‹ Histoire de Scanderbeg; on, Turks et chrétieus au xv siècleChapitre 199 sur 217 · VOTES · texte numérisé non relu

VOTES

(I) — Introddction, page xxii-

« En m£iue temps qu'il assujeltiL à une rigoureuse disciplina

les gons de guerre, ûëau des provinces sous ie règne prdc*.-denl, et qu^il les soumet à la juslîce des tieux où ils n^sident {Ordonnance d'Âmboi&e, 13 mai 1170), il relève les bourgeois, arme leurs milices, répartit toute la population de Paris sdus soixante et une bannières^ corps de métiers à la fois et milices nationales, en leur conférant le droit de choisir, dans des assemblées annuelles, à la Saint-Jean, leurs officiers ; chaque chef de famille vote dan;* sa compagnie iprdonnance de CAartres^ juin 1467). Considérant leur service dans cette milice comme racquittement de leur dette envers TEtat, il les dispense du ban et de Tarrière-ban (Ordonnance d'Amboise^ 18 février li70). Mais iJ ne s'arrt^te pas Ik : il organise, dans un grand nombre de chartes accordées à diverses villes, une administration municipale, émanant des suffrages et de la confiance du peuple. Les Ordonnances d^AmboùeduiSféi^t^^MOy de mai 1470 , de marsUl^ , de la RocfwUe 26 maiiil^^ etc.» en font foi. Obtenant plus encore, Poitier^^ Tours, Niort»

4i» NOTES

Fontenay, la Rochelle, Orléans, Amiens, nombre d'autres riches communes sont autorisées à acquérir et à posséder des iiefs nohles. Kn même temps, comme c'est au commerce que la bourgeoisie doit son indépendance et sa fortune, plusieurs ordonnances encouragent le commerce, soit en organi- ' saut les corps de métiers, soit en multipliant et protégeant les foires, soit en réglant le cours des monnaies étrangères etMtionales d après leur valeur intrinsèque (Ordonnance de Paritj 21 octobre iAiil),

a Mais de tous les actes de Louis XI, celui qui contribua le plus puissamment à ralfranchissement national, ce fut YOrdonnance du 21 octobre 1467, sur Tinamovibilité des offices ^ royaux ; de là sortit le grand et beau caractère de la magistnture française. Certes, le monarque qui élevait une telle barrière contre les abus du pouvoir absolu, ne prévoyait pas toute ' la portée de son innovation, et, sans doute, il ne voyait dans riiiamovibiiité qu'une garantie du zèle des magistrats; maisk bienfait n'en fut pas moins réel. »

«Entouré de princes et de seigneurs tout disposés à le trabir, Louis XI avait cherché son point d'appui dans raffection da peuple; non-seulement ses actes politiques tendirent à ce bat, . mais la familiarité de ses manières et son masque de bonhomie | avec les bourgeois, ses fréquentes visites dans leurs maiwnS) [ au milieu de leurs familles, tout en lui révèle une mèmem f sée. Au resle^ cette affection, cette reconnaissance tant r^£^ i chécs, il ne les obtint pas : entre le cœur du peuple et le mo- : narquese dressaient trop d'échafauds; les bourreaux frappaient, 1 il est vrai, de plus hautes victimes, mais le sang rejauIiMiil f sur tous et Thorreur était générale. r> |

(SisHONDi, Histoire dê$ Français,) \

(II). — Introduction, page xxn.

Pour s'assurer les moyens d'armer promptement une floUti un règlement déterminait le contingent de chacune dei pnn vinces composant le domaine de la République.

La capitale devait fournir des hommes pour Tarme-

ment de SO galères.

Les villes de terre ferme • 12 —

Capo d'Istria 2 —

L'île de Veglia 2 —

L'île de Biazza 2 —

Zara 2 —

Lésina 1 —

Spalato 1 —

Trau 1 —

Cursola 1 — -

Caltaro 1 —

L'île de Candie 10 —

Ainsi, une flotte de 85 galères pouvait, en très-peu de temps, sortir des ports de la République, et souvent, dans les circonstances extraordinaires, on en arma une plus grande quantité.

(Daru , Histoire de la République de Venise, tom. IH.)

(III). — Introduction, page xxiv.

a Eugène iV, quoiaue fort occupé de son double concile et des autres affaires qu il eut à débrouiller, aima les sciences^ appela auprès de lui les hommes les plus célèbres par leur érudition, les fixa dans sa cour par des emplois, et ce fut lui enfin qui acheva Fentreprise, inutilement tentée par Innocent VII, de rétablir l'Université Romaine. Hélait naturel que la science théologique obtînt de lui des préférences et des encouragements particuliers ; on dit pourtant que ses libéralités s'étendaient à tous les savants en général ; il avait coutume de dire « qu'il faut non-seulement aimer leur savoir, mais craindre (£ leur colère (ce qui était vrai des savants de ce temps-là), et a qu^il n'est pas aisé de les offenser impunément ^ o Mais aucun de ces papes ne lit autant pour eux que Nicolas V. Fils d'un pauvre médecin de Sarzane , son amour pour l'étude et sa réputation littéraire relevèrent aux plus hautes dignités. 11 s'appelait Thomas, et l'on n'y joignit point d'autre nom que

* CiAcoNio, cité par Tiraboschi, tom. YI, part. I, pag. 46.

celui (le Sarzanc, sa pairie. Il montra, dès sa jeunesse, une ardeur inratiga1)Io pour la recherche des anciens manuscrits, ooe grande application à expliquer les plus difficiles, et un talent extraordinaire pour en faire des copies aussi belles que régulières. Ce talent et son érudition le firent employer, comme nous lèverions dans la suite, par un illustre protecteur des lettres, .'i un travail qui le mit en relation avec les littérateurs les plus distingués. 11 eut grand soin de les attirer à sa ooar lorsqu'il lut devenu pape; il y réunit à la fois Poggio^ Georget de Trébizonde , Leonardo Bruni d'Arezzo, Giannozzo ManetH^ Fr. Philelphe , Laurent Valla^ Théodore Gaza ^ Jean Awitpa et plusieui*s autres. Il les accueillait avec distinction, leur donnait des emplois honorables et lucratifs, et récompensait libéralement leurs travaux. Ce fut par ses ordres que tant d^auteurs grecs furent alors traduits en latin. Diodore de Sicile, la Cvrth prdie deXcnophon, les histoires d'Hérodote, de Thucjdide, de Polybe, d'Appien d'Alexandrie, VHiade d'Homère, la Gioijraphie de Slrabon, les œuvres d' A ristote, de IHolémée^de Platon, de Théoçliraste, sans compter les Pères grecs, traduits ou pour la première fois, ou mieux qu'ils ne Payfiîent encore été. Poijgio dit , dans la préface de sa traduction de Diodore, qu'il a été engagé à ce travail par les libéralités du pontife; il dit ailleurs que Nicolas V 1 a en quelque sorte réconcilié avec la fortune *. Laurent Valla raconte que, lui ayant offert n traduction de Thucydide^ Nicolas lui donna, de sa main, cinq cents éciis d*or •. Pour engager Philelphe à traduire en Ven latins Ylliade et VOdyssée, il lui promit une belle maison i Rome, une bonne terre et dix mille écus d'or, qu^il aanit déposés chez un banquier pour lui être comptés à la fin de ce travail ; mais il mourut peu de temps après avoir fait ces propositions magnifiques, qui restèrent sans exécution et suH suite '. Ce même Pape assigna à Giannozzo ManetH, outre lei appointements ordinaires de Secrétaire Apostolique, cinq ceDb écus par an pour composer quelques ouvrages sur des matièM ecclésiastiques ; il donna à Gtiartno, de Vérone, quinze cents écus d'or pour la traduction de Slrabon, et cinq cents ducatià

1 Pag. Oper,, pag. 32.

• Antidot., IV, in Pog.

8 Philelp. Epist.y lib. XXVÏ, ép. i.

Perotti pour celle de Polybe, en lui faisant encore des espèces d'excuses de ne le pas récompenser dignement ^.

« On raconte qu'ayant un jour entendu dire qu'il y avait à Rome de bons poètes qu'il ne connaissait pas ; il répondit qu'ils ne pouvaient pas être tels qu'on le disait, a Si ce sont de bons « poètes,)) ajouta-t-il, «que ne viennent-ils à moi, qui reçois a bien même les médiocres*? » Joignons à tant de libéralité et d'affabililé, non plus seulement pour les docteurs en droit canon et en théologie, mais pour les véritables gens de lettres, le soin que prit ce sage pontife de faire chercher de toutes parts de bons livres, et de les rassembler à grands frais. Jamais tes Papes n'avaient formé une bibliothèque bien précieuse^ et la translation du Saint-Siège à Avignon, et d'autres causes encore avaient presque réduit à rien le peu qu'ils avaient de livres. Nicolas V fut le premier qui s'occupa sérieusement de cet objet, et qui jeta les fondements de celte riche bibliothèque du Vatican, devenuedepuis si justement célèbre. Il envoya des savants en France, en Allemagne, en Angleterre, en Grèce, pour acheter des manuscrits, ou pour copier ceux dont ils ne

Pouvaient obtenir la vente; ils avaient ordre de ne point regaper au prix : à mesure qu'ils se procuraient de nouveaux livres, ils les envoyaient au Pape, qui n'avait point de plus grande jouissance que de les recevoir, de les examiner et de les faire placer avec ordre. Les arts lui durent autant que les lettres: il fit élever plusieui*s édifices aussi somptueux que le permettait le goût encore peu formé de son siècle. Ces profusions n'épuisaient point sa munificence; il en exerçait une partieà secourir les pauvres et les malheureux '. 11 eut enfin toutes les vertus d'un chef de la religion, et tous les ^oûts nobles et délicats, presque aussi nécessaires à un souverain que les vertus.

a Malheureusement, son pontificat ne fut que de huit années. Ce ne sont pas les nombreux éloges qui lui furent adressés de son vivant qui prouvent qu'il les a mérités; ceux même que lui donnèrent, après sa mort, les gens de lettres qu'il avait si bien traités peuvent paraître suspects, et Ton pourrait aller jusqu'à suspecter encore tout ce que les écrivains catholiques

i TiRABoscHi, ub. 8Up,f pag. 49 et 50.

« /d., ibid.

s Id., ibtd.f pag. 50.

Fontenay, la Rochelle , Orldans , Amiens , nombre d^autres riches communes sont autorisées à acquérir et à posséder des iiefs nohles. En même temps, comme c'est au commerce que la bourgeoisie doit son indépendance et sa fortune, plusieurs ordonnances encouragent le commerce, soit en organisant les corps de métiers, soit en multipliant et protégeant les foires, soit en réglant le cours des monnaies étrangères et nationales d'après leur valeur intrinsèque [Ordonnance de Paris, 21 octobre iA(M).

« Mais de tous les actes de Louis XI, celui qui contribua le plus puissamment à ralfranchissement national^ ce fut l'Ordonnance du 21 octobre 1467, sur Tinamovibilité des offices royaux ; de là sortit le grand et beau caractère de la magistrature française. Certes, le monarque qui élevait une telle barrière contre les abus du pouvoir absolu, ne prévoyait pas toute la portée de son innovation, et, sans doute, il ne voyait dans l'inamovibilité qu'une garantie du zèle des magistrats; mais le bienfait n'en fut pas moins réel.

«Entouré de prmceset de seigneurs tout disposés à le trabir, Louis XI avait cherché son pomt d'appui dans TaffecUon da peuple; non-seulement ses actes politiques tendirent à ce bat, mais la familiarité de ses manières et son masque de bonhomie avec les bourgeois, ses fréquentes visites dans leurs maisonti au milieu de leurs familles, tout en lui révèle une même peiu sée. Au resle^ cette affection, cette reconnaissance tant recoerchées, il ne les obtint pas : entre le cœur du peuple et le monarque se dressaient trop d'échafauds; les bourreaux frappaient, il est vrai, de plus hautes victimes, mais le sang rejaulimit sur tous et Thorreur était générale. »

(SisHONDi, Histoire dês Fnmçaés*)

(II). — Introduction, page xxn.

Pour s'assurer les mojrens d'armer promptemenl une floUft un règlement déterminait le contingent de chacune des provinces composant le domaine de la République.

i« qui s'en emparèrent, après la mort de Scanderbeg, ne lui ^ « avaient conféré le nom d'Arnout Beligrad^ ou Belgrade des ^cc Arnaoules *, car elle n'est plus désignée parmi les Grecs que g a sous la dénomination de Bérat. »

I (V). — iNiaoDUCTiON, pag. XXXVIII.

I a La ville de Salonique s'appela Thermes dans les premiers temps de sa fondation, a cause des eaux thermales oui naissent dans ses environs, à Torient et au midi; de là le nom de^ Thermaïque, que le golfe, au fond duquel était située la ville, porta longtemps encore, après qu'elle eut changé de dénomination. Un grand nombre d'historiens et de géographes ont parlé de ce changement de nom. Ce qu'il importe le plus de savoir, c'est que dans sa naissance Thermes ne fut qu'un petit bourg •.

« On croit, dans le pays, que la ville d'Ânthémonte était alors capitale de la Mygdonie , qui s'étendait, au couchant, jusqu'aux rives de l'Âxius, et, au nord, vers le pays limitrophe de la Greslonie, où était peut-être Phisca.

a Ce fut Cassandre, iils d'Antipaler, qui fit changer le nom de Thermes en celui de Thessaloniquey que portait sa femme, fille de Philippe et d'Olympias. Cette princesse avait été ainsi nommée par son père, parce que celui-ci, ayant vaincu les Thessaliens le jour qu'il apprit la naissance de cette fille, voulut lui donner un nom qui rappelât le souvenir de cette victoire. Thessalonikè signifie victoire remportée 9ur les Thessaliens •. Dans le cours des siècles, la syllabe the a été supprimée, et la

^ a Nomen habet hoc Albani», vel Arbani» (sicut vulf^us GroDCOa rum vocal), Beligradum ,. hoc est an Alba. Quippe conjuncta cum « oppido arx est, quse a Valonâ, celeberrima nunc etiam Epiri civîa tate (Léo imperator Auloniam, veteres Aulonem dixerunt), unius «f itinere diei distat. — Leunclav., Ponrf. W«t. Turc. , pag. 444, « Barlet. Sœdr. in vita Scanderbeg , lib. I , pag. 203 , edit. a Argentorat., 1457. » (Pouqueville, Koya^e de la Grèce, tom. L)

' TzKTzÈs, chiliad. X, cap. xxxvi, pag. 427.

' Etienne de Byzance veut que ce soit Philippe lui-mémâ qui ail donné ce nom à la ville.

langue corrompue n'a conservé que le nom de Saloniq[iie.

a De toutes les villes de la Macédoine nommées au chapitre |3récédent, Thessalonique est la seule qui ait conservé une véritable importance; elle renferme encore des monuments où nous vovons la preuve de sa richesse à des âges très-différenb. Cette ville, depuis des temps très-reculés, n^a cessé d*ètre le dépôt des productions territoriales de tous les pays environnants, destinées au commerce étranger.

« Tant d'avantages Font préservée de la commune destroetion, dans un pays qui, depuis la mort d'Alexandre, a été constamment en proie aux fléaux les plus destnicteurSi la guerre, la peste, le despotisme et Tignorance.

« Âinphipolis, qui s'était élevée au même rang, déchut rapidement sous les empereurs grecs^ par la raison qu^elle se troovait plus exposée aux incursions des barbares de la Thrace, et aux mvasions des rois bulgares. Thessalonique, au contraire, mieux défendue, parce qu'elle était un des boulevards de TEiih pire, conserva sa splendeur au milieu des désordres du mofen âge. On ignore l'époque où elle était tombée au pouvoir des anciens rois de Macédoine; mais comme elle appartenait, pir sa position, à la Chalcidique et à la Mygdonie, on peut croîn que ce ne fut pas dans les premiers âges de leur dynastie gne les descendants de Caranus s'en emparèrent en prenant Anthémonte, dont j'ai déjà dit que Thermes, petit hourg, n*âlik qu'une dépendance : ce qui est plus certam, c^est que sous le règne de Philippe, père d'Alexandre» Thermes était déjà, l'on des dépôls de la marine militaire de ce prince.

(( Salonique ne renferme aucun monument qui paraisse avoir été l'ouvrage des rois de cette famille, ni même de la dynastie d'Antigone^ père de Démétrius Poliorcète. Tons ceux qui subsistent appartiennent au temps de la domination romaÎDe; ils sont en assez grand nombre. Je vais en décrire les principaux, et faire en sorte de les expliquer.

« La ville est coupée de l'est à l'ouest, ainsi que beaucoup d'autres villes anciennes, par une longue me qui était la continuation de la Voie Egnatienne, Via Egnatia*. Cette voie né-

1 La Voie EgncUia commeDçait à la ville d'ApoHoDÎe , en Illyrie, traversait FÉpire et la Macédoine , et se prolongeait jnsqirati frontières de la Thrace. (Stbab., lib. Vil, pas. 329.)

nëtrait dans la ville du côté du couchant, par Tentcce que Ton nommait la Porte de Rome, et elle en sortait du côté de Test, en se dirigeant vers la Thrace par la frontière nord de la Chai-, cidiqiie, qui en faisait anciennement partie.

« Si Ton arrive dans la ville du côté de Tltalie, on passe par une espèce de hastion, crénelé et Terme, qui conduit à la porte principale. En face de cette double entrée se présente une troisième porte qui se joint, par les deux côtés, aux maisons latérales.

« Le voyageur, qui n'a d'abord aperçu dans ce HiOnumcnt qu'une porte gênée par des bâtisses étrangères, reconnaît bientôt, avec élonnement, qu'il se trouve devant un arc de triomphe antique de la plus grande beauté. La face qui se découvre la première est la plus intéressante et en même temps la plus propre à faire reconnaître l'époque à laquelle cet édifice appartient. Contre la façade, sont élevés de petits tréteaux qui servent pour la station des gardes de la ville et des préposés de la douane. Ces agents adossent à ce mur antique les coussins sur lesquels ils s'appuient. Plus curieux de la blancheur de la chaux que de la beauté de Part, chaque fois que leurs escouades se renouvellent, ils font passer un blanchiment sur le marbre; de sorte que, par un effet de la succession des couches, il faut aujourd'hui s'approcher de très-près pour juger du mérite des sculptures.

« Elles sont toutes historiques : le même sujet est répété à la gauche de la façade, tel qu'il est à la droite. C'est, de chaque côté, un consul romain vêtu de la toge. Les têtes ont été totalement dégradées par des coups qu'on leur a portés avec l'intention de les détruire. Ces deux figures, de la hauteur d'un pied, sont debout, chacune devant un cheval sculpté avec beaucoup d'art ; deux enfants tiennent la bride des deux chevaux.

a Cet arc de triomphe n'a qu'une seule arche ; les proportions en sont grandes et nobles; une corniche termine les deux pilastres à la naissance du grand arc. Dans Tentablement supérieur, la frise est ornée de guirlandes. Le spectateur apprécie difûcilemeni la majesté et l'élégance de cet édifice, à cause des vieilles maisons qui y sont adossées, et de l'élévation du terrain qui en cache presque un tiers.

c( Une inscription très-bien conservée est placée sous la

Toûte, à la droite et dans ]a direction de la sculpture ; on k lit avec facilité, à cause de l'encombrement qui la rapproche ds Toeil ^ ; la voici^ fidèlement copiée :

[nOAEITAPXOVETÛN. lûanATPOV. tOVKA-

HATPAIKAIAOVKIOV. nONT10V£EKOrNM>-

VIOTATAOVAOVIOVÏABEINOTAHMHTPOVT-

4>ATST0r- AHMHTPIOV. TOrNEIKOHOAEOSZO-

TOrnAPMENIONOXTOrKAIMENI£KOrrA]OrAnAAllH>*

nOTITOTTAMlOrTHXnOAEOXTATPOTTOrABOflAX

TorKAiPHTAcmTMNAHAPxoTirroirrAriHîrKirTAiTc^

TOrKAIPHTAOÏ.

« On voit que cette inscription ne renferme que def : et n'explique ni Tépoque ni le motif de la consiruction 4u Bionument; mais la représentation des deux consuls et le hoD

S eût des ornements m'ont paru suffisants pour mettre en éfi" ence Fun et l'autre.

a La Macédoine étant devenue le théâtre d'une des ! les plus importantes dont l'histoire nous ait transmis le i nir, à cause de l'influence qu'elle exerça sur le sort de 1 on ne peut douter que les Macédoniens, dans Tëtat de serritidi où ils se trouvaient, n'aient célébré un événement si méiBOrable par de vives démonstrations de joie, et que les^nquMH n'aient reçu dans la ville deThessalonique, des témoignagBS is satisfaction publique. Nous devons croire aussi que les oaosili firent un assez long séjour dans celte ville pour donner dni»pos à leurs troupes, et pour y régler leurs propres affaires il celles du pays. On ne p^ut douter non plus que le temps de es séjour n'ait été marqué par des fêles de tous genres, et par dil monuments.

a L'arc de triomphe que nous examinons appartient in» demment au premier temps de l'Empire, et on ne saurait k rapporter à aucun événement de l'histoire romaine auquel il puisse mieux s'approprier qu'à la bataille de Philippî. Nom

i Le terrain s'est exhaussé au-dessous de ce monument , dans tontes les parties basses des anciennes villes.

devons en inférer qu'Octave et Antoine, en agréant le triomphe de l'Ovation, qu'ils étaient maîtres d'ordonner, se passèrent de l'approbation du Sénat, et que cette cérémonie eut lieu à Salonique. Ils savaient que dans les guerres civiles, temps de deuil pour les Romains, tout triomphe était interdit : mais, devenus tes arbi très de Rome et du Monde, ils souffrirent que lesThessaloniciens leur lissent une réception triomphale, d'autant plus propre à les flatter qu'elle était irrégulière. De leur côté, les magistrats grecs, qui souhaitaient de s'attirer des bienfaits par cette démonstration solennelle de leur dévouement, n'en laissèrent pas échapper l'occasion. »

[CousiNÉRT, Voyage dans la Macédoine, contenant des

recherches sur 1 histoire, la jgéographi^ et les antiquités

de ce pays, tom. I.)

(VI).— Introduction, pag. lxi.

« La connexitédes langues japhétiques, depuis les bords du Gange jusqu'à la Terre de glace^ jusqu'à l'Islande, étant ua fait connu, le mélange des mots dans l'albanais cesse d'être ua phénomène purement local et spécial ; il trouve, en partie, son explication dans la ressemblance générale des familles de langues composant le règne indo^othique. Ainsi, tel mot albanaii peut être latin, sanskrit, germanique^ sans^ pour cela^ éira venu du dehors en Albanie.

« Quant au caractère propre de cette langue^ plus d*un tiers des racines albanaises ne sont que des racines grecques réduites à leur état primitif, monosyllabique et barbare; un autre tiers semble appartenir au latin, au sabin, au samnite^ au celte itar Jique, au germanique, au slavon, et, en général, aux langues européennes du centre et de Toccident. Toutefois^ ces rapports sont-ils originaires et appartiennent-ils tous aux temps aur tiques? 8e rattachent-ils à l'époque où la plupart des familles européennes habitaient les hautes terres de la péninsule du mont Hœmus et du Pindus? Dans quelques-uns^ faut»il Toir des vestiges de mélanges successifs, provenant entre autres des colonies militaires romaines? Jusqu'à présent, on ne peut rien affirmer à cet égard. Quant au tiers restant, que nulle explication n*a encore éclairci, les langues anciennes de Thrace et

43î KOTES

de TAsie Mineure, si Ton en juge par les analogies de noms géographiques, semblent sa source la plus probable.

a La langue albanaise peut donc , avec toute probabilité, être considérée comme un anneau distinct, ancien, importinl delà grande chaîne des langues pélasgo-hellénique, du règne indo-gothique. »

(Malte-Brun^ Précis de la Géographie Univerêelle.)

(Vil). — Introddction, pag. tix.

Dn mot sur les noms divers de la nation albanaise. Selon Ibarthe, les Albanais s'appellent eux-mêmes Arvenescé^; Skipitar *, selon Thunmann. De là une foule de conjectures ingénieuses, mais éti*angères à Tobjet de ce livre.

Quant au nom à' Albanais, quoique oublié, il n'*en est pis moins authentique; c'est très-pi*obaDlement une dënominabon indigène et fort ancienne. Arbenesce, dont les hislorieni byzantins ont fait Arvanitœ, est-il une corruption d^Attianitaî On Ta dit, sans le prouver complètement. Les Turks en ont fait Arnaout.

Les noms des tribus illyriennes semblent également, i Maltebrun, provenir de la langue albanaise. Dans les PortiUrH ou Parthyeni de Tlllyrie, il ne voit que les peuples tima (Ibarthe), et nullement des Parthes. Les Dassarètes sont kl tribus isolées^ et les Dalmates ou Delmates les jeunes gens.

« En général, les noms des peuplades et des vil& offrent « un sens en albanais. Le port Eled ou Elet, des Scylaz, n^etf « que le port Elœa des autres écrivains, avec la terminaison di « génitif albanais. Si tant de dénominations géographîauei a s'expliquent naturellement par la langue parlée encore dini (( l'ancienne Illyrie, pourquoi irait-on chercher Toriginede « cette langue dans le Caucase? Cherchons d'abord à mettre « ces importantes indications en rapport avec celles que lef c< restes de la langue macédonienne nous fournissent; et pour « savoir ce que c'était que les J^œdi , les Lydi, les Pela^hi, a les Phryghes ou Vrighes, et d'autres peuples européens an « nord de la Grèce, portons, avant tout, nos recherches sur

i Au singulier.

* Idem.

« la topographie des pays connus par les Grecs; peut-être oba tiendrons-nous des résultats plus grands et plus sûrs qu'en « ayant recours à des pays au delà de l'Ëuphrate.

« Le tiers inconnu de la langue albanaise nous paraît devoir c( être Tancien illyrien. Aussi doit-on se garder de pousser « nos indications trop au delà des limites de Plllyrie. » Malte-Brun, Précis de la Géographie Universelle.)

(VIII).— Livre I, pag. 47.

« La Taulantie, plus que les autres parties de la Grèce, a « éprouvé le fléau de toutes les guerres qui précédèrent Téta- (( blissement et la chutede l'Empire d'Orient. Ses villes avaient (c été plusieurs fois détruites et relevées, lorsque Justinien, (( touché des malheurs d'une province dans laquelle il était (( né, ordonna de rebâtir Trana ou Tyranna, Âvlone et Mou- <( seïon, maintenant appelée Moschopolis, ou Ville des Mosches^ « peuplade pélasgique qu'on croit avoir donné son nom au « Musaché. L'Empereur fit en même temps fortifier le défilé « des Portes Candaviennes, et bâtir des postes militaires, pour « arrêter les incursions des barbares, qui se répandaient dans « les provinces de l'Empire, dont ils traînaient les habitants en (( esclavage, jusqu'au delà du Danube. Mais ces châteaux, « comme la multiplicité des lois de Justinien ^, ne pouvaient « plus soutenir un colosse frappé de vétusté, dont les pieds re- (( posaient sur un sol volcanique. Les Scytho-Slaves, les Tri- « balles, avaient renversé ses Tétrapyrges, lorsque d'autres « peuples du nord, enfants de la Scandinavie, les Normands, « parurent à leur tour dans l'Ulyrie. Vainqueurs des Sarra- « sins aux champs de Syracuse, vainqueurs des Grecs, sujets (( de la nouvelle Rome, aux plaines de Dyrrachium, lieux tête moins des combats de César et de Pompée, les soldats de « Roger, poussés par l'instinct de la gloire, venaient s^établir tt dans les plaines de l'Apsus pour y attendre les Turks, qui se « préparaient à entrer sur la scène de l'Europe. Mais le sort (( de la Grèce était arrêté dans les immuables décrets de la

* Corruptissimœ ReipubUcœ^ plurimœ leges, (Tacit.)

ce Providence, et ni les descendants des Normands, ni les eibrts tt de Scanderbeg^ qui suspendit un moment le cours de k a fortune d'Âmural, ne purent sauver rilWrîe maeédoniemic, (( que ses successeurs accablèrent du poids de leurs armes, a Rangée depuis ce temps sous le joug des Turks, orgueilkoie a de SCS fers, TÂlbanie, dont une partie des habitants em- (( brassa la religion du vainqueur, a oublié sa gloire antique (( pour s'atlacber aux Sulthans, dont ses guerriers sont les a meilleurs soldats et les sujets les plus inaccessibles aux sugc( gestions étrangères \ »

(PouQUKviLLE, Voyage de la Grèce, lom. 1er.)

(IX).— LiVM II, pag. 68.

GAPUT. m.

Beîlum Parthicum,

((Dum Gallos, per Cassarem, in Septentrioaa d^ellHt, inicri* ad Orientera grave vulnus a ParCbis Populus Romaaiis acoqHt Nec de fortuna queri possumus : caret eo solalie cbdeSb Adversis et diiset hominibus, cupiditas consulisCrassi, dunaparlhio» inhiat auro^ undecim strage legionum, et ipsius capifca nui&ali est : et tribunus plebis Metellus exeuntem dueem faostilibiH diris devoverat : et quum Zeugma transisaet exercituay vuli subitis signa turbinibus bausit Ëuphrates ; et quum apodHicepborium castra posuisset> missi ab Orode rege legati doiuiitiavere^ percussorum cum Pompeio fœderum Syllaque wtnînisset. Regiis inhians ille thesauris, niliil, ne imaginario quir dem jure^ sed Seleuciœ se responsurum essc^ respondil. lUqut dii fœderum ultores^ nec insidiis, nec virtuti bostium defuerunL

« Jam primum«({ui solus et subvebcre commeatus, etmuDirs

Soterat à tergo, relictus Ëuphrates; tum simulalo IransfugaBCui* am Mazarae Syro creditur, dum in médian camporum vaslit^

1 « ^Albanie et la Bosnie sont, à jaste titre, les deax proviaces « regardées comme les boulevards de TEmpire Otioman, à cause de a Tesprit belliqueux de leurs habitants , auxquels, on fanatisme « aveugle tient lieu de patriotisme et d^honneur. »

ET PIECES JUSTIFICATIVES. 4dô

tem,eodem duce^ ductus exef citus uûdique hosti exponeretiur.

a Itaque vixdum yenerat Carras, quum undique prsefecti re-« gis, Sillaces et Surenas ostendere signa auro sericisque vexillis vibrantia. Tum, sine mora, circumfusi undique equitatus m modum grandinis atque nimborum densaparitertelafuderunl. Sic miserabili strage deletus exereitus. Ipse in coUoquium sollicitalus, signe dato^ yîvus in hostium raanus incidisseli, nisi tribunis reluctantibus^ fugam ducis barbari ferro occupassent* Sic quoqufr relatum eaput ludibrio hosti fuit. Filium ducis^ pêne in conspectu patris, eisdem telis operuere.

<c Reliquise infelicis exercitus, quo quemque rapuit fuga, in Armeniam, Ciliciam, Syriamque distractae, vix nuntkun cladis retulerunt.Caput ejus reeisom cnm dexterâ manu, aà Fegem re^ portatum, ludibrio fuit, nec indigno. Aurumeaiiiiliquidun&ia rictum or is infusum est : ut, cuj^is aaimus lurserat aiuri cttpH> ditate, ejus etiam mortoum etexsangue eorpiiis auro arefetaK^n

CHAPnUE XII.

€hterfe deê farikei.

Tandis que le Peuple Romain terrasse, au Septentrion, ïe$ Gaulois par le bras de César , dans TOrient, les Partîtes lui font une profonde blessure ; et nous ne pouvons nous plaindre de la Fortune : cette consolation est refusée à notre désastre* Les dieux et les hommes s^ékvaient contre cette guerre, et Bientôt Taveugle cupidité du consul Crassus, qui dévore d'avance fout Ter des Parthes, est punie par le massacre de onze légions, et par la mort même de Tinsensé. Vainement le tribun du peuple, Métellus, Favait dévoué, sortant de Rome, aux divimtés enne^ mies; vainement, quand Tarmée eut traversé Zeugmas*, nos enseignes, tout à coup enlevées par de rapides tourbillons, furent englouties dans TEuphrate ; vainement, lorqu'il était campé à ]^icépho^um *» des ambassadeurs du roi Orodes vinrent lui

^ Cetle ville, comme son nom l'indique (ZeîiY/Aa),servait de passage sur TEuphrate.

s « Dans une situation avantageuse , près de rentrée du /KNcAdr, « dansTEuphrate, Nicéphorium était une pllace dont Alexandre avait a ordonné la constructiou.

a Séleucus Callinicus , le quatrième dans la soccession dés refs

43(> NOTKS

rappeler les traités conclus avec Pompëe et Sylla; affamé de^ trésors de ce prince, il n'allégua pas même un droit imaginaire, et dit seulement qu'il leur ré|)ondrail à Séleucie : les dieux vengeurs des traités secondèrent les* embûches etlecoiH rage de rennemi.

D'abord Grassus éloigne imprudemment Tarmée des bords de TËuphrate, qui seul pouvait transporter nos vivres et nons assurer une retraite. Bientôt, plus imprudent encore, il s^abandonne aux conseils d'un certain Mazara, Syrien et transfuge simulé, qui conduit nos troupes au milieu de plaines immenses, et les livre, sans défense, aux attaques de Tennemi.

A peine Grassus est-il arrivé à Garres ^, que, de tous côtâ, Sillace etSuréna, lieutenants du Roi, déploient leurs étendards éclatants d'or et de soie. Au même instant, leur cavalerie, enveloppant les Romains^ les accable d'une grêle de traits. Ainsi fut écrasée cette malheureuse armée. Grassus lui-même, attiré à une conférence, serait tombé vivant entre les mains deTennemi, à un signal convenu, sans la résistance des tribuns : alors les barbares prévinrent sa fuite en le tuant, et lui coupèrent la tête ; elle servit de jouet à leur insolente brutalité. Le nls da général fut percé des mêmes traits, presque sous les yeux de son père.

Fuyant au hasard, les tristes débris de nos légions se dispersèrent en Arménie, en Gilicie et en Syrie; à peine revintil à Rome un soldat pour annoncer la déroute. La tète Ïa Grassus, portée au Roi avec sa main droite, devint Tobjet

a de Syrie, ayant fortifié la même place, ou quelque nouveau liea « adjacent, lui donna le nom de CalUnicum, Dans le v* siècle, « Tempereur Léon de Thrace lui fit porter le nom de LéorUopoHs, « C'est dans la géographie orientale une position de lieu considé- « rable, sous le nom de Raceay et distingué en trois quartiers diffifi- « rents, dans le principal desquels le kalife Haroun-AUBaschid fit « élever un château dont il aimait le séjour.» (Dafv., p. 444.) ^ Aujourd'hui Â'ara ou Harran^ ville ruinée de Mésopotamie.

[Je demande pardon au lecteur de citer ici ma propre traduction. publiée en 1826.

Puisse une seconde édition , que je prépare depuis longtemps, et dont j'ai eu Thonncur d*entretenir, à Rome, en 1854, le célèbre et à jamais regrettable cardinal Mai, obtenir la bienveillance du public savant !]

(l'une sanglante, mais trop juste ironie : on lui versa de l'or fondu dans la bouche, afin que ce métal consumât les restes inanimes de Tliomme cupide dont il avait toujours embrasé Tâme.

(X).— Livre II, pag. 69.

« Si, comme Ta dit un écrivain, ces côtes escarpées, ces (( scogli de la Dalmatie, habités par une population à part, « entre de grands Etats, ressemblent à une Suisse maritime, Rate guse m'apparaît dans cette Suisse comme une autre Genève, c< grave, prudente, honnête, instruite, mais une Genève catho- « lique, qui garda constamment le dogme de ses pères, et tint « ses portes fermées contre les réformateurs, avec autant de « soin que contre les Turks, ses redoutables voisins.

c( La Providence qui, dans ses mystérieux desseins, fait tour (( à tour monter et décliner les peuples, a jeté celui-ci, du haut (( de sa virile indépendance, dans la plus humble situation. n. Mais, s'il est des nations c[ui, par leurs égarements, prépac( rent elles-mêmes leur rume et justifient leur infortune, la (( République de Raguse est, dans ces annales humaines, une « exception. Elle ne mérita sa chute par aucune folie, elle (( fut la victime de deux catastrophes que sa perspicacité ne « pouvait prévoir, que sa raisonne pouvait empêcher.

« Pas un État ne présente, dans une continuité de douze (( siècles, une histoire plus régulière que celle-ci, plus pure « de tout désordre, et rehaussée par plus de nobles actions. « J'essayerai d'en faire ressortir les premières phases, et je rec( monte à son origine. »

(Marmier, Lettres sur l'Adriatique et le Monténégro^ tom. IL)

Raguse, jadis soumise aux Serviens, puis libre sous la protection ou l'alliance de Venise et des Hongrois, était gouvernée par quarante-cinq sénateurs choisis parmi la noblesse, et par les sept membres du Petit Gonseil exécutif, que présidait un Recteur annuel. Après la bataille de Warna, elle se résigna à payer un tribut de mille ducats à la Porte, à la condition

qu'elle conserverait son indépendance. Ainsi continna de soIh sister cette république qui, la première, donna asile aux f agitifs de Constantinople, et livra à l'impression la première tragédie régulière, ainsi que le premier livre de comnaerce *. (César Gantu, Histoire universelle^ ioni. XII.)

(XI).— LivRK IV, pag- 155.

Issu de rillustre famille qui avait donné plusieurs eBoiiereiir à Constantinople, Michel Ducas assista à la chute de TEinpixe, et écrivit Thistoire de sa décadence. Ëtant à Ephèse, Ion de la prise de Constantinople, il se réfugia dans Tue de Leibot. Tomba-t-il au pouvoir des Turks quwnà ils s'eniparèmit de cette lie en i462? ou put-il s'associer à cette docte émimtion qui remercia Tltalie de sa touchante hospiialité «n 1 uûtiant aux beautés d'une littérature nouvelle piur son antifuilé même? La biographie ne peut ici rien affirmer.

Commençant son récit au règne de Jean Ctatacuin^ Ducas s'arrêta après la grande catastrophe, comme four finir avec sa patrie.

Un court précis chronologique, depuis la naiaunce do Monde jusqu'à la mort d'Andronic le Jeune^ eal34it JprAaède l'histoire même.

(XU).— Livre IV, pag. 472.

Georges Phranzès^ né à Constantinople, en 1402, entra, à seize ans, comme chambellan, au service de !*empereur Manuel. Il accompagna, en 1423, Lucas Notaras et Melanchrenos Manuel , que l'Impératrice-Mère envoya en ambassade k la Sulthane. En mourant, l'empereur Emmanuel le recommanda à son fils Joannes, qui lui-même le céda à son frère Constantin.

^ La tragédie, par Menze, fut imprimée k Venise, «n I5M; Tartre liYfe, par Gotugli, fut aussi iinprimé à Venue.

Celui-ci renvoya, en 1428, comme commissaire à Glarenza et autres villes, pour en prendre possession en son nom. Lorsque Constantin bloqua Patras, Phranzès fut fait prisonnier. Dans le compte qu^il rend de sa première ambassade avec Marc Pa- Icologue auprès du Sulthan, il raconte comment, après avoir enivré les deux ambassadeurs turks (de Murad et de Thourakhan), il parvint à s''emparer des lettres que les Catalans écrivaient au Sulthan. Fait prisonnier parles Catalans, et racheté pour cinq mille ducats, Phranzès fut, en 1435, envoyé à Thèbes et à Athènes, muni d'une bulle d'argent et à la tête de quelques troupes, pour en prendre possession. Mais Thèbes étant alors bloquée par Thourakhan, il ne put y entrer. En 1434, on le chargea d'un double message pour TEnipcrettr et pour le Sulthan. Pour la troisième fois^ il alla, en i434> à la cour de Murad, chargé de feire valoir les droits de Théodore au trône de Byzance^ et pour la quatrième^ fois en l^fcl^ lorsifue Démétrius revendiqua ces mêmes droits. L'année suivante^ Constantin lui confia l'administration de Selymbria, que TEmpereur lui avait cédée.

Trois ans plus tard, lorsque Théodore devînt maître de celte ville, Phranzès passa dans le PéîopoTîèse charçé d'uûe mission qu'il ne put remplir, le Sulthan,depuis la bataille deWama,avant rompu toutes relations avec les Grecs. Après avoir administré pendant quelque temps Sparte, il se rendit de nouveau, en 1446^ à Constaniinople, de là à Trébizonde; en 1449, il fut envoyé, pour la cinquième fois , à la cour de Marâd III. Lors de la prise de Constantinople, Phranzès parvint à se sauver à Sparte; mais sa femme et ses enfants furent emmenés en esclavage, et échurent en partage au grand écuyer dii Sulthan* En i456> après la mort de sa fille, Damar, dans le serai du Sulthan^ Phninzès se rendit, comme ambassadeur du despote Thomas^ à Venise, où le doge François Foscari le reçut avec les plus grands honneurs (IV, 14). Enfin, lorsque Thomas se fut réfugié à Rome, en laissant sa femme et ses enfants à Corfou, Phrancès se retira dans le monastère de Saint-Elie, et prit ensuite les habits sacerdotaux dans le couvent de Tarchaniotès. C'est Jà qu'il écrivit l'histoire de son époque jusqu'à Tannée 1477, la soixante-quinzième de son âge.

410 NOTKS

(XUI).— LiVRR IV, pag. 484.

ORDRE CHRONOLOGIQUE DES VINGT-NEUF SIÈGES DE GONSTAHTfROPU.

1. En 477 avaiil J. G., par Pausanîas^ après la bataille de Platée.

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