CHAPITRE VUI
MAISON DE HOLSTElN-GOTTORPf
ADOLPHE FRÉDÉRIC. -*- DIÈTS DE 1751. — « DIÈTE DE 1766 ET 1766. — TENTATIVE DE RÉVOLUTION. — PLUBIEURg NOBLES DÉCAPITÉS. — * GUERRE DE SEPT ANS. *--i DIETE DE 1760. — DIÈTE DE 1765. — DIÈTE DE 1769. -^ MORT DU ROI.
La faveur dont Tessin et le parti des eka^ ptaux Jouissaient auprès d'Adolphe-IVèdérlc et de son épouse commençait à baisser sensiblement vers la fin du régne de Frédéric. Ce parti avait fait entrevoir i la reine un pouvoir plus absolu, mais c'était avant d'être sûr de m propre influence. A mesure que la reine vil ses espérances s'évanouir « elle se refiroidit pour Tessin. On se tourna du côté des bowieCs pour recruter dans leurs rangs un parti favorable à la cour : ce fut ce parti qui versa son sang en 1756* A peine Adoiphe^Frédéric était-il monté sur le trône que, par une note du 9 avril, il demanda aux états quelle était la différence entre les affaires d$ l'État^ qui devaient être décidées par la msjorité dans le conseil, et les affairée de cabinrtt dont la décision appartenait exclusivement au roi, Lorsqu'on eut répondu À sa question, il déclara que Topinion du sénat devrait être considérée comme nulle ù elle n'était validée après examen par sa sanction. Il était appelé à régner, non à souscrire à la volonté du sénat. Ces prétentions provoquèrent des discussions, qui furent agitées en présence du roi et dans lesquelles Tessin prit la parole. La diète de 17&1 s'ouvrit le 17 septembre et dura jusqu'au 4 juin de l'année suivante. Le comte Henning Gyllenborg en était maréchal \ mais vu son élat de maladie , il fut pres<]ue constamment remplacé par le comte Erik Brahe , partisan de la cour, et par le comte Jean-Henri Liewen , chef du parti royaliste. Celui-ci était aussi fait aux intrigues et aussi avare que le premier l'était peu. Ce parti comptait beaucoup d'officiers , parce que l'héritier du trône avait donné ses soins à l'armée. Les kmneU qui en faisaient partie étaient presque tous de faux frères , comme nous le verrons, nourrissant dans le fond du cœur plus de haine contre le pouvoir royal que ne lui en portaient les chapeaux, dont ils voulaient anéantir l'influcncet Adolph^Frédéric était un bon