‹ Histoire de SavoieChapitre 101 sur 126 · DOCUMENT N<' LIX · texte numérisé non relu

DOCUMENT N<' LIX

Lettre deë nobles syndics de Ctéambéry aux nobles

syndics de Moustiers.

essieurs, je viens vous prouver que Je suis de parole. Toute mon élo(|uence consiste à vous partici- B^r de la paix dont vous trouverez ci-jointe la copie, ons. le comte Grossi porteur de ceste grande nouvelle arriva hyer au soyr à sept heures allant à Turin, il m'a layssc l'orignal de la présente. Mons. l'intendant de

B,.. arriva icy (illisible) dont il ne partira que ven-

dredy. Soyez persuadez, Messieurs, que je n*oublieray rien à vous participer de tout ce qui pourra vous faire playsir et que j'ay l'honneur d'estre votre très humble et très obeyssant serviteur. — Perrin. — De Chambéry, le 18<^ d'avril 1713.

Los n^' 58 et 59 sont tiré» des Ancu. MUNicn*. de Moâ- TiBBS. ^ Regiitre des délib. Ilf, folio 158. (Anmxe.J

DOCUMENT No LX

Lettre du Sénat sur le libre échange.

C'est tme bonne politique et presque partout nsMée (Pattirer chez soy mtant que Von peut l'argent des S%ys étrangers, ce qui à la vérité 9e se peut faire en avoye que par quelques denrées et bestiaux qu'on élève 4aii» lea montagnes estant deanfiee de Iobé a«lre OMuneree. La récolte des bbds est si «luiiiBe êi cela

du Chablais et des environs de Genève si fort gasté«

par htempeste, celle des montagnes endommagée parla neige ces jours passés, que le froment couste jusques à 21 et ^2 florins ce qui est excessif en ce pays. Aingy nous ne croyons pas nu'il soit encor à propos de per-^ mettre l'extraction des oleds pour Genève. La mortalité des bestiaux a produit une telle cherté du beurre et du fromage, d'autant que des gens de ce pays en ont entrépris le commerce et par un crime d'annone fait des amas de ces denrées pour les porter à l'étranger, qu'il a fallu défendre la sortie des bestiaux, de mesme pour les suifs et les graisses, par ce que nous ne pouvons faire en ce pays non plus que nos voisins aucune huile si nécessaire au peuple par la perte générale des noix qui gelèrent au printemps. Et si la mortalité des bœufs qui nous environne venoit à se répandre dans ce pays ce seroit une telle misère que nous voicy déjà obligés d'empescher aussy l'extraction des chevaux comme celle des bœufs. Pour ce qui concerne le Piedmont nous prions V. A. R. d'estre persuadée qu'estant tous sujets de S. M. nous considérons ceux de delà les monts comme nos chers compatriotes et nous voudrions avec un sincère empressement contribuer à leur satisfaction et à leurs besoms ; mais la disette où nous nous trour vons tant de denrées que de bestiaux nous engage à prier très humblement Y. A. R. de faire attention que le Piedmont a des ressources que nous n'avons pas par les ris qui peuvent suppléer aux bleds, par les tiuisles

Îui peuvent suppléer au beurre et qu'à seroit à crainre que par la voye du Piedmont on n'appauvrisse la Savoye pour fournir le reste de l'Italie.

Tiré des Archives du Sénat. — Registre secret IV, folio 73. — Du 2îe aepte x714.

DOCUMENT No LXI

Quittance» de dîmes.

Notts soussignés confessons avoir reçu de Mathieu Borrel et Jacques Pbget de la paroisse de Sain^

Hiortin de Bellevtlle là quantité de trente quatre setiers bled moitié seigle et orge, le tout réduit en farine et rendu au Palais de Mgr. pour la dixme du quartier de Villarenger (soixante feux) dite Paroisse, dont nous les quittons pour le terme de Tannée dernière de leur accensement de la dite dixme du bled. A Moûtiers, au Palais de Mgr TArcbevéque de Tarentaise , ce ii avril 1738. — DuRANDARD, M. Jay, Bognier (êvr timbre à |a Croix. )

DOCUMENT No LXII

Je soussigué acquitte Maurice Borrel aceensatatre de la dixme des agneaux par contract du 2i« de febvrier 1768 pour la censé de cinq paires de poulets, lequel fr

tayé tes quinze paires de poulets de Villarenger pou» is trois années échues à la Saint- André proche ve« nante. — Moûtiers, au Palais, ce 19 novembre 1770i — Signé : Piffet, prêtre.

Les n^* 61 et 62 sont tirés des Arcliives aianieipalcs dC Seiot-Martin de Belleville. -^ Le eetier^vant 8 bicheta: de 15 litres l/'i, soit 124 litres. La dtn^e était par coo» iéqaent, en 1788, d'environ 70 litres par feu. Il ré- SQlte d'une délibération mnnieipale dD 7 décembre' 1798 qne la dlme (dans le district de Moûtiers) arrivait à environ vingt mille bicheta de grains blé et seigle.

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