CHAPITRE XVII
Caton , (lit le Censeur , fst préleur en S.irilaigne. — Il y rcnroulrr le poêle Ennius , et l'eDimèDe à Rome.
Cette longue série d’avides niagislrals, de pillards déhonlés , fui pourtant interrompue quelquefois par d’honoraMes exceptions. La plus remarquable , jxir les souvenirs historiques qu’elle a laissés, est celle c\n o{(v\i Maivus Porcins Caton dans l’exercice de sa préture en Sardaigne. Nommé à cette place importante , il s’occupa sans relâche de la réforme des abus et du soulagement des peuples, si indignement pressurés par ses prédécesseurs. Il disj)ensa les villes sardes des présents qu’elles étaient dans l’usage de faire au nouveau préteur, lors de son entrée, et des frais énormes qu’elles avaient à supporter pour l’entretien de la cour prétorienne. Toute cette magnificence, qui lui paraissait , avec raison , un vol lait au peuple , n’ajoutait rien , selon lui , à la majesté du gouvernement qu’il reprcseiilait , et il croyait concilier au pouvoir plus de respect et d’autorité par la modération et la simplicité des mœurs. Celle pompe
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