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induslrieà la pèche el au commerce du thon ; ils trouvent dans leur sol aride des terres colorantes et des ocres dont ils tirent parti , el dans leurs mers du corail , ainsi que des sardines et des anchois, qu;on a cru long-temps n’y pas exister, parce qu’on prélendait quec’était la pâture des thons. Ils ontdécouvert quelesintervallesde leurs rochers étaient favorables à la vigne, et ils se sont procuré des vins de bonne qualité. Ils récoltent aussi une petite quantité de grains , et des figues excellentes.
Une circonstance remarquable, qui, dans le même temps , est une nouvelle preuve des bons effets de l’habitude du travail , et donne une idée de la douceur des moeurs de celle intéressante colonie, c’e$t que, depuis son établissement, on n’a pas encore eu l’exemple d’un seul procès criminel.
L’aspect géologique de cette île , surtout du côté qui regarde Saint- Antioche, se lie à celui de celte dernière, et en est lacontinuationetla conséquence. Sa côte orientale paraît être un mélange et uue accumulation de substances volcaniques, qui ont dû être venues , et avoir coulé de Saint- Antioche. Elle se compose d’immenses blocs de porphyre siliceux , qui forment , par des cassures verticales,
tonne momentanément dans la mer, pour arrêter les thons, à l'instant de leur passage. On appelle madra^ntc un pare qui reste construit dans la mer , au lieu d’être établi pour chaque pèche.
plusieurs especes de colonnes informes et grossièrement taillées. Leur base est couverte par les eaux de la mer , et elfes sont détachées de quelques pas du rivage. Les faces des prismes, dont les têtes se perdent dans la masse argileuse , sont couvertes d’une belle teinte rose, souvent ramifiée par des dendrites '.
L 'Isola Pùutn, qui est à un demi-mille au nord de Saùit- Pierre , présente les mêmes circonstances géologiques; ce qui fait croire que sa formation vient des mêmes causes.
Cette petite île , qui n’a pas deux milles de circuit, inculte, bordée de rochers, n’est remarquable que par sa tonnare, où l’on a pêché autrefois jusqu'à 3o,ooo thons , dont quelques-uns pesaient de iooo à 1,200 livres.
La nomenclature des îles adjacentes , qui appartiennent à la province de Cagliari, en complettera le tableau.
La première qui s’offre à la vue , dans les paragês où nous sommes , au-delà du cap slllano } est le Pan di Zttcchero (pain de sucre) , nom qui lui vient de sa forme conique. En-deçà du même cap, sont deux petites îles appelées Porri. A la pointe méridionale de Saint-Antioche , à l’entrée du golfe de Pointas , sont deux îlots fort connus des navi-
1 Mémoire de M. 1*? chevalier de la Mannora.
gateurs, sous le nom du taureau et de la vache ( toro e vacca ) ; dans le golfe de Teulada, Y Isola Rossa j au cap Pida , l’île San Macario ; à l’entrée de l’étang de Cagliari , un îlot , nommé en sarde Iletla , où l’on voit une petite maison de campagne avec des jardins, appartenant au marquis de Las Conquistas au cap Carbonara , l’ile des Cavoli ( des choux ); sur la côte de l’est, les deux îles Serpentaria , l’îïot de China, êt dans le golfe de Torloli, celui d ’Ogliastm.
* V Iletla est couverte de lapins. Il y en atoit autrefois une quantité si prodigieuse qu’on était obligé , à certaines époques de l’année , d'cu faire faire des battues générales.