napotti

LA SAB DAIGNE

d’origine moderne. Ce sont les Pisans qui l’ont ou fondée ou du moins fortifiée , parce qu’ils la regardaient comme la clé de la province de Cagliari ; ce que pensait aussi l’infant don Alfonse , quand , en i52Ô , il commença son expédition par le siège de cette place. L’Itinéraire indique , par le mot Metalla, la contrée où se trouvaient les mines qui étaient exploitées avec beaucoup d’activité , du temps des Romains , et où l’on voit encore des vestiges multipliés de leurs travaux; mais il n’a point existé de ville de ce nom. Clavier, et Cellarius 1 , qui a commis la même erreur, ont pris pour un nom de ville la désignation d’un genre de produits naturels.

Ptolémée décrit comme il suit la côte méridionale :

Pupulum civilas , Sidci civitas portus , Bioea portus , He radis portus , Nora civitas, Cunium Cha riurn, promontorium .

Le site indiqué pour Pupulum convient .à celui où est aujourd’hui le village de Palntas , qui était encore une ville dans le moyen âge. Palmas est sur le bord d’une rivière nommée le Rio de Pal mas , qui se jette dans un étang du même nom , et qu’on croit avoir été l’ancien Dcl/otes, de Ptolémée.

* Notitia orlm antiqui , 2 vol. 111-4*. Lcipsick, 1791.

Il n’y a aucun point de la géographie antique de la Sardaigne, sur lequel ceux qui en ont traité soient plus en dissentiment, que sur ce qui touche l'emplacement de la ville de Sulci. Cette incertitude vient ou de ce qu’ils n’ont pas vu par leurs yeux , ou de ce qu’ils n’ont pas appliqué à cet examen les lumières de la critique.

Il est peut-être peu d’exemples plus frappants de la fragilité des choses humaines. On sait qu’il exista dans cette région très circonscrite , une ville , jadis célèbre , fondée ou rétablie par Carthage , pour être un de ses plus grands établissements maritimes1 , assez opulente pour payer des contributions de guerre énormes au vainqueur1 , assise sur les bords d’un des plus beaux et des plus vastes golfes du monde 3 ; et on ignore où fut précisément sa place , et quelles pierres ont fait partie de ses édifices. Ses ruines mêmes n’ont plus de nôm 4.

Quelques géographes ont poussé l'inattention jusqu’à supposer que l’antique Sulci pouvait avoir occupé le site qui est maintenant celui à’ Iglesias. Us n’ont pas réfléchi que c’était une ville maritime

* Pars tdit antiquà ductos Carlhagiue Sulcos. (Cucd. de Bello Gildon.)

* Amende de i,Soo,ouo fr. de noire monnaie, infligée par César , lome i*r, p. 6î.

5 Sinus Sulcitanus , aujourd'hui le golfe de Palmas.

1 Mors eliam saxis nominihusque venit. (Ovin.)

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