DOCUMENT N'' XVII
Peùc nous maintenir dans les débris de mon autho* rité et rompre les mauyois desseins que nos ennemys foiil contre moy il n'y a rien qui ne soit plus nécessaire que le soin que tu dois avoir de ta conservation que je te recommande sur toutes choses et que je te conjure autant qu'il m*est possible de ne pas négliger. En attendant que je te renvoyé Carini qui te baillera les CC pistoles, je t'envoye par l'occasion du valet de messire Provana les trois mil escus aue m'a remis desquels j'oste tant seulement XC doublons pourquoy ceux d'Aoste n'ont rien adjouté au donatif du quartier eschu et que mes nécessités sont bien dures. (12 octobre 1542.)
DOCUMENT No XVIII
Philibert, pour ce que je te prie d'avoir créance aux escriptures de messire Vuliiet et de mesnager ta despence et d'y procurer un bon ordre pour ce que la misère extrême dans laquelle on m'a fait vivre longuement ne m'a jamais pu inciter à me séparer des intérests de S; M ains m'a lait perdre mes bagues qui sont à Gennes et mes provisions et commoditez que les Juifs tiennent. Je te prie de sommer hardyment Mgr de Granvelle de se souDvenir des bonnes paroles qu'il t'a dites et qu'il veuille ouvr ce que suis obligé de faire par l'advis de dignes et fidèles serviteurs pour me retirer de la ruyne c[ui me grève, en suppliant bien pour ta félicité comme je le prie te donner ayse et contentement et à moi ayde et secours asseuré que je cuydois plus proche avant d'avoir receu ta lettre du 28^ proche passé. De Verceil, ce 13e juillet 1545.
DOCUMENT No XIX
a Maispa de Savoye dont tu auras sans plus tarder, la charge et l'honneur et moy pardessus tous sommes.^
de beaucoup redevables à S. M. et au prince d'Hespai-
ffie et s'il est contrainct à retarder la restitution des stats, et ne peut, aussi tost que nos gens d'Âoste et ceux de par delà les monts le désirent, renger à la raison les ennemys du repos et de la grandeur de nostre maison, nous y porterons avec asseurance nos vies, nos biens et nos volontés affm de tesmoigner que nous ne sommes point ingrats de ses faveurs, de quoy il convient Ten asseurer à propos et que le fils te prenne d'affection comme a fait le père (Septembre 1546.)
DOCUMENT No XX
Ledit Sgr Carlo di Simiane te pourra tesmoigner, en attendant que j'envoye un chevaulcheur exprès pour te faire entendre certains ennuys que j'ay et te porter la provision qu'on m'a baillé de Gennes pour mes bagues, qu'il ne faut point doubter que je n'employé tout ce qui dépend de ma puissance, laquelle est bien petite, pour ce qui regardera ton bien et les allégements de ta despence, ne faisant jà aucune différence ny contrariété entre tes intérests et les miens (24 août 1547.)