I. A SA llDAIGSi E
Ceux qui ont le bonheur de découvrir leurs tanières y apportent des vivres en forme d'offrande. La vipère de terre , qui n’est pourtant pas moins innocente , leur inspire au contraire une horreur invincible.
On place les lézards, comme les serpents, parmi les animaux amphibies , à cause de la faculté qu’ils ont , ainsi qu’eux , par leur structure intérieure , de respirer, ou de se passer d’air à volonté. Outre le lézard vert, le steUion et le seps, il en existe en Sardaigne une quatrième variété , à laquelle on y donne le nom de tiligugu, et que les naturalistes du pays prétendent appartenir en propre à leur île. Ce lézard ressemble beaucoup au scinqiie d’Egypte, qu’on apporte salé en Italie, où il sert à la composition de la thériaque. M. de Lacépède, qui en a très bien fait voir la différence , ne veut pas que ce soit autre chose que le maboujra des Antilles.
On trouve des tortues de mer, qui sont quelquefois énormes , dans les eaux de la Sardaigne , surtout du côté de Castel Sardo, des tortues d'eau douce dans toutes les rivières , pendant l’été , et des tortues de terre , en grande quantité, dans la Nurra , et à l’ile de l’Âsinara. -Elles restent engourdies, et sans manger, pendant tout l’hiver. Les femelles pondent vers la fin de juin. Les petites tortues , à peine écloses , cherchent elles-mêmes
ANCIENNE ET MODEIINE. 6ig
leur nourriture, et ressemblent singulièrement à «les coquilles de noix qui se mettraient à marcher.