‹ Histoire de ToulouseChapitre 113 sur 317 · Donnant sur le faubourg Saint-Etienne · texte numérisé non relu

Donnant sur le faubourg Saint-Etienne

7. Ea muraille forme encore la clôture de la prison militaire; il en existe un fragment, dans un jardin, de 6 mètres de haut sur i m. 35 de large; enfin, allées Saint- Michel, on peut voir, entre les n^^^ 14 et 16, la base de l'encorbellement d'une échauguette.

ANCIEN CAPITOLE. — Salle du Petit Consistoire

ANCIEN CAPITOLE. — Porte dans la Cour du Donjon

porte Montgaillard ; de là, par contre, jusqu'à la porte Neuve, douze tours renforçaient le système de défense.

De la porte Neuve jusqu'à la rue de Rémusat actuelle, les murs étaient établis un peu en avant de l'enceinte romaine, dont une tour, la tour Charlemagne, se trouvait englobée dans les bâtiments de la maison commune. Là, la nouvelle enceinte suivait l'ancienne clôture du Bourg jusqu'à la porte du Bazacle, établie en avant du moulin, bastioimée en 1548, donnant sur le pré aux Sept-Deniers et le cimetière des pestiférés. Plusieurs portes s'ouvraient dans cette partie des murailles : la porte Villeneuve, au bout de la rue du même nom (1) ; la porte Matabiau, la porte Pouzonville, la porte Arnaud-Bernard, la porte des Croses ou Saint-Julien. Une vingtaine de tours rompaient la monotonie des murs de briques; on peut encore voir les unes et les autres sur le boulevard de l'Arsenal, formant la clôture de cet établissement militaire.

Le faubourg Saint-Cyprien était également défendu par une enceinte qui longeait la Garonne, par un simple mur (depuis l'actuel hospice Saint- Jacques, ancien hôpital des pestiférés, jusqu'à l'hospice et l'hôpital de la Grave) enserrant le faubourg par des courtines à tourelles et où s'ouvraient deux portes bastionnées, la porte de Muret {^) et la porte de l'Isle p). De là un mur courait sur les rives du fleuve, du moins auxvii^ siècle, jusqu'au Pont- Vieux, établi sur l'emplacement de l'ancien pont-aqueduc romain.

Deux ponts unissaient Toulouse et Saint-Cyprien. Le Pont- Neuf ou pont couvert de la Daurade qui, de la place de la Daurade aboutissait sur la rive gauche, entre l'hospice des Pèlerins et l'hôpital de la Grave, à la grande rue de Saint- Cyprien. Ce pont alignait toujours ses neuf piles entre la tour de Cabriolz, sur la rive droite, dressée près de la culée,, et la tour de défense de Saint-Cyprien reconstruite en 1437; mais les inondations emportaient périodiquement ses arches, qu'on devait souvent réédifier. C'est ainsi qu'en 1480 on dut refaire

Faubourg Saint-Cyprien.

Les ponts.

I,e pont couvert

de

la Daurade.

1. Rue I^afayette. Cette porte est appelée du Ministre sur le plan de Tavernier (1(531).

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