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prissent aucune part à la direction des affaires de FEglise et à l'administration du patrimoine de Saint- Pierre : mais leurs attributions n'étaient pas clairenaent définies, et aucune constitution pontificale n'en avait réglé l'exercice. Il en résultait des difficultés fréquentes et des empiétements d'autorité auxquels il était urgent de mettre un terme. C'est ce but que Sixte se proposa d'atteindre en divisant les soixantedix cardinaux en quinze congrégations, dont la compétence et les pouvoirs sont déterminés avec soin dans sa bulle Immema œiemi Dei ^ Ce ne fut qu'en 1588 qu'il adopta cette mesure, « imitant, dit-il, l'exemple donné par Jethro, à son gendre Moïse. » Considérant la masse énorme d'affaires qui pèse sur le souverain pontife, et voulant que ces affaires fussent expédiées avec prudence et célérité, il institua ces quinze congrégations de la manière suivante :
La première est celle de l'Inquisition de la foi , car « la foi, dit-il, est la vertu sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu. » Il remit à cette congrégation le soin de rechercher, de citer, d'instruire, de juger, de retenir toutes les causes dans lesquelles il s'agit d'hérésie, de schisme, d'apostasie, de foi, de magie, de sortilèges, de divination et d'abus des sacrements ; il confirma tous les pouvoirs accordés à cette congrégation par ses prédécesseurs, et voulut que ses ministres jouissent de plusieurs privilèges. Enfin, et ce n'est pas la partie la moins remarquable de sa bulle, il exhortait (f l'empereur, les rois et tous les princes chrétiens, à défendre, selon leurs promesses, la religion catholique, et à prêter la main aux ministres du