‹ Histoire de Scanderbeg; on, Turks et chrétieus au xv siècleChapitre 70 sur 217 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

toîre valaque, par Hunyade, et les beglerbegsKasimet Karadja, tués dans lesdéfilésde l'Hémus et les marais de Warna. Le chef de la seconde armée turke battue par Hunyade , en Yalachie , fut-ii Schehabeddin ou Scheheinkoulé? Tous les auteurs se contredisent à ce sujet; néanmoins, selon toute probabilité, ce fut ce dernier, puisque, après cettedéfaite, Schehabeddin a reparu comme chef des eunuques et occasionna la première révolte des Janissaires à Andrinople, ainsi que le troisième avènement de Muradll. Tourakan est connu dans l'histoire par ses invasions du Péloponèse et de l'Ëpire. Mahmoudbeg, gendre du Sulthan, fait prisonnier à l'affaire deKonoviza, est désigné sous le nom de Carambus. Hamzabeg, par sa perfidie envers Djouneïd, Yourkedj- Pacha, par son assassinat des Turcomans\ sont condaninés à une triste immortalité. Sadji-Pacha , déjà acteur dans les drames guerriers de Baïezid , et plus tard envoyé en ambassade à l'occasion des mariages de Murad et de son fils, reparait encore sur la scène politique sous Muhammed 11, après avoir servi déjà sous trois princes différents ; c'est ce vieillard qui donna aux milices indisciplinées de l'Asie le nom de Sarîdjé *.

On a vu Tordre introduit par Murad dans 3on armée; le même esprit se communiqua aux diverses branches de l'administration civile.

Quant aux sciences de la loi, c'est-à-dire la théologie

* Ali nomme en outre Daoud-Pacha , Balaban , Fazloullah et Saganos>-Pacha.

« Voy. Histoire de l* Empire, par Raschid 111, 20, 70; IV, 123, 129.

Cl la jurisprudence; elles eurent, sous ce prince, plusieurs interprètes distingués , quoique moins nombreux el moins illustres que sous Muhammed II. Le moiia Yékany natif d'Aïdin, qui succéda au grand Fenari dans remploi de muderris (pr(»fesseur) , de mu fit (premier interprète de la loi) et de kadi (juge), professa à Brousa, où il fut enterré avec trois de ses petits-fils, héritiers de son savoir et de ses dignités. Le molla Yél^an eut un grand titre à Testime de ses contemporains, c'est d'avoir formé deux des plus éminents savants du règne suivant, le molla Khizrbeg et le molla Kourani, instituteurs des fils de Muhammed II. Une mention est également due au molla Schoukroullah , chargé d'une ambassade auprès du prince de Karamanie, qui lui-même avait envoyé le molla Hamza à la cour du Sulthan; au molla Muhammed, surnommé Ayassoulouk , d'Ephèse , lieu de sa naissance; aui doctes Mewlana Cherefeddin et Seïd- Âhmed, qui furent surnommés tous deux Krimi , parce qu'ils étaient originaires de Crimée. Parmi les commentateurs des meilleurs ouvrages de théologie, d'astronomie, de jurisprudence, il faut citer le molla persan Seïd-Âli, mais sans le confondre avec un autre Seïd- Ali, Mewlana Elias, Mewlana Ibn Minas, Mewlana Kazi, Mewlana Ali-Kodjhissari, Mewlana Muhammed de Nicée, Mewlana Fethoullah de Shirwan et Mewlana Hosameddin de Tokat.

* Il b'appelail ordinairement Agios Theologos Tschelebissi, c'està-dire le seigneur d*ki>hèse. Scliakaïk, Ali, Seadeddin.

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