‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 157 sur 174 · Romat etc,^ parte moderna, t. II, p · texte numérisé non relu

Romat etc,^ parte moderna, t. II, p

2. Detcrizione det palazzo apostolico Vaticano, Roma, 1750, p. 490 el 8uiv.

jardin et la campagne, et il voulait établir le nouveau bâtiment du côté de la ville, en l'élevant assez pour que le rez-de-chaussée se trouvât plus élevé que les portiques actuels de Saint-Pierre, appuyant un des côtés de cette construction sur le portique oriental ou loge de la cour de Saint-Damaso. Ce projet, entrepris en 1590, ne reçut qu'un commencement d'exécution, ayant été arrêté par la mort du pontife. Néanmoins, si^r le troisième côté de la cour des Damaso qui fait face aux loges peintes par Raphaël et ses élèves, au-dessus d'une assez belle porte placée entre deux colonnes, et dont l'architecture rappelle le style de Doraenico Fantana, on lit cette inscription :

Sixtus V. Pont. Max.

iEdes loco aperto et salubri

Grato urbis aspectu insignes

Pontificum commoditati fecit

Anne MDXC. Pontifie. VI.

Restauration de F intérieur de la salle dite de Constantin. — Cette salle, la première et la plus grande de celles que Raphaël a rendues si célèbres par ses immortelles fresques, n'a pas été peinte par ce maître. Après l'achèvement de celles de YHéh'odore de réeole d'Athènes et de tincendie du Borgo, Léon X avait ordonné à l'artiste de continuer, et il l'avait chargé de représenter dans cette quatrième salle les principales actions de l'empereur Constantin. Raphaël composa les cartons de ces sujets, et il fit même couvrir d'un enduit blanc les parois des murailles, afin de pouvoir y peindre à l'huile. Mais la mort Tempôcha de poursuivre ses travaux. Léon X ne lui survécut que peu de temps; il eut pour successeur Adrien VI, évéquo

d'Utrecht, adcien précepteur de Charles-Quint, qui n'ayant pas comme Léon le goût du beau, laissa cette salle couverte de la préparation blanche qui attendait la peinture. Bientôt, Clément VII fut appelé à remplacer Adrien sur la chaire de Saint-Pierre. Il était de Tillustre race des Médicis, c'est-à-dire qu'il avait à cœur Tamour des arts et des lettres. Il s'empressa de reprendre l'œuvre de son oncle Léon, et en confia l'achèvement au plus habile élève de Raphaël, Giulio Pippi, surnommé Jules Romain, qui se fit aider par Giov. Francesco Penni, dit Le Fattore, également élève de Sanzio. Ce sont ces deux artistes qui ont mené à fin, sur les cartons de leur maître, cette œuvre immense. Jules Romain a peint la bataille contre Maxence et l'allocution de Constantin ; Le Fattore le baptême du prince et la donation par lui faite à l'église.

. Quelques années après, en 1527, Rome fut prise et saccagée par les bandes du connétable de Bourbon» et les Stanze de Raphaël, servant de corps de garde à ces soldais, eurent beaucoup à souffrir. Grégoire XIII avait entrepris de les faire restaurer, mais ce travail n'étant pas terminé à sa mort, Sixte le fit reprendre et continuer dans la salle de Constantin. C'est ce qu'indique l'inscription suivante, placée dans une grande lunette au-dessus de l'allocution de Constantin à ses soldats.

Sixtus V. Pont. Max.

Aulam Gonstantinianam summis pont.

Leone X et Clémente VII

Picturis exornatam

Et postea coUabantem a Gregorio XIII

Pont. Max.

Instanrari coeptam pro loci digniUte Absolvit anno Pontificatus sui I.

Sar la frise, dans nn petit ovale, est peinte la colonne Trajane surmontée de la statae de saint Pierre, ce qu'indique ce vers :

Sic de Trajano Petros victore triumphat.

Dans la petite lunette au-dessus de la bataille est représentée une femme arec un chien Corse, emblème de cette île, dont la souveraineté était revendiquée par le Saint-Siège.

A côté on voit, dans une grande lunette, une femme en prières foulant aux pieds des idoles pour indiquer le triomphe de la religion sur le paganisme. * La Sicile est figurée comme pendant à la Corse.

Au-dessus du baptême de Constantin on voit sainte Hélène adorant la vraie croix qu'elle vient de découvrir.

Dans les angleslaissés entre les lunettes sont peintes d'un côté la Ligurie et la Toscane, et de l'autre Rome avec le Tibre à ses pieds. Toutes ces figures dans la voûte sont trop grandes et trop pesantes, d'un coloris crû, et nullement groupées avec la grâce que présentent les autres peintures de cette salle. «Les excellents, magnifiques et glorieux pontifes qui firent peindre cette voûte, dit Taja, dans sa description du Vatican *, ne devaient pas être très-connaisseurs des choses de l'art; car ils n'ont pas choisi les meilleurs artistes, ou ils s'en sont rapportés à des ministres qui se croyaient connaisseurs et ne l'étaient pas, ou qui

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