DOCUMENT N<» LVIII
Lettre du œmte Mellarède à MM. les nobles syndics
de Chambéry.
Messieurs, nous voicy enfin parvenus au terme gue doivent finir les calamités de nostre pavs. La. paix a estée signée aujourd'huy entre la France, l'Angleterre, la Hollande, le Portugal, la Pruziane (sic) et nous. Je vous en félicite. Je ne doubte nullement que la nouvelle de la paix ne porte la joye dans tous les cœurs de nos compatriotes. Mais je craiiis aussy que cette mesme paix
ne Boit outrée dans quelques uns et que dès lort elTe ne lés engage à des impatiences qui d'ailleurs ne sertiront de rien« Et comme nous devons vivre de commerce avec les François comme nos plus proches voysins, je vous prie d'inspirer à nos gens des sentimens de dou* eeur et de modération. Je Hny pour vous dire pâx vobi$ et |)our la conserver il faut estre bonœ volumiatis. A Ulrich, ee 1i« d'avril 1713. — Mellarédb.