CHAMPiEa. I
— CiBHARio. Storia di Torino. 1.836; Origini e pro-\ gre$to. I ; Eeon. polit, det medio evo; Délie finanxe —Costa. Mémoires hiitor.
— Galli. Cariche* I. 88.— | GuiCBENON. Savoie. 1.239 404, 667, 668. — Mbha-I BREA. Hi$t. de Chambéry.
1. 264, 278, 289. — Pozzoj (dal) 1.80,207.— Tesauro.| Origini, etc., etc.
^AQA xAoa i GaiLLET.DtcMI 1.61,64 1436,1489. ; 193^ 854.
Arch. de Genève. Arch. de 1419,l439,1499\Chambéry CComptee deé 1502 ftyndict). — Fragm. hi$t [sur la Ré formation, etc.
/ Arch. de Turin (Chron \mit. de Jf«« Yolande). - 'Grenus. Docum, vaudoie
Costa. I. 136.— Gdiche-' NON. Preuves. 940, 668.
( Capr^. Traité histor, — IGalli. Àppendix. $. %.
i Recueil des ordonn. dei' rois de France. Tome XV.,
1432, 1438, 1439( Fratica légale. VII. 750;
1449 ](mss). — Beseon. Preuvet.
v99. Arch. ch. des comptes.
DOCUMENT No XII Lettre de Pierre Gazzini, évêqm (TAoste.
(lî juillet 1529.)
Excellence, j'ai baisé hier les pieds du pape et lui ai exposé que nous avons eu à Cfhambéry un synode général de prélats et d'abbés touchant les affaires de la religion et que nous le supplions de nous porter secours. J'ai raconté au S. P. toutes les occurences commises par les Luthériens dans nos vallées de Savoie. Je n'ai pas omis de dire que de la Bourgogne supérieure et du comté de Neufchâtel est venue cette maudite secte. J'ai raconté que, dans le diocèse de Genève, leur évéque n'ose plus Y demeurer ; que cette année ils n'ont point fait de carême, qu'ils mangent de la viande les vendredis et sa* médis, et lisent les livres défendus. J'ai parlé ensuite à S. S. d'Aoste et de la Savoie qui eussent été absolument perverties si V. E. n'avait pas fait décapiter douze gentilshommes, principaux auteurs de la semence de ces méchantes doctrines. Malheureusement, il ne manque pas de babillards sans vergogne qui vont répandant cette peste dans vos domaines, malgré la défense que Y. E. a faite, cous peine de rébellion et de mort, de parler de la secte.*
Tiré des archives de cour à Turin. (Correspondance romaine. G. maxzo iV, no Cil.)
DOCUMENT No XIII
La Cour du Parlement de Savoye siégeant sous la domination du Roy de France qui pour lors occupoit le pays, fit le procès à la requeste du Procureur Général contre un Révérend Claude-Loys Alardet, Doyen de la Sainte Chapelle de Chambéry, accusé du crime de lèzemajesté, monopole, et conspiration contre le Roy et l'Ëstat. Par arrêt du 24 septembre 1552, il fut déclaré
atteint et convaincu desdits crimes pour réparation desquels, en tant aue concerne le cas j^rivilégié, il fut déclaré privé et aeschu de tous bénéfices qu'il tenoit en régale et qu'il tenoit du Roy par privilège et provision d'iceluy, le déclara inhabile à tenir bénéfices et offices provenant dudit Roy, le condamna au bannissement perpétuel et confisqua ses biens temporels et, en tant que concernoit le dit crime comme commun, le renvoya devant les juges ecclésiastiques pour luy eslre fait son procès dans deux mois avec l'assistance de cinq des conseillers clercs de la Cour, etc. Cet arrêt prouve contre le sentiment de ces Docteurs outrés qui, malgré la loi de Dieu, ont voulu soustraire les Ecclésiastiques du rang des citoyens et de la sujétion à leurs Princes pour former une monarchie dans leurs propres Etats, sous la souveraineté de l'Eglise ou plustost de la Cour de Rome.
Tiré du Recueil de la pratique de Saooye dans les matières ecclésiastiques, transmis par le Boi a a Sénat le 80 septembre 1739. — Mannscrit de la Bibliotbèqne de la Cour impériale de Cbambéry, folio XLV. — {k rapprocher des Documents n*** 36 et 3.3.)
DOCUMENT Ho XIV
tjelîreif inédUe$ du dur Charlé^ê-le^Bfm à non fil».
Philibert, j ai receu ta lettre par Felipe lequel te dira amplement aue j'ay fait tout ce que désirés et pour Tespargne qui s en manque je te supplie ne penser que ce soyt faute du désir de te satisfaire mais de ne le pouvoir veu le mauvois estât en quoy nous sommes de par delà, et s*en estoit Tespérance que j'ay en N. S. Dieu qui m'a souventes foys aydé, je ne sçais comment je pourrois porter les maulx tt les ennuys que j'ay. Aios me fie en sa bonté et en les bons offices et puissance des ministres de Sa Haiesté aux fins d*écarter de mes paovres subjecis les fouilles, charges et servis qu'ils en*
durent. Tu feras entendre prudemment et dans les occurences que tu jugeras à propos les mespris que certains ont par icy des commandements de S. M. et qu*il lui plaise y mettre la main par sa miséricorde et nous tirer d'ennuy. Et ce porteur te dira aultres choses dé bouche et aussy prie N. S. Dieu t*avoir en sa grâce avec le bien que je te désire. Escript de Verceil, ce 4« de may 1540. Ton père. Charles.
DOCUMENT No XV
Philibert, comme le déplaisir que j*ay receu de ne pouvoir te bailler l'argent est très grand, je ne me contente pas te l'avoir tesmoigné parles lettres escriptes par l'occasion du Sgr de Chalant; ains je te veux le dire plus amplement par ledit porteur Michaut pour te faire entendre plus particulièrement le regret que j'en ay et aussy qu'il est convenable d'avoir considération de la povreté des subjets et des novelletés que font les ministres et Hespagnols depar icy à mon encontre qui, si S. H. n'envoyé provision n'auray bien tost nul moïen de suffire à mon ordinaire lequel est bien maigre. De Verceil, ce 16^ de febvrier 1542. Charles.
DOCUMENT No XVI
Ayes donc soin de ta santé et pour l'amour de moy dont tu es le fils si chèrement aymé et aussy pour le contentement et le repos à venir de ces paovres peuples de par de là si grandement foulés à ceste heure par la mafechance et le déplaisir de la volonté de N. S. que je supplie qu'il ne t'arrive rien de fascheux. Je ne feray cettuy plus long que pour t'adviser d'adjouster créance à
ce que ledit Carraz * te dira de la part de ton père
(3 juin 1542.)
* Qui figare ea qualité de maître des comptes, ainsi que Michaut (Document no XV} dans le procès-rerbal de restitution des Etats, da 7 août 1559.