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seKn et les plus poissans seigneurs du nord de la France, qui garantirent la décision prise eh; comuran. Tous les parens et allies de Rainauld, qui manifestaient ijuelques prétentions k son héritage, avaient été appelés à Soîssons:: Itcs, sire de Nesle, fils d'une fille de Guillaume-Busâc , et cousiu-ger* main de Rainauld , fut préfccé k ses compétiteurs , h. chai|fe de leur payer une sorte d'indemnité en argent. La comtesse Jeanne, si elle était réellement de la maison de Nesle (ainsi que l'affirme André Dnchesne) , dut contribuer à faire décider cette grande question en fayeur de son paroat.
L'incident le plus remarquable de cette tran* saction fut l'intervention directe de l'évéque en qualité de suzerain dii comté: c'est une charte de Gosselin qui nous a conservé le^ souvenir du pacte par lequel le comté fut donné au seigneur de Nesle, et cette charte est le monument le plus ancien et le fhaA décisif entre ceux qui attestent la suzeraineté épiscopale. Peut-être Rainauld fut-il le premier comte qui se reconnut d'une manière absolue , VJumime de l'éréque; les circonstances n'avaient }unais été plus favorables aux envahissemens àe la puissance épiscopale. Voici les principaux passages de cette charte:
ce Gosselin, par la patience de Dieu évéqué des Soissoimm {Sueâsorum)^ a tous les évéques qui lui succéderont canoniquement sur le siège de Soissons. • • • J'ai voulu assurer à jamais^ par le secours de l'écriture, {liUerarttm officia)^ la mémQii*e ded droits et engagemens {pactianum jura) qii'Ives de
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SiesJatàVteodmmeiitj^araiil» par loi et s^rmâns niiiteipUeVi at par idivel»es caiittioiis. • • • Ilestad- ^^x^ p^ la T€ilOBtéile la divine .proTidence, qne Çaixïaiild , comte dé Soissons , fttt frappé, d^ime gmnde maladie^ et demitara sans eipfaïu. - Ses.pa* rfns convoitant aFentLâes hûimears (son titre , sa 4ifpaité), ledit comte^ jparceque son comté était on aa«0Mefi#(im iief) ëpiscopal, nous^ est. vena-^oitiPeF par le. conseil de beaucoup de gens de faieni, en naiis.prîattt d^assigner jour à tous, ceux qui fariguaient sa succession^ pouc . cfu'ils déba tissent librement leur droit en notre présence , éfc cfiie celui a qnûle comté serait adjugé parle jugement desiiotre 9(mTi i^pwî^iœ) fut béritîer , et dennt notre Aamme ^ij^een.ceceTant le cn^êemwû* Le jour fiit fixé: àf SoisaonS) yinrent, avertis par nous et papleicomte ^ ces parens. Geoffroy de Hon^y, Gaultiw, copite d^ Bti^nnéy Guy de^Dampienroy Ivesde JNeale:; et^ apffàs que chacun d^c^ux eut k»g-tenips.paslé;poiif s^iâ droit eh notÉe piréaeace, du. cosiâent>éiqent.4d lions ) nous; ayons comniis le jugement: de Fattûoe ansévecpiespnésens^ a nos barons' {eeiix dcudiot cèsé) efaauN pecâonstes. eccl^iastiqùles;; If justice «î la. yéiit^ aya»^ été; soigneasément ^ exàD^néfiSj v il^ ' ^ été décidé par iesamis desprétendansxjueGeoflfcoy, Gaultier «t'âuycéidberaient pour tof jouirs à Ive^de ïilé^ touj^ ce qu?ils avaient réclame touchant la terre dû cpmte,iiBt.ce, moyennant uns somme d'ar-> gcnt dont îls; ééaienf; ' conTent» entre eux. . Alocs Ives de ^esàe >]kQÎi& a.pSett^ l'honiijiiage-lige aimi qbe i'/oxiae^itievawMmMtw Cependant, à cause de
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Mstbîcwde Montmorency \ qiii , bien cpi'aYerri , n^éiaili fiad ven», noos^ a^(ms différé jtîsqa^à ce qn^on eut yagé cpk^on lie devait pas ^àSétet dayantage pour ha.
« Ont été garans de ceci : Raotil^, comte de Ver^ mandois> qui a juré et pleiffé (servi de caution)^ Th^odoiât, comte de Flandre, qui^a confirme* par sa foi ; Bauldomn , comte dôHakl^tit; Âalb^f^dê Bloye; Ëvt^rd deQreteifil:; Ëngù^rand ^ Coticy; Ittsqadls ont donné letirfbi* Ledit Ives tioâsiâ^en^ core donne pOurif^ans h seigneur .Saâxsôn, aMhe* véqne de Reims, et Simon (de Vermandoîs), étéque de N^on^ Fm* ¥m de rincarnatiôn du Seigneur 1141 \ >}
Le pacte de Boissons eut un garant plus illustre encore , le roi de Finance Louis VU , dans la même année , confirma ce traité a la demande de son fidèle ï\ es de Nesle, qui pria le roi de prendre en main (in manu accipere) le plaid et convention fait entre lui Ives et le vénérable Gosselin pour le comté. Les coutumes féodales imposant aux hoirs collatéraux l'obligation de payer un relief au seigneur, Ives s'était engagé de payer annuellement à l'évéque quatre muids de sel pris sur le
" Mathieu, «ire de Montmorency, connétable et beaapôre du roi Louis VII (il avait épousé la veu?e de Louis-lc- Gros), était, diton , petit-fils d'une fille de Guillaume-Bu- «ac.etparconséquenlplusélevé d'un degré qu'Ivesde Nesle.
* Melchior Regnault, Abrégé de THisL de Soissons. Dormay, t.n,p. 95.
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mifwgê d» Soissods et dix lîvves ^sâissonaaises^ lyes de Nesle fut mb sani^âai «A |>osse98ion du comté ; le denûer acte conna du. malheiiteiii; Ratnauld est une charte de donation à Féglise St-Yved de Braine , datée de cette année 1141, et signée du, comte Rainauld) de Gérard de Kiersy (ou Cherisy)^ Pierre de Bi^incî, HeUon de Villers, AdotudeCour- Landon et Jacques de Bibemont^ Le comte vécut encore ,^atre ou cinq ans après sa retraite da ntonde^ eH fut délivré de la vie vers 1146 ; la comtesse Jesinnç., qui s^ était retirée 2t Fabbaye Notre* Dame alors dirigéfB par une abbesse de la célèbre maison de Toulouse, avait précédé dans la tombe Rainauld-Ie-Lépr eux •
^WaYAotLêUreê-RûyausdeLomê VII (ll&l), dans la rècaeil des Ordonnancée deê roh de France^ * Carlier, Ui$t. du Votoie, t. j, p. 476.
FIN. DU PHEAriBa yOLUME«