‹ Histoire de SavoieChapitre 89 sur 126 · DOCUMENT N» XXIX · texte numérisé non relu

DOCUMENT N» XXIX

Transcrit à la page S9 du tome II*, d'après la commuuiea* tioodeM. Jules Baux.

DOCUMCMT'fl^^ XXX

- (Ss rapports aux pa|;6s 401 ei 431 do tome l«)

Le Règlement à suivre en cas d'incendie dans la ville de Chambéry (Archives do la Chambre des comptes de Savoie. Protocole du notaire Divone, volume 89, folio 147), publié par les ordres d'Aroédée VIIL l'an lidS {voirie ch. Xdntome I^ de cette Hhtoirej, a été récemment imprimé danalesJf^motres de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie de Cham^ béry (tome l^, page 396). J'en signale le début ; Au nom du Seigneur ! Que sa bonté vous accompagne; si Dieu ne nous préserve du fléau du feu, en vain redoubUrons'rnouâ fde vigilance ! et la fin, où les syndics et châtelain sont engagés à imiter ce qu'on fera de mieux à l'étraoger (Prout sit in omnibus sagacibus civitatibus omnium regionum mundi). A la suite des terribles incendies de 1349 et 1385, il avait été prescrit de supprimer dans la ville les toHures de bois ou de chatime ; le règle^ ment de 1423 reproduit plusieurs des précautions exigées des habitants en 1385 et 1389 ; le Parlement, en 1649, et le Sénat, en 1561 ^Registre XIX), remirent en vigueur le Règlement de 1423.

DOCUMENT No XXXI

Sensup k patenostre du commun peuple sellon le temps

quj court.

(De 1450 à 1480.)

PATER NOSTER que ferons^notts Entre nous povre laboureux Nous portons tous dessus nous Ces prestres gentjs jeunes et vieux Et puys après qui ont tôt pryns Nous sûmes povre sufferteux En ver toy qui es in gœlis.

Sangtifigetur le villain,

Si grognie ilz sera batu

Et si demande a nul le sien,

Par procès ilz sera vancu

Et si sera ansi coplus

Incontinan mys hors raysons. '

En meprisanai NOHfiN tucm.

ÂDVENUT in adJHtoire

Hz nous mettront trestous a fin

Sans contredire ilz les fault croyre

Ou nous serons soyr et matin

Appelé faux villan matins

Si Dieu ny mest provision,

Ilz nous mettrons trestous dehors

Trestous hors de regnum tuum.

Fiat donques nostre prière Quelle soy a Dieu agréable En la forme et la manière Quelle soy a tous agcebtable, C'est une chose détestable De Toyrle monde ainsi quilz lest Ceuy quil deust estre raysonable Sont contre voluntas tua.

SicuT nous povres créatures En gardant les vaches et porceaux En grande labeur et grand froydure En ce munde sans nul confort Mays ce dient ilz ce gentil corps Quil arons de tous les bons los Si dient ilz quj a leur povoyer Iront de terra in cœlo.

Et in terra na prenant damour De leaulté ne de fiance Les maistres et les signiour Rongent nostre substance, Encores eusons nous patience Mays ilz nous bute hors rayson Et si non prenant de suffizance De nous hoste panem nostrum.

Quotidiamitm a grand poène Perrons chascun jour avoyer Sans grand labeur quotidienne Chescun sans peu apercevoyer

Cest grand pytié de nous voyer.

Nous ne manjons que du pain bis Se crient ilz a leur povoyer Toujours après nous da nobis.

HoDiE NOS fol gentilatre Sont tellement entrecuides Quil semble a le sesbastre En vers ces povres laboureux.

Si Dieu nestoy si baulx lougé Au reaume de Paradis Hz luy dirient sans plus tarder Va hors et dimitte nobis.

Débita nostra sont si grands Quil nya gabelle ne mise Pour renoster petys et (prands Et sur toute chose acquise, Et si ne sçavons pour quelle guise Vivre dessus ne dessoub Ce tout pour eux et pour leglise Nul ny peut riens sicut et nos.

DiMiTTiMus dessus nous fere

Mettre grandes impositions

Ou nous aurons toujours la guerre,

Tout en brieve conclusion

Si nous avons rien quil soy bons

Tantost le conseil sera prys

Pour en fayre vendition

Per DEBITORIBTTS NOSTRIS.

ET NE NOS navons prenant de biens Si nous navons de quoj payer Tout en brieve conclusion En nous fault excumuniez Ou nostre cas est publiez Pour devant ces aavocas Ce nous navons de quoy payer, Cest tout, jn prison indugas.

lit tgWàrioMiLnmt faslt

Nostre vie terminer

Sans rien pouvoyer nehaul ne bas

De nosire labeur labouré

Nous sûmes nuy et jour mys hors

Pour tous estaz minus et gros

Et nul per nous veult travalier

SeD LIBERA NOS A MALO.

Et portan très glorieux père Humblement nous te supplions Pour la grande douleur amere De ta benoyte passion Que tu aye compassion De tous ces povres laboureux Quil puissent avoyer mansion Avecques toy la hault ex cicelx.

Amen.

Suit la signature ; Fratre NooteferratOr in gothique; le texte en eurtive vulgaire; plui bas le nom : Péroone do Silignla v«l Siligniac. (L'orlhographea été textnal* lement* reproduite.) Tiré d'on psautier de l'abbaye de 6ixt. L'original, parchemin qui servait de coaverture an psautier , fait fartie de la eolleetion d'autêgraphee êavoyens de M. 'âqa, h Chambëry.

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