Guerra, t. 1, p. 435, 1^ coloune
établir leur domicile dans ces rues, ne pourraient être inquiétées par leurs créanciers, et jouiraient du bénéfice de la Cwria Capitolina; — c'est-à-dire, croyons-nous, d'être jugées par le tribunal siégeant au Capilole.
Enfin, il voulait que les ouvriers habitant ces rues, fussent exempts des rondes de nuits à faire en temps de peste \ et des aggravations d'impôts que les conseils des arts et métiers avaient coutume de leur faire supporter.
Par une autre bulle, Dum ad uberes^ du 11 août 1590 *, il autorisa la confrérie du couvent et collège des veuves de Saint-Bernard à bâtir des boutiques et des magasins dans Je Borgo Felice, près des Thermes de Dioclélien, et à les louer, et il lui accorda les mêmes privilèges.
Après avoir nommé son petit neveu, Michel Peretti, gouverneur du Borgo, c'est-à-dire de cette partie de la ville qui avoisine Saint-Pierre, le Vatican et le château Saint-Ange, il la sépara par une bulle, Ut primum, du 1" décembre 1586 ^ du quartier du Pont et du Trastevere, lui donna le titre de quartier du Château Saint-Ange, et voulut qu'elle prît pour emblèmes ses propres armoiries.
Par l'érection du Borgo en quartier, Rome se trouva divisée en quatorze rioni distincts. Aux deux magistrats préposés depuis une époque ancienne au service des rues, Sixte en ajouta douze autres, afin que chaque quartier eût le sien. Il leur recommanda de veiller à ce que toutes les rues et places fussent tenues