Voyez le chapitre XVUl
questions douteuses en matière civile et criminelle.
Sixte compléta ce système par la bulle Denique ^, en adjoignant à chaque congrégation des secrétaires, des théologiens , des canonistes et autres hommes versés dans la connaissance de la matière spéciale placée sous la compétence de chacune d'elles.
Dans une autre bulle, du H mai 1588, Snnctissimus ^ il donna lui-même la solution de plusieurs questions qui avaient été soulevées par les cardinaux, sur leurs attributions, et il accorda aux quinze congrégations le droit de recourir au gouverneur de Rome, lorsqu'elles auraient besoin du bras séculier.
Ainsi, le pouvoir spirituel aussi bien que le gouvernement temporel du souverain pontife se trouvèrent soumis, quant à leur exercice dans un très-grand nombre de circonstances, à la surveillance, quelquefois môme à Tapprobation d'une des quinze congrégations de cardinaux. Ce système existe encore aujourd'hui, sauf les modifications apportées par le temps et les événements; par exemple, depuis la conquête d'Alger par la France, la sixième congrégation a dû cesser d'exister. Mais d'autres ont été créées, et les anciennes ont été réorganisées. Pour la solution des affaires qui demandent un jugement ou uneinterprélation, ce mode consultatif a sa raison d'être; mais pour l'administration proprement dite, cette manière de procéder ne peut qu'entraver toutes choses ; car, «si juger est le ftiit de plusieurs, administrer est celui d'un seul *. »