‹ Histoire de Sixte-QuinteChapitre 44 sur 174 · Guerra, t. I, p. 315, l^e cel · texte numérisé non relu

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milles romaines, dont les prétentions opposées amenaient souvent de sanglants conflits dans les environs de la capitale. Pendant tout le moyen flge, la campagne de Rome avait été le théâtre de luttes acharnées entre les principaux possesseurs de fiefs. Ces luttes avaient recommencé du temps de Sixte, entre les Gaelani, seigneurs de Sermoneta, et les Colonna, propriétaires de Nettuno, à l'occasion du bornage de leurs domaines, et de l'usage des eaux qui les traversaient. Les chefs de ces anciennes familles, au lieu de recourir aux tribunaux pour faire juger leurs différends, avaient préféré, méprisant les bulles du pontife, réunirleursvassauxarmés, et entrer en campagne pour décider leurs démêlés en combattant. Ces réunions désignées dans les bulles sous le nom de cavalckatœ^ chevauchées^ étaient depuis longtemps interdites : mais celte défense était tombée en désuétude, comme beaucoup d'autres. Sixte, qui venait de réprimer le brigandage, et qui avait abattu les factions de Bologne, ne pouvait pas tolérer, jusqu'aux portes de Rome, une sorte de guerre civile. Sa bulle, Dum pro communia du mois de mars 1587 ^ prohiba de nouveau, sous les peines les plus sévères , ces prises d'armes, même de la part des communes et des universités, parce que, dit-il, ces chevauchées sont le foyer principal de la réunion des sicaires et des bandits. En conséquence, il déclara coupable de lèse-majesté quiconque les convoquerait ou y serait intervenu, et il recommanda aux gouverneurs et aux juges de remplir leur devoir. Il ne permit ces chevauchées que dans trois circonstances ; pour se défendre dès ban-

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dits, pour les poursuivre jusque dans leurs refuges, et pour s'opposer aux descentes des Turcs et des Barbaresques sur les côtes de ses États. Dans toutes les autres occurrences, il voulait que personne n'eût Taudace de rassembler une suite armée , sans l'expresse permission du Saint-Siège, à moins d'un danger imminent, et encore dans ce cas, il interdit [de se réunir sans l'autorisation du ministre du siège apostolique le plus voisin. — La publication de cette bulle suffit pour calmer l'ardeur belliqueuse des Gaetani et des Golonna, et mit fin à leurs différends.

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